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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 01:30
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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 23:25

 

Mouvement des jeunes indépendants pour le changement (MJIC). Proclamation de naissance

Poste par faycal mar 9th, 2011

L’Algérie est dans l’impasse. Depuis la confiscation du droit à l’autodétermination au peuple algérien, le régime excelle dans la répression. Les révoltes qu’a connu notre pays depuis 1962 confirment l’échec de toutes les politiques engagées par le régime en place. La marginalisation du peuple algérien, notamment sa jeunesse sur tous les plans (économique, sociale, culturelle et politique), ne pourra pas durer éternellement.

Rester passif devant cette situation, c’est en être complice.

Conscients, des enjeux de l’heure ;

Considérant que nos droits fondamentaux sont bafoués et nos acquis citoyens remis en cause ;

Fidèles à la mémoire de toutes celles et ceux qui se sont sacrifiés pour que vive l’Algérie ;

Nous, jeunes algériennes et algériens, proclamons la naissance du Mouvement des Jeunes Indépendants pour le Changement (MJIC).

Notre mouvement, indépendant de toute tutelle partisane, rassemble des jeunes de tout le pays.

Aujourd’hui, nous avons décidé d’agir. Nous devons absolument être les acteurs de premier plan dans la construction de notre avenir.

Afin de conquérir nos droits et notre statut de citoyens à part entière, nous œuvrons pour le changement du régime et nous nous battrons pour l’instauration d’une démocratie réelle et d’un Etat de droit.

Le MJIC traduira ces exigences en actions concrètes, déterminées et inscrites dans la durée.

Nous appelons tous les jeunes algériennes et algériens, soucieux de l’avenir du pays, à rejoindre notre mouvement.

Agissons ensemble, solidaires et unis pour une Algérie enfin libre, juste, digne et intègre.

MJIC

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 22:50

Le Courrier d'Algerie

 

IL ANIMERA UN CONCERT A MONTREAL LE 19 DU MOIS
  Boudjemâa Agraw au service de l’enseignementtamazight de
Le grand chanteur kabyle Boudjemaâ Agraw animera un gala le 19 du mois courant à 20h00 à la salle le Château de Montréal. Tous les fonds iront directement pour l'enseignement de Tamazight à Montréal. Cette fête est organisée par l'interassociations Tafsut, Cam, Inas et l'ACAOH. Agraw Boudjemâa, de son vrai nom Ouddane Hamid, est né le 27 décembre 1952 à Semaoune, commune de Chemini, située dans la wilaya de Béjaia. Agraw Boudjemâa a commencé sa carrière comme chanteur amateur à la radio berbérophone Chaîne 2 avec déjà un disque microsillon (45T) en vogue. Au début des années 1980, il s'installe à Paris où il sort son premier album en collaboration avec Takfarinas en 1982. Cet album comportait les titres Leswar ezzine (chanson phare) et beaucoup d'autres tel Mumendil yeddwen (une reprise d'une chanson folklorique d'Ait-Waghlis). En 1983, le duo Agraw revient avec un autre album qui contient des titres comme D'Akli et Chef au parti. Une année plus tard, le groupe se sépare pour des raisons non pas conflictuelles plutôt pratiques, consciencieuses et d'engagement puisque Takfarinas, le deuxième membre produisant aussi sous son propre nom était dans l'incapacité de se produire tout seul et s'orientait plutôt vers la chanson d'ambiance. Contrairement à Boudjemâa qui, ce dernier, étudiait ses textes et fait un choix du verbe au détriment de l'autre. Le climat était à la dérive, autant réveiller les consciences que les berner. En s'appropriant le nom du groupe et en 1984 vint le premier album solo de Boudjemâa mais toujours sous le label d'Agraw, cet album connut aussi un succès mais un peu moindre par rapport aux précédents. En 1985, le groupe Agraw sort un autre album avec un nouveau membre, Karim Tizouiar (ou Karim T), un jeune chanteur doué de beaucoup de talent de la région de cap siglé(Béjaia). Cet album compte des titres comme Lakhmis d ldjemâa et Iâach ur yeksiv. En 1986, Karim T est parti en carrière solo lui aussi, ce qui n'empêchera pas Boudjemâa de sortir un album, ce dernier comportera comme titre phare "Uliw Yedduqus" qui veut dire "mon coeur bat la chamade",un titre repris récemment par plusieurs artistes dont Karim T. En 1987 arrive le dernier album produit en France en collaboration avec Arezki Baroudi, Jean François Picot et Céline Chollet, un grand tournant dans le style du chanteur Boudjemâa, des chansons majoritairement composées avec des percussions électroniques avec un style alliant cette fois-ci romance et mélancolie. Cet album a eu un grand succès, on peut citer les chansons "Ma ulacikem" et "Ayen nnan". À partir de 1988 et jusqu'à présent, Agraw produit des albums avec des hauts et des bas dans ce monde artistique. Sa façon de composer et de rimer des textes et des mélodies toujours allant ensemble, nous procure d'intenses sensations et l'amour va en grandissant vers cette Kabylie, notre chère patrie. Militant de base pour la cause berbère, il se retrouve tant de fois heurté à ce mur despotique du pouvoir en place et son penchant à la chanson engagée n'a pas pris de rides depuis. L'engagement est nécessaire car il oriente, sensibilise et identifie toute une nation dans ses repères culturels et identitaires. Comme déjà il l'annonce clairement : "Tout silence est mensonge, et tout mensonge une atteinte à la liberté d'un peuple". Sa simplicité et sa générosité ont fait de lui ce qu'il est aujourd'hui : un artiste complet. En tournée dans certains pays européens, Agraw se produira aussi lors d'un concert qui sera organisé aux États- Unis d'Amérique en été 2008, avec le soutien d'une association berbère implantée là bas. Il se produit aussi un peu partout dans le monde, en Europe, au Canada et plus spécialement en France.
 Hafit Zaouche 
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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 22:26

 

 

Le lynchage raciste de Said Sadi

Par | |
   
 
Le lynchage raciste de Said Sadi  

Quoi qu’on pense de Saïd Sadi, de ses opinions politiques, de son itinéraire personnel, de ses amitiés, de ses gouts et penchants philosophiques, idéologiques ou religieux

Quoiqu’on pense de la CNCD, des marches ou manifestations sur la voie publique en Algérie

De quelque bord politique qu’on soit, de quelque région d’Algérie d’où l’on vienne

On ne peut, on ne doit pas se taire sur le lynchage raciste dont Saïd Sadi est victime chaque samedi, dans la capitale: « Sale Kabyle », « Sale juif », « Français » « Kafir », « Retourne dans ton douar », « Houma dialna » « A mort Saïd Sadi » « Rentrez chez vous au bled sales kabyles » voilà les slogans honteux sortis de bouches de jeunes Algériens manipulés ou dangereusement inconscients.

Ceux qui tolèrent, suscitent ou profèrent de tels propos sèment la haine. Et c’est le pays entier, toutes ses régions et sensibilités confondues qui en récolteront les méfaits demain.

Nous pourrons vivre des épisodes encore bien pires que ceux que nous avons vécus lors de la décennie noire. La culture de la haine ethnique, aujourd’hui le Kabyle, demain le Chaouia, le mozabite ou le Tlemcénien, conduira à des déchainements de violence insoupçonnés, que seuls des apprenti-sorciers criminels assoiffés de pouvoir et dépourvus de tout sens patriotique sont capables de concevoir.

Veut-on remplacer le danger islamiste par la haine du Kabyle ? Prépare-t-on le terrain à des guerres fratricides entre algériens ? Ne faut-il pas s’interroger sur la persistance du terrorisme chez les Kabyles et les touaregs ainsi que des prétendus conflits religieux dans le Mzab ? Ceci n’obéit-il pas aux visées géostratégiques de ceux qui convoitent le pétrole  et le soleil du Sahara. Et qui aimeraient bien s’appuyer sur un pouvoir algérien « stable » qui s’occuperait de l’éradication des touaregs, des kabyles ainsi que des Chaouias, des mozabites etc…?

Chaque pouce de ce territoire est la propriété de tous les algériens, chaque quartier de la capitale est la propriété de tous les algériens. Car sans le sang de chacune de ses composantes ethniques  (et celui des Kabyles entre autres),  l’Algérie n’aurait ni de boulevards, ni de rues aux noms de Abane, Krim,  Didouche, Amirouche, Haouès, Ben Mhidi, Ben Boulaid ou Colonel Lotfi.

Entretenir les haines, celles du kabyle, du démocrate, de l’islamiste, du laïque, du bourgeois, nous conduira à la balkanisation, à la Tchétchénisation de toute l’Afrique du Nord.

De grâce, évitez-nous le pire. Sachons raison garder et acceptons-nous, dans nos différences et nos richesses respectives, dans une Algérie plurielle et tolérante qui permette enfin à notre jeunesse de regarder vers un avenir de fraternité,  vers la justice sociale, la fin de la Hogra et de la régression sociale et culturelle.

OUDASSOU BIDA,

TAMANRASSET,  le 6 mars 2011

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 10:53
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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 10:34

Ref:

http://www.demotix.com/news/588042/algerians-montreal-show-support-anti-bouteflika-protests

 

 

This Saturday the Algerian community of Montreal held a protest in support of the pro-democracy struggle in Algeria marching to the Algerian Consulate, Montreal, QC, Canada. 12/02/2011.

This Saturday the Algerian community of Montreal held a protest in support of the pro-democracy struggle in Algeria. The organizer Omar Aktouf, from the French HEC business school, and Zehira Houfani organized the demonstration to start from Carré Saint Louis before walking toward the Algerian Consulate in Montreal.

This comes after Egypt's Mubarak stepped down on Friday evening, only a few weeks after Ben Ali left Tunisia after more than a month of protests. A protest took place in Algeria on Saturday also, and people managed to break through security and reach downtown Algiers, but until now Bouteflika managed to crush the protesters.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 20:33

Liberte

 

Sanglante sera la finale
Par : Saïd Chekri
 

Le régime d’Alger, déjà accusé ouvertement par l’opposition libyenne d’avoir participé au transport de mercenaires africains à Tripoli pour protéger Kadhafi, n’a pas fini de révéler ses attributs qui, s’avère-t-il, vont comme un gant à ces pays que l’on qualifie d’États voyous.

Comme l’on s’y attendait, les marches de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie, programmées hier à Alger, Oran et Batna, ont connu le même sort que les précédentes : des blocus policiers, renforcés par des contingents de baltaguia, ont empêché les partisans du changement de se rassembler et de manifester pour une transition pacifique, à même d’éviter au pays de sombrer dans le chaos.
Les faits enregistrés hier à Oran, à Batna, à Aïn Bénian, à Hussein-Dey et, surtout, les méfaits à peine croyables qui ont émaillé la manifestation qui devait s’ébranler de Salembier vers le siège de l’ENTV révèlent, si besoin est, que c’est bien le chaos, et non une quelconque mutation ordonnée, qui est inscrit sur les tablettes du régime. Des renforts de CNS, venus empêcher des Algériens de s’exprimer librement, ont tout bonnement laissé faire des escouades de délinquants, cette fois, ouvertement assumés puisque vêtus de tee-shirts frappés de l’effigie de Bouteflika, qui ont agressé et insulté les manifestants, en usant de propos racistes. Pis, ils ont pu s’approcher d’un dirigeant de l’opposition, Saïd Sadi en l’occurrence, et même lui porter un coup de couteau. Le régime d’Alger, déjà accusé ouvertement par l’opposition libyenne d’avoir participé au transport de mercenaires africains à Tripoli pour protéger Kadhafi, n’a pas fini de révéler ses attributs qui, s’avère-t-il, vont comme un gant à ces pays que l’on qualifie d’États voyous. Non, la régression n’a pas été féconde, elle est cauchemardesque.
On le sait, le régime est porté par nature sur l’usage de la violence. Mais pour ne pas avoir à en répondre, il en confie la pratique à ses propres mercenaires, locaux ceux-là, et même très locaux, puisqu’ils ne se revendiquent pas de l’Algérie mais de leurs quartiers. Et c’est au nom de cette appartenance au ghetto où ils sont enfermés aux sens physique, social et sociologique par le régime qu’ils s’en prennent à des manifestants, à coups de couteau, d’insultes racistes, voire même antisémites.
Dans cette “jungle politique” qu’est devenue l’Algérie, il n’y a apparemment de place que pour ceux des quartiers qui protègent “leur territoire” et ceux du pouvoir qui ont aussi leur citadelle à défendre, celle d’El-Mouradia-Club des Pins. N’est-il pas temps, dès lors, de laisser les uns aller à la rencontre des autres ? Saïd Sadi, Ali Yahia et autres militants de la démocratie ne devraient-ils pas songer, en définitive, à laisser la rue à sa mission obligée : servir d’arène où, inéluctablement, se jouera la finale entre le pouvoir et ses baltaguia ?
On aurait pu dire “vivement” n’était la tournure sanglante qu’un tel scénario impliquerait

 

 
 
 
Chronique (Dimanche 06 Mars 2011) 

La répression par l’insécurité
Par : Mustapha Hammouche
Lu : (304 fois)

Chaque semaine, la méthode est rééditée contre les marches programmées à Alger. À Oran, chasse préventive aux activistes potentiels par des policiers munis de leurs photos, arrestation de journalistes…
En quatre rendez-vous, les institutions chargées d’organiser la répression ont fini par former, dans la capitale, une armée de contremanifestants du samedi.
Nul ne sait si la CNCD aurait pu rassembler, dans ses marches, un quorum significatif d’un rejet du système. Puisqu’on ne lui a pas laissé le loisir de se tester, sa force de mobilisation et celle de ses mots d’ordre restent à évaluer.
Ces rassemblements, invariablement jugulés par le procédé devenu classique de l’obstruction, de l’intimidation, de la violence publique et délinquante associées, n’expriment plus rien sinon que le pouvoir est prêt à repousser les limites de la loyauté de ses moyens de répression.
Le ministre de l’Intérieur a grossièrement tenté de légitimer cette alliance contre nature de l’ordre et du désordre : les adolescents ont défendu leur droit à “la quiétude” en chassant de leurs quartiers les manifestants… “qui appartiennent à des milieux différents et sont d’origines différentes” ! De plus, les commerçants ont demandé “à n’être pas dérangés, surtout en week-end”.
Ould Kablia nous a habitués à ses argumentations scolaires, mais dans cette intervention radiophonique de la semaine dernière, il s’est surpassé. Maintenant que les espaces publics urbains appartiennent à leurs riverains et que les Algériens de “milieux différents et d’origines différentes peuvent en être expulsés” par le voisinage, il ne reste aux mécontents qu’à aller… prêcher dans le désert.
Le pouvoir peut se féliciter de l’efficacité tactique de gestion de l’expression populaire, dans la capitale notamment. Car, comme on le voit, en usant du blocage des voies d’accès aux lieux de rassemblements, du déploiement ostensible des forces, du “baltaguisme”, il a peut-être réussi à décourager cette expression. Quand on promet, en plus de la répression, l’insécurité aux citoyens qui ont l’intention de manifester, il a, en effet, une chance de les en dissuader. S’ils souhaitent marcher, ils ne souhaitent peut-être pas en découdre avec des jeunes, parfois dotés d’armes blanches.
Mais, probablement grisé par cette “réussite”, il ne semble pas mesurer les effets à terme de cette pédagogie du mercenariat. Apprendre à des jeunes à toucher le salaire de la violence, même quand elle est exercée au profit du pouvoir, n’est pas la vocation d’un État. Ceux qui sont régulièrement appelés à sévir contre les avis opposés au régime peuvent y prendre goût, d’une part, et prendre conscience de leur fonction politique, d’autre part.
Le pouvoir pourrait avoir à subir les effets de cet apprentissage de la violence payante, à plus brève échéance que ses initiateurs ne le pensent.
Ce jour-là, sa stratégie se sera retournée contre lui. Et il sera dans l’obligation de jouer au plus violent. C’est, décidément, la seule règle que notre système sait appliquer, celle que les stratèges appellent la loi de “la montée aux extrêmes”.
La violence apprivoisée d’aujourd’hui préfigure de la violence débridée de demain. Les leçons sanglantes du passé n’auront pas servi.

 
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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 20:27

 

La période de prospérité en Kabylie
06 Mars 2011 -

 

 

 

 

Younès Adli évoque dans son livre sur la pensée kabyle une période où la Kabylie a connu une grande prospérité et où les populations vivaient dans l’aisance et rivalisaient de générosité de coeur et d’esprit. Il s’agit de la période du XVIIIe siècle, pour être plus précis de la période vécue par Houcine El-Warthilani, c’est-à-dire de 1710 à 1779. Il parle de la Kabylie orientale, et, plus en détails, de la région des Aït-Ourthilen. «Il décrit aussi tellement de vergers, et considérant qu’en kabyle ourthi signifie verger (comme au Maroc), ourthilen me semble en être le pluriel. Ceci dit, Houcine El Warthilani parle da la partie occidentale de la Kabylie dans des termes aussi élogieux, au point d’être choqué que dans un pays comme la Libye (qu’il a traversée alors qu’il marchait en direction de La Mecque pour accomplir son pèlerinage en 1766) il ait rencontré «des habitants, ceux de Djebel Lakhdar, en proie à une incroyable famine» ou encore «une tribu de nomades affamés qui vendaient leurs enfants», souligne Younès Adli. Houcine El-Warthilani reste un témoin incontournable du XVIIIe siècle kabyle, sur certains aspects en particulier. Selon notre interlocuteur, il a inspiré Charles Féraud dans ses écrits sur la dynastie des Aït-Abbas. De même qu’il a servi de référence à Ernest Mercier lorsque celui-ci s’était intéressé au Royaume de Koukou et au problème de l’héritage de la femme en Kabylie.

Aomar MOHELLEBI

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 18:29

TSA

Malgré les engagements officiels d’autoriser les marches en dehors d’Alger

La wilaya d’Oran interdit la marche de la CNCD du 5 mars

La wilaya d’Oran interdit la marche de la CNCD‑Oran le 5 mars. « La marche est interdite »,  a dit mercredi le DRAG de la wilaya à l’adresse des représentants de la CNCD‑Oran, réunis dans son bureau. Cette décision contredit les engagements officiels d’autoriser les marches en dehors de la capitale. Le président Abdelaziz Bouteflika et son ministre de l’Intérieur Dahou Ould Kablia, ont affirmé qu’en dehors d’Alger, les marches sont autorisées. Apparemment, ce n’est pas le cas à Oran.
 
La demande de l’organisation d’une marche populaire a été déposée mardi dernier par les représentants de la CNCD‑Oran, qui avaient sollicité au total huit huissiers de justice. « Chacun des huissiers sollicités a trouvé une parade pour se dérober à la mission de dépôt de demande de la marche populaire », ont déploré les organisateurs de cette action lors d’une la conférence de presse qui s’est tenue ce matin au siège du SNAPAP. « Le refus n’obéit à aucune logique du moment que l’état du siège a été officiellement levé », ont estimé les animateurs de la CNCD‑Oran qui ont réitéré, dans un communiqué rendu public, « leur détermination à poursuivre la lutte pour faire aboutir leurs revendications ».
 
La marche du 5 mars prochain devrait s’ébranler de la Place du 1er Novembre (ex‑Place d’Armes) en direction du siège de la wilaya en passant par le Boulevard Emir Abdelkader et la Rue Larbi Ben M’Hidi jusqu’à l’Avenue Mouloud Ferraoun.
 
 

Les familles de disparus empêchées de manifester à Alger

CFDA : « le dossier des disparus n’est pas clos »

 
En dépit de la levée de l’état d’urgence, les familles de disparus ont, une nouvelle fois, été empêchées ce mercredi 2 mars d’atteindre le lieu de leur rassemblement devant le siège de la CNCPPDH où elles manifestent habituellement chaque semaine. Dans un communiqué rendu public mercredi, le collectif des familles de disparus en Algérie (CFDA), soutient que le rassemblement des mères  de disparus « rappelle que le dossier des disparus n’est pas clos, que le combat n’est pas terminé et ne le sera pas tant que toute la Vérité et la justice n’auront pas été faites ».
 
Désormais, selon le communiqué, la trentaine ou parfois la cinquantaine de mères qui se donnent rendez‑vous chaque mercredi sont obligées de tenir un rassemblent loin de la CNCPPDH, devant la caisse des retraites sise à une cinquantaine de mètres de là.  
 
 « Les luttes pour la démocratie et pour les droits de l’Homme dans la région leur ont redonné espoir. Elles ont écrit de nouvelles pancartes sur lesquelles on peut lire des slogans faisant référence à Ben Ali, à la chute du régime. Elles se mettent à espérer que si l’État de droit voyait le jour en Algérie, elles obtiendraient enfin la Vérité et la Justice tant attendues », note le CFDA.
 
Selon Me Farouk Ksentini, Président de la CNCPPDH, le dossier des disparus est « clos ». 97 % des familles de disparus ont accepté l’indemnisation, avait‑il déclaré récemment à la radio.
 

Leurs rassemblements ont été réprimés par les forces de sécurité

Des jeunes chômeurs manifestent dans la wilaya de Mascara

Des échauffourées ont éclaté ce mercredi 2 mars à Sig, dans la wilaya de Mascara, où des centaines de jeunes chômeurs ont bloqué l’accès de la zone industrielle pour réclamer des emplois. L’intervention musclée de la brigade anti-émeute de la gendarmerie nationale n’a pas réussi à calmer les esprits. Les émeutiers ont usé de pierres contre les forces de l’ordre qui ont interpellé des dizaines de jeunes.

Hier et aujourd’hui, une centaine de jeunes habitants de Djeniene Meskine (Ex-La Cado) ont bloqué l’accès à la cimenterie pour réclamer du travail. Là aussi, l’intervention des forces de l’ordre était violente et bon nombre d'émeutiers ont été interpellés. Au même moment, à Oggaz, des jeunes manifestants ont bloqué la route nationale n °04. Des brigades antiémeute ont été dépêchées pour débloquer la situation qui s’était envenimée durant ces deux jours.

Ces manifestations sporadiques ont pour origine le marasme que vivent les jeunes sans emploi qui ne demandent qu’une prise en charge efficace de leurs doléances.

 

 

Dernières mesures en faveur de l'emploi et de l'économie

Pour se maintenir, le pouvoir engage l’Algérie dans l’incertitude

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Les mesures annoncées à l’issue du Conseil des ministres du 22 février pourraient s’avérer désastreuse pour la stabilité économique et sociale de l’Algérie dans l’avenir. Ces mesures vont coûter à l’État des milliards de dollars, déstructurer l’économie et affaiblir les entreprises publiques déjà peu compétitives, estiment des économistes interrogés par TSA. Au lieu d’utiliser l’argent du pétrole pour engager des investissements structurants, le gouvernement a opté pour des mesures populistes, comme les emplois aidés ou l’opportunité offerte à des chômeurs de devenir des chefs d'entreprises, une particularité algérienne.
 
Sous l’effet de la panique, le pouvoir, qui cherche à se maintenir dans un contexte de révolutions qui secouent le monde arabe, a pris des décisions qui vont favoriser l’informel, les importations de produits finis et les emplois aidés. « Le gouvernement a décidé de créer des emplois sur papier qui ne sont pas durables. Il a demandé aux entreprises de créer des emplois sociaux alors que leurs effectifs sont déjà pléthoriques et qu’elles survivent grâce aux aides de l’État provenant de la rente pétrolière. Il  a également dégagé d’importantes sommes d’argent pour aider les chômeurs à devenir patrons sans aucun suivi », explique un économiste.
 
Pour calmer le front social en ébullition et éviter une révolte de la rue à la tunisienne ou à l’égyptienne, le président Bouteflika utilise l’argent du pétrole pour financer des mesures vouées à l’échec et qui pourraient handicaper l’économie nationale. « L’Algérie va droit au mur. Ces nouvelles mesures vont vider les caisses de l’État », prévient un autre économiste. Et d’ajouter : « toutes ces mesures représentent des pertes sèches pour l’État. Au lieu de subventionner à tout va des produits importés et des emplois inutiles, le gouvernement aurait été mieux inspiré d’engager des dépenses en investissements ». 
 
Cet économiste a identifié des projets structurants dans neuf secteur  : industrie lourde (pétrochimie), électronique, automobile, offshoring, agroalimentaire, produits de la mer (transformation), textile, artisanat industriel et tourisme. « Ces investissements structurants vont permettre de créer de la richesse et des emplois rapidement », explique‑t‑il. Dans certains secteurs, comme l’offshoring, les résultats sont visibles rapidement.
 
 
Le successeur de Bouteflika va hériter d’une situation explosive
 
Déjà fragilisées par les privatisations massives des années 1990 et les récentes enquêtes sur la corruption, les entreprises publiques vont devoir désormais faire du social, dans une économie de marché marquée par une rude concurrence entre le privé national et étranger et le public. « Le gouvernement ordonne aux entreprises publiques de créer des emplois. C’est une décision politique et non pas économique. Ces entreprises ne supporteront pas longtemps des effectifs pléthoriques et seront obligées de dégraisser dans les prochaines années. Des milliers de travailleurs vont alors se retrouver à la rue », analyse un chef d’entreprise.
 
Les mesures présidentielles illustrent l’absence d’une stratégie économique de la part du pouvoir. « La politique actuelle de Bouteflika est celle d’un pays très riche. Or, ce n’est pas le cas de l’Algérie. Notre pays n’a pas les moyens financiers pour maintenir éternellement la paix sociale à coups de dépenses de plusieurs milliards de dollars. Tôt ou tard, les caisses de l’État vont se vider et la révolte deviendrait inévitable. Les décisions actuelles coûteront très cher aux générations futures », estime un autre investisseur. En fait, avec les mesures prises après les dernières émeutes, le président Bouteflika va léguer une véritable bombe à retardement à son successeur : des dizaines de milliers de travailleurs avec de faux emplois et une économie déstructurée par les subventions. 
 
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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 00:05

C'est la vidéo israélienne qui fait rire le monde arabe. Postée sur Youtube le mardi 22 février, un clip de musique a recueilli jusqu'à présent près de  2 millions visiteurs.

 

L'objet d'un tel engouement? On y voit Mouammar Kadhafi, chef de l'Etat libyen en proie à une importante contestation populaire, chanter sur de la musique électronique, avec en images une jeune fille se déhanchant, légèrement vêtue.

 

Noy Alooshe, journaliste israélien, reconnait avoir créer cette vidéo après le discours du colonel Kadhafi le lundi 21 février. "Il était habillé de manière étrange, et levait son bras", comme le font les amateurs de danse électronique dans les concerts, a-t-il déclaré au New York Times.

 

Répétées à l'infini, les paroles de la chanson reprennent les diatribes du colonel: "pouce par pouce, maison par maison, ruelle par ruelle." La chanson a donc été appelée Zenga Zenga (ruelle en arabe), faisant presque penser aux soirées "Bunga Bunga" du Premier ministre italien, Silvio Berlusconi.

 

Enregistrée sur la musique du rappeur américain Pitbull, la chanson a été plutôt bien accueillie par les opposants au régime Kadhafi, malgré des critiques sur la nationalité du journaliste Noy Alooshe. "Quand Kadhafi tombera, on dansera tous sur Zenga Zenga, sur la place verte de Tripoli", s'enthousiasme un manifestant libyen, dans un message reçu par le journaliste. L'Express

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