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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 21:19

 

 

Source: L'Expression

 

YENNAYER 2962

La fête qui rassemble les Algériens

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La fête qui rassemble les Algériens

Le dîner du 1er jour de Yennayer en berbère est avant tout une fête culturelle

Yennayer, une fête traditionnelle célébrée pratiquement par toutes les régions du pays. Chaque région répond à ses propres spécificités et traditions. A Constantine l'ambiance s'annonce festive et culinaire et de nombreuses activités culturelles sont prévues pour célébrer la 2e édition de Yennayer. Une tradition qui demeure chère aux Constantinois. La 2e édition de Yennayer qui correspond à l'année 2962, selon le calendrier amazigh, est marquée par l'organisation de diverses manifestations qu'animeront plusieurs wilayas qui partagent cette tradition, a indiqué mardi le directeur de la culture, Djamel Foughali, qui précisera que «des associations culturelles et artistiques de Constantine, de Batna, de Khenchela, de Ghardaïa, de Tizi Ouzou et de Béjaïa participeront à la célébration de cet événement qui marque le Jour de l'An du calendrier agraire utilisé depuis l'Antiquité par les Berbères». Dans ce même cadre, les festivités qui seront abritées par le Palais de la culture Malek-Haddad, sont argumentées, indique la même source «par des communications sur les us et coutumes berbères, des récitals poétiques en langues arabe et amazighe, des expositions sur le patrimoine partagé par la mémoire collective, et des soirées artistiques, au grand bonheur des Constantinois». S'exprimant sur ce même événement, l'historien-chercheur à l'université de Constantine, Mohamed-Seghir Ghanem, a rappelé que Yennayer, fêté le 12 ou le 13 janvier de chaque année, «correspond au 1er jour de janvier du calendrier julien, aujourd'hui en décalage de 13 jours par rapport au calendrier grégorien».
Pour marquer la tradition, les familles constantinoises «parta-gent un repas copieux à base de couscous et de volaille, pour symboliser l'abondance de l'année qui s'ouvre», indique le chercheur. En dépit de sa dimension culturelle et traditionnelle, on raconte que le Nouvel An berbère, Yennayer, pour les Constantinois, perpétue le rituel d'une histoire liée à une «chèvre légendaire», cette chèvre, toute contente de ne pas avoir été trop malmenée par le froid glacial, ni emportée par les crues hivernales de Yennayer, correspondant à une bonne partie du mois de janvier, avait suscité l'ire de ce dernier.
Fâché devant l'air narquois du caprin qui l'avait traité, à son ultime jour, «d'incapable de lui causer du tort», Yennayer lui avait juré «d'emprunter» une journée auprès de son «frère Fourar». La chèvre, dit-on, se remit à trembler de froid et de peur devant la menace d'être emportée par des eaux en furie.
Depuis lors, ce jour, qualifié de «self El-maâza» à Constantine et dans sa région, est fêté par la confection de succulents repas, à base de pâte très fine, cuite légèrement sur un tadjine (plat) en acier avant d'être grossièrement découpée et arrosée de sauce à base de viande de mouton et de volaille.. Or, les mythes liés au mois de Yennayer diffèrent d'une région à une autre.
On dit aussi que c'est la raison qui fait que février soit le mois le plus court de l'année à 28-29 jours.
Le dîner du 1er jour de Yennayer en berbère est avant tout une fête culturelle qui évoque, selon certains, les premières manifestations connues de la civilisation berbère, au temps de l'Egypte ancienne. Yennayer prendrait naissance, il y a maintenant 2962 ans, le jour de l'accession, en l'an 950 av. J-C, d'un pharaon berbère, Chechonq Ier (Cesnaq en tamazight), au trône de l'Egypte antique.

 

 

DDK

 

Yennayer : Aujourd’hui, 1er jour de l’an Amazigh 2962

Effervescence en Kabylie !

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Comme à l’accoutumée, Yennayer sera célébré avec faste, aujourd’hui, en Kabylie et chez les kabyles d’ailleurs. En effet, plusieurs festivités sont annoncées, ça et là, à travers les quatre coins du pays, mais aussi en France et au Canada, pour ne citer que ces deux pays où l’on enregistre une forte présence de la communauté berbère.

Les préparatifs ont débuté il y a quelques jours déjà. Le jour de l’an berbère ne passera pas inaperçu en Kabylie. Il sera marqué comme il se doit. Depuis des lustres, la région a toujours célébré l’événement. Les familles, quitte à recourir à leurs économies, ne ratent pas l’occasion pour s’offrir un repas spécial appelé communément en Kabylie « Imnesi N’Yennayer ». Le poulet est sacrifié pour la circonstance. C’est devenu une coutume au fil des temps. Une coutume qui reste toujours d’actualité. Depuis quelques jours, la rue de Tizi, par exemple, s’anime de plus belle. Le marché des fruits et légumes ne désemplit pas à longueur de journée. Tout le monde s’affaire à effectuer ses achats avant l’heure pour s’épargner, peut-être, la flambée des prix devenue une habitude à l’arrivée de chaque célébration. Les lieux de vente du poulet poussent comme des champignons à travers la wilaya. Mais aussi paradoxalement que cela puisse paraître, le prix de ce « sacrifice » habituel ne baissera pas. Bien au contraire, il ne cesse de s’envoler. Hier, le poulet vif est affiché à 250 dinars le kilogramme. Cette hausse ne dissuadera cependant pas les ménages pour se procurer « une tête » pour être au rendez- vous le jour j.

Le HCA à Oran

Ce jour j, coïncidant avec le 12 janvier, sera en outre marqué par un tas de festivités culturelles, mais aussi sportives, à travers toute la région. Le mouvement associatif a fait de cette date un rendez- vous à ne pas rater. Au niveau de certaines localités, les manifestations sont déjà lancées, à l’image de Boukhalfa, dans la commune de Tizi-Ouzou, où la célébration bat son plein, depuis lundi, à l’initiative de l’association des activités culturelles locale. A Mizrana, plus précisément au village Tamazirt Ourabah, la fête est annoncée pour aujourd’hui, avec au menu un riche programme concocté par l’association « Thilleli ». Du coté d’Aghrib, c’est l’association Ath Qoudia qui a pris l’initiative d’organiser les festivités au niveau du village Adrar. Par ailleurs, le Rotary Club de Tizi-Ouzou a choisi le jour de l’an Amazigh pour la remise de fauteuils roulants au profit des personnes handicapées moteurs des wilayas de Jijel, Boumerdés, Bouira, Béjaïa et Tizi-Ouzou. 280 unités seront, ainsi, distribuées lors d’une cérémonie qui s’annonce grandiose au niveau de l’Aqua parc Thamaghra de la nouvelle ville de Tizi-Ouzou. De son coté, la Maison de la culture Mouloud Mammeri a tracé un programme qui s’annonce alléchant, avec au menu, des expositions, des conférences, du chant et une animation folklorique avec le groupe Idhebalen.

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Published by iflisen - dans Tamazight tatrart
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