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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 22:29

El Watan

Le 6e Festival international du film (FIFA) Issni N’ourgh, qu’abrite depuis mercredi dernier la ville d’Agadir, au Maroc, se veut, selon les organisateurs, un hommage aux Touareg d’ailleurs.

Agadir (Maroc).
De notre envoyé spécial


Lors de son allocution inaugurale, le directeur du FIFA, Rachid Bouksim, a souligné l’importance de cet hommage. «Notre saga continue à étinceler dans un contexte universel marqué par la problématique touarègue qui reflète non seulement un chevauchement d’intérêts; elle prédit plutôt un cataclysme politique qui risque de déloger la région. L’hommage qu’on réserve au cinéma Imouhagh, cette année, suscite plusieurs contemplations de l’histoire, la mémoire et les droits de l’homme.» A l’occasion, l’artiste peintre et poète Hawad et son épouse, Hellène Claudot, ont mis en place une exposition sur les Touareg. «Ces tableaux reflètent la situation difficile que vivent les Touareg spoliés de leurs biens.», nous a dit Hawad.

Dans le même sillage, un film intitulé Asshak a été projeté au public au niveau de la salle de la Chambre de commerce d’Agadir. Cette production cinématographique de la réalisatrice Ulrike Koch essaye d’expliquer, via l’image, le quotidien du peuple targui dans le Sahara caractérisé par la chaleur torride et le froid glacial. «Les Touareg observent l’ässhäk, une sorte de code moral qui garantit la survie de leur communauté. il signifie le respect de tout être vivant et un comportement digne», explique cette réalisatrice suisse dans le synopsis de son long métrage.

Par ailleurs, notons que le Festival international du film amazigh Issni N’ourgh d’Agadir a acueilli, cette année, des réalisateurs venus de la region de Siwa qui presenteront un documentaire sur les Amazighs de l’Égypte. «Cette histoire retrace l’itinéraire des Amazighs d’Égypte qui se sont installés depuis 3000 ans, en provenance de l’Afrique du Nord, représentant environ 24 000 personnes vivant dans l’île de Siwa», tel est le résumé de ce documentaire.

Rappelons que sept productions cinématographiques algériennes sont en compétition lors de ce festival. Ainsi, dans la catégorie long métrage, on enregistre la participation des films Le Sang et l’argent de Idir Saoudi, et de Vava Moh de Yazid Smaïl. Ce dernier a remporté, pour rappel, l’Olivier d’or du Festival national culturel du film amazigh qui s’est tenu, en mars dernier, à Tizi Ouzou.
Pour ce qui est de la section court métrage, on note la présence de Yidir de Tahar Houchi, Encre et le monde de Sofiane Bellali et Banc Public du chanteur kabyle Djamel Allam, tandis que Matoub Lounès, le combat éternel de Tahar Yami et Tiâawinine, ça coule la source de Djamel Aït Iftène, sont en lice en catégorie documentaire.

En marge des projections, un colloque est au programme.
Le jury de ce festival est présidé par Rachid Niny, journaliste marocain, assisté, entre autres, par Djamila Amzal, une actrice connue notamment par sa participation dans des films kabyles comme La Colline oubliée de Abderahmane Bouguermouh et La Montagne de Baya» de Azeddine Meddour.

Hafid Azzouzi

 

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Actualité du roman en tamazight

Quel avenir pour le roman amazigh ?

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le 29.09.12 | 10h00 Réagissez

L’inexistence d’instances de critique littéraire complique la situation du roman amazigh.

Après une rupture qui a duré près de 40 ans due à des facteurs politiques et historiques, depuis les années 1940 jusqu’aux années 1980, le roman d’expression amazighe a ressuscité avec le Mouvement culturel berbère qui a ouvert les portes à la production littéraire. Belaïd Ath Ali est considéré comme le premier romancier en tamazight, avec Lwali N wedrar (Le Saint de la montagne) datant des années 1940. Selon Ferhat Balouli, enseignant universitaire, traducteur et chercheur en sociolinguistique, le roman amazigh est en nette amélioration actuellement, «il y a une production qui se fait, on peut l’estimer entre 5 à 6 romans annuellement. Le niveau ou la qualité de cette production s’améliore au fur et à mesure comparativement aux premiers romans», dira-t-il.

Cependant, sur le plan de la thématique, rares sont les écrivains qui ont pu sortir de la coquille pour aborder de nouveaux thèmes et de nouvelles techniques de rédaction, car, comparativement aux autres langues, le roman amazigh est souvent imprégné dans la thématique du réalisme. Il n’y a pas de tendances ou d’écoles littéraires.

La langue est considérée comme un casse-tête pour le roman amazigh. Deux courants se disputent le terrain, d’un côté le courant des archaïsmes, et de l’autre celui des néologismes. Des abus sont commis de part et d’autre. D’un côté, dans l’utilisation excessive de la néologie au point de ne pouvoir lire. A l’exemple des écrivains Ahmed Nekkar, Amar Mezdad, Salem Zinia et autres. Tandis que le courant des archaïsmes utilise beaucoup plus l’emprunt d’une manière abusive aussi. «Des phrases entières en français ou en arabe sont utilisées dans les romans amazighs. C’est ce qu’on appelle en sociolinguistique le code switching». Un troisième courant essaie, tant bien que mal, de jumeler entre les deux premières tendances.

Selon M. Balouli, cela est dû essentiellement «à l’absence d’un standard pour la langue amazighe». Mais le problème crucial auquel fait face la littérature amazighe en général, et plus spécifiquement le roman est, selon toujours notre interlocuteur «l’inexistence des instances de critiques littéraires, dont le rôle est primordial dans la promotion d’une quelconque littérature. On se retrouve face à une multitude de romans qui ne sont pas triés. Les 3 départements de langue amazighe existant, (Tizi Ouzou, Bouira, Béjaïa) travaillent beaucoup plus sur la poésie berbère ancienne, dictons et proverbes,etc. La littérature contemporaine reste toujours marginalisée», déplore-t-il. Ces points de vue sont partagés par Mohamed Djellaoui professeur universitaire de la langue amazighe à l’Université de Bouira, et chargé du suivi des études de magistère et de doctorat au département de la langue amazighe de l’Université de Tizi Ouzou.

« Il y a de nombreuses tentatives dans l’écriture du roman, et c’est à partir de là qu’on constate des carences au point de ne savoir quoi lire. Il faut d’abord passer par l’acte de la lecture, pour arriver à l’écriture», insiste-t-il. Comme il déplore aussi l’inexistence des instances de critique littéraires, «cette absence a ouvert le champ à des improvisations dans l’écriture romanesque». Sur le plan langue, le professeur Djellaoui estime que «le romancier doit utiliser la langue courante, simple et compréhensible, loin des néologismes et des inventions». Se voulant optimiste, le professeur Djellaoui juge qu’«après chaque édition de romans, des écrivains évoluent sur tous les plans, style, structure, thème…»

Pour Hocine Arbaoui, écrivain, auteur de la première tragédie en tamazight en 1989, intitulée Sophonisbe, le problème se situe au niveau politique. «Le problème est plus complexe, car nous n’avons pas une politique globale qui régit le livre en Algérie», explique-t-il. Interrogé sur l’existence d’un lectorat du roman d’expression amazighe en Algérie, Hocine Arbaoui pense que «l’écrivain doit lui-même créer son lectorat en lui offrant des œuvres d’une meilleure qualité et non pas l’inverse. Je pense que le livre, et spécifiquement le roman, doivent passer par des étapes dans leur évolution pour arriver au stade de l’universalité.

Ce que j’ai constaté aussi, c’est que nos écrivains ne lisent pas».
Côté édition, Brahim Tazaghart, écrivain et propriétaire de la maison d’édition Tira, précise que le marché du livre en Algérie n’est pas structuré : «L’Etat ne s’est pas engagé pour subventionner et promouvoir le livre, il n’y a pas de volonté dans ce sens. Economiquement parlant, l’éditeur fait face à un dilemme. Ses dépenses sont supérieures à ses gains, surtout en ce qui concerne le livre en tamazight, et en bas du classement, le roman. C’est une exclusion de fait.»


Un seul roman en tamazight au Sila


Le Haut-commissariat à l’amazighité (HCA) qui est l’un des principaux promoteurs de la littérature et culture amazighes est présent à la 17e édition du SILA avec 7 nouveaux titres et un seul et unique roman. Cet organisme, notons-le, a consenti des efforts importants dans le domaine de l’édition. Depuis l’année 2003, le HCA a édité 190 titres.

Omar Arbane

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Nord - Mali : cinq adolescents amputés au nom de la chari'a

Par Le Matin DZ |                                       

Cinq jeunes Maliens accusés d'avoir braqué un bus de voyageurs ont été amputés au nom de la chari'a par des éléments du groupe terroriste le Mujao le 21 septembre dernier à l’hôpital de Gao, au nord-est du Mali.

Un djihadiste monte la garde devant une chambre de l’hôpital de Gao où ont été amputés les jeunes Maliens au nom de la chari'a le 21 septembre 2012 ( © AFP)

Une bande de coupeurs de route, composée de quatre Peuls et d’un Touareg, avait attaqué le mois dernier un autobus sur l’axe qui relie Gao à la frontière nigérienne. Les passagers avaient été dépouillés d’une forte somme d’argent.

Quelques jours plus tard, des éléments du Mujao arrêtaient à Gao des jeunes accusés du braquage. Le 21 septemble dernier, ils furent emmenés à l'hôtpial de la ville où, dans une chambre surveillée par des terroristes armés, ils furent amputés d'une main et d'un pied ; sentence prononcée au nom de la chari'a en vigueur désormais dans cette région nord-est du Mali.

Dans la foulée du coup d’Etat militaire du 22 mars à Bamako, les trois régions administratives du nord du Mali sont tombées aux mains des groupes islamistes radicaux Ansar Dine et Mujao, alliés d’Al-Qaïda au Maghreb islamique. Ils y appliquent leur interprétation de la charia qu’ils entendent imposer à tout le Mali.

La première amputation publique avait eu lieu en août à Ansongo (90 km au sud-est de Gao). L’homme mutilé avait été accusé d’avoir volé du bétail.

S'exprimant sur l'urgence de l'offensive armée contre Al Qaïda au Maghreb islamique décidée par Bamako, le premier ministre malien, Cheick Modibo Diarra a déclaré ce samedi 29 septembre, dans les colonnes du journal français Le Monde : "Chaque jour qui passe, nous avons davantage de mutilations, d’amputations, de viols, d’actes de barbarie dans le nord de notre pays. Le plus rapidement la résolution sera adoptée, le mieux ce sera. Et je suis convaincu que dès que nous aurons une résolution la plupart de ces malfrats et bandits essaieront de s’échapper avant même que les choses sérieuses commencent. Seuls les plus endurcis resteront."

Avec AFP

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Algerie-Focus

 

septembre 30, 2012 12:14

Petit bréviaire des idées algériennes les plus tragiques par Kamel Daoud

 
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Kamel Daoud, journaliste

Par : Kamel DAOUD

 1° – La débrouillardise est meilleure que l’effort. D’où la suivante : travailler ne sert à rien, ruser sert à tout. Cela donne l’idée de l’argent gratuit, du salaire comme butin, du Bien-vacant comme droit.

2° – Le pays est un bœuf tombé et nous sommes trente dix millions de couteaux. C’est l’idée du pays comme butin pas comme patrie. L’idée que la fortune est celle du plus rapide, pas du plus travailleur. L’idée que l’Algérie est une vache, une laiterie, un morceau, une propriété. L’idée que « trouver » est plus intelligent que de créer.

3° – La patrie s’arrête au seuil de la porte. Dehors, dans le pallier d’immeuble, dans la rue, dans la place publique, dans l’administration, dans la route et les champs on peut salir, détruire, prendre, voler, casser, faire ses besoins, jeter ses emballages ou déboiser.

4° – Ceux qui sont restés au pays sont des idiots. Ceux qui sont morts pour l’indépendance sont des naïfs. Ceux qui sont revenus sont des perdants. Ceux qui applaudissent sont des imbéciles. Ceux qui y croient sont des attardés.

5° – Vaut mieux connaitre quelqu’un que connaitre ses droits. Une «Relation » est plus utile qu’une institution.

6° – Les lettrés sont des traitres. Les francophones aiment la France. Les arabophones sont plus proches de Dieu.

7° – Dieu est partout. Donc il peut faire tout à notre place. Car nous ne sommes nulle part. il suffit d’attendre le jugement dernier.

8° – Conduire c’est se détester, s’écraser, se faire mal, faire mal, transgresser, pousser du coude et démontrer son rang, pas son éducation.

9°- La Loi est faite pour être contournée. C’est comme à l’époque des colons même si maintenant on est entre nous.

10° – On signale, à coup d’appel de phare les radars sur les routes mais pas les trous sur le chemin. On dénonce un couple qui s’embrasse pas un arracheur d’arbre, un casseur de vitre, un voleur de couffin du ramadan.

11° – Nous sommes plus arabes que les arabes. Plus kabyles que les algériens. Moins algériens que nos ancêtres. Plus fiers que les Tunisiens. Plus dignes que les Marocains. Moins noirs que les africains.

12° – Tout les algériens sont mauvais, sauf moi. Tous les algériens sont des violents, sauf moi. Tout les algériens sont idiots et voleurs, sauf moi. L’Algérie se porterait mieux si j’en étais le seul habitant. Je suis le seul à avoir la solution du cas algérien.

13° – Nous avons échoué. Rien ne sert à Rien. Il faut vite mourir pour mieux revivre au Paradis. Il faut partir ou faire revenir la France.

14° – Tout les riches sont des voleurs. Toutes les fortunes sont illégitimes.

15° – Il suffit de rien pour cracher sur l’Indépendance.

16° – On n’aime pas que les étrangers insultent l’Algérie mais nous sommes les premiers à insulter le pays devant le reste du monde.

17° – Pour être algérien il faut être musulman. Ceux qui ne sont pas musulmans ne sont pas algériens.

18° – Il nous faut un dictateur et une dictature car nous sommes ingouvernables par nature, par histoire.

19° – « Ce peuple est ingrat, sale et méchant » pense le régime. « Ce régime est voleur, corrompu et inculte » répond le peuple.

C’est un peu le bréviaire des idées algériennes les plus ancrées, les plus tristes, celles qui nous coutent le plus en temps et en espoir. Ces idées qu’il faut détruire pour pouvoir marcher sur terre et sur la lune et avoir des enfants sains. Il fallait les rappeler, simplement pour nous rendre aux évidences. Pour pouvoir commencer un jour à
reconstuire.

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