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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 20:27

 

 

 

TSA

Des associations maghrébines appellent à la réouverture des frontières algéro-marocaines et au changement pacifique au Maghreb

 

 

Des associations algériennes, marocaines et tunisiennes lancent un appel commun en faveur de l'ouverture des frontières terrestres entre l'Algérie et le Maroc, l'unité du Maghreb et un changement pacifique dans la région. C'est ce qu'a indiqué ce vendredi 7 octobre le communiqué sanctionnant le séminaire organisé par le Rassemblement actions jeunesse (RAJ), du 3 au 5 octobre à Alger sous le thème : Pour un changement responsable par une citoyenneté active.
Le RAJ et le Comité national de défense pour les droits des chômeurs (CNDDC) de l'Algérie, l'Organisation démocratique du travail (ODT), l'Action jeunesse (AJ) et le Forum des alternatives (FMAS) du Maroc et le Forum des jeunes pour la citoyenneté et la créativité (FJCC) de la Tunisie, signataires dudit appel, ont rappelé dans le communiqué la nécessité « de poursuivre la lutte pacifique et la résistance civile » pour jouir des différentes libertés individuelles et collectives. Elles ont également insisté sur l'ouverture des frontières entre l'Algérie et le Maroc, une condition sine qua non pour la concrétisation de l'unité maghrébine. Elles préconisent en ce sens la prise des dispositions nécessaires pour garantir la liberté de circulation des personnes dans la région.
Ces organisation de jeunes appellent aussi les peuples du Maghreb à la mobilisation pour un changement pacifique ainsi qu’à la solidarité avec le peuple syrien « et tous les peuples de la région qui mènent des luttes pour la liberté, la dignité, la justice sociale et la démocratie ». Enfin, ces associations dénoncent la répression policière dont ont fait l'objet les militants du RAJ mardi dernier à Alger lors de la commémoration du mouvement d'octobre 1988.
 
El Watan

23 ans après les événements d’Octobre, le statu quo

Quand le fatalisme gagne la société algérienne…

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le 08.10.11 | 01h00

zoom | © Zino

Face aux révolutions qui ont bouleversé le Monde arabe, les Algériens adoptent l’attitude du téléspectateur ennuyé, zappant les évènements qui défilent avec une mine renfrognée.

Pourtant, la révolution, ça leur connaît, ils en avaient fait son métier depuis plusieurs générations. De la lutte pour l’indépendance aux évènements d’Octobre 1988 qui ont propulsé l’Algérie au rang de précurseur en matière de liberté de la presse dans le Monde arabe, l’Algérien a toujours été prompt à exprimer son ras-le-bol.
Que s’est-il donc passé pour qu’il devienne las, complètement dépassé par les évènements ? Dès qu’on leur pose la question, un groupe de jeune s’indigne : «Vous les journalistes, vous voulez absolument que ça flambe. Nous, on veut simplement vivre en paix.» Ils s’insurgent notamment contre «des parties qui veulent créer la zizanie dans notre pays», accusant confusément la France, les Etats-Unis et les sionistes. Vingt-trois ans après les évènements d’Octobre 1988, nous en sommes donc toujours au même point.

Le mektoub qui avait été brandi par nos ancêtres s’est comme transformé en suspicion de «manip». «Le fait est que la génération née dans les années 1980 n’a pas été imprégnée des évènements d’Octobre. Tout ce que nous avons connu, c’est le la violence du terrorisme. Nous n’avons pas ce fantasme d’Octobre des libertés», explique Fawzi, 29 ans. Il ajoute : «Le piège, c’est qu’on nous a vendu un rêve, une démocratie de façade. Et on ne veut plus se faire avoir.» Soit. Mais pourquoi donc cette attitude flegmatique, détachée, comme si l’Algérien, revenu de tout, n’arrive plus à s’enthousiasmer pour quoi que ce soit, si ce n’est pour un match de foot ?

«Y’en a marre des révolutions algériennes. On a connu la révolution agraire, la révolution industrielle, la révolution culturelle et on a bien failli passer par une révolution islamiste. Alors maintenant, qu’on nous fiche la paix !», s’exclame L’hadj Mahmoud, un retraité habitant le quartier Belouizdad à Alger. «Et puis, pourquoi une révolution, interroge-t-il, parce que c’est a la mode c’est ça ?» Beaucoup d’intellectuels algériens ont repris le refrain du régime : la révolution c’est mauvais, le changement fait peur, notre régime politique est «civilisé» comparé à ses pairs arabes.

«Le peuple veut la faillite du système»

L’Algérien ne serait-il pas finalement trop «fier» pour suivre le mouvement des pays voisins ? Les Tunisiens, considérés comme le peuple le plus docile du Maghreb, nous auraient, selon des observateurs, volé notre «rêve». Il y aurait ainsi, à en croire le romancier Mohamed Kacimi, un sentiment de fierté des Algériens disant : «Nous étions aux origines de tout cela ! Nous sommes dans une espèce de repli honteux sur nous-mêmes, comme si les autres avaient réalisé notre rêve à notre place, surtout par rapport à la Tunisie.»

L’auteur poursuit, dans un entretien publié par El Watan Week-end : «Tant qu’on aura cette rentre pétrolière, il y a cet Etat qui est en mesure de corrompre d’une manière collective. D’autres Etats achètent les voix lors des élections, chez nous, l’Etat achète le silence de tout un peuple !» Cela, les Algériens l’ont bien compris, au point où la blague qui se raconte, en ce moment, souligne que le peuple ne souhaite pas la «chute du système», comme c’est le cas dans d’autres pays arabes, mais veut sa «faillite financière».

Les Algériens ne croient donc en rien, sauf peut-être en le pouvoir de l’argent. Les grèves qui ont repris lors de la rentrée sociale confirment cette tendance. Quant au reste, la société s’accommode du statu quo. En tissant le drapeau blanc de la liberté, l’Algérie, disait-on, a failli se prendre les pieds dans un linceul. Aujourd’hui, Dame Algérie se relève péniblement de sa chute.

Amel Blidi
 
 
 
 
 
 
 
Liberté

“L’ouverture doit profiter à la société et non pas au pouvoir”

Les enseignants de l’ENSJI préviennent sur l’audiovisuel

 

Comment jeter les premiers jalons de l’ouverture du champ audiovisuel ? À qui profitera cette ouverture ? Ce sont autant de questions qui préoccupent désormais les spécialistes des médias, dès lors que l’ouverture de l’audiovisuel, officiellement décrétée par le gouvernement, s’annonce imminente.

 

Pour tenter d’apporter les premières réponses, une table ronde autour de cette problématique précise a été organisée, hier, à l’École nationale supérieure du journalisme et de l’information (ENSJI). Présentée plutôt comme étant le cours inaugural de l’année universitaire 2011-2012, elle a été une occasion à la fois pour les enseignants, les étudiants et autres professionnels du monde des médias de débattre des grands enjeux de l’audiovisuel, mais aussi et surtout prévenir sur les dysfonctionnements que pourrait engendrer cette première expérience d’ouverture.

Simple coïncidence ou choix calculé, le hasard du calendrier a voulu que cette rencontre se tienne un 5 Octobre, une date historique, dont les évènements tragiques ont permis d’aboutir à la promulgation de la loi 1990 sur l’information qui allait consacrer l’ouverture de la presse écrite. Aussi, c’est le même Brahim Brahimi ayant participé à l’élaboration de la loi 1990, qui, 23 ans après, présidera cette rencontre sur l’ouverture de l’audiovisuel ! Ouvrant le bal, M. Brahimi, spécialiste en droit de l’information, a, d’emblée, alerté sur la nécessité d’aller vers une ouverture qui “profitera à la société et non pas aux gouvernants et/ou à leurs proches”, mettant en avant déjà les exemples vécus par des pays voisins. “Il faut penser à éviter de tomber dans le piège de la Tunisie ou encore du Maroc, où les premières chaînes de télévision privées ont été respectivement les propriétés des proches du président Ben Ali et ceux du roi Mohammed VI (…)”, a-t-il averti. Le directeur de l’ENSJI, qui appelle à plus de “prudence” à même d’éviter d’éventuels “dérapages”, préconise d’amorcer l’ouverture de l’audiovisuel par le lancement de chaînes thématiques. Ceci, d’autant plus qu’il relève “l’absence d’une stratégie” à la veille de cette ouverture annoncée. En outre, M. Brahimi regrette le fait que la loi sur l’information, quand bien même libératrice des médias, précède la révision de la Loi fondamentale du pays. “Je pense qu’on aurait mieux fait, si on avait commencé par la révision de la Constitution qui consacrera la loi suprême sur l’information, soit une loi organique pérenne (…)”, a-t-il commenté. Néanmoins,

M. Brahimi nourrit de grands espoirs quant à voir ce projet se concrétiser dans les meilleures conditions possibles, tant est que, avoue-t-il, le choix des compétences et des personnes à décider des “règles du jeu” sur l’audiovisuel semble être “adéquat”.

 

“L’ENTV est contre la nation !”

De leur côté, les enseignants Belkacem Mostfaoui, Mohamed Lakhdar Maougal, Ahcène Djaballah et Abdeslam Benzaoui, qui accueillent avec enthousiasme la décision du gouvernement d’ouvrir enfin le champ de l’audiovisuel, n’ont pas dissimulé, en revanche, leurs appréhensions quant à voir ce projet se heurter à d’éventuels blocages.

Se réjouissant de l’existence de compétences nationales en mesure de bien mener ce projet, M. Mostfaoui, professeur en sciences de l’information et de la communication, qui juge que le facteur temps est “déterminant”, appelle à hâter la promulgation de la loi sur l’audiovisuel promise par le gouvernement. Lui qui estime, par ailleurs, que l’unique télévision publique actuelle ne sert plus les intérêts de la nation. Mieux encore, il dira que “l’ENTV est contre la nation !”, d’où son appel à la création d’un groupe de chaînes de télévision publiques “nécessaire pour résister aux stratégies fatales” des médias internationaux. Il convient de rappeler que l’ENTV a déjà fait l’objet de critiques acerbes de la part même du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qui a déclaré, sans ambages, lors du dernier Conseil des ministres, qu’“on n’a pas une télévision” !

Farid Abdeladim

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Published by iflisen - dans Fatalisme
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Clovis Simard 13/08/2012 13:18

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