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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 21:07

 

L'Expression

 

MOHAND SIDI SAÏD PRÉSENTE SON LIVRE AU SILA

L'auteur de L'esprit et la molécule rencontre ses lecteurs

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L'auteur de L'esprit et la molécule rencontre ses lecteurs

En 160 pages, c'est toute une vie dédiée à aider les plus démunis qui est retracée dans L'esprit et la molécule.

Mohand Sidi Saïd, ancien vice-président du groupe Pfizer, a présenté, vendredi, au stand de l'Enag, son livre autobiographique L'esprit et la molécule. Le sous-titre du livre est plus explicite sur les intentions de l'auteur puisqu'il parle d'une radioscopie de l'industrie pharmaceutique. L'auteur revient sur les différentes étapes qu'il a franchies au sein de la hiérarchie de Pfizer, devenu au fil du temps un géant de l'industrie pharmaceutique produisant de nombreux types de médicaments. Sa contribution à cette aventure réside dans le fait qu'il a occupé le poste de vice-président du groupe. Il s'y est distingué par ses qualités de manager à l'écoute des acteurs de la société civile, des chercheurs et des utilisateurs. Il est présenté comme une personnalité influente au sein du groupe qu'il parviendra à ouvrir sur la diversité. C'est ce qui lui a permis d'imprimer une touche d'humanisme à l'industrie pharmaceutique.
Tout au long de ses 40 ans de carrière, il n'a pas cessé de concentrer son intérêt et son action sur la disponibilité des médicaments au profit des populations les plus pauvres de la planète. C'est lui qui a contribué à l'installation d'unités de production du groupe dans diverses parties de la planète.
La réussite de l'homme suscite l'admiration, d'autant plus que rien ne le prédisposait à assumer des tâches aussi importantes et aussi nobles au service de l'humanité. Dans sa jeunesse, il avait pris le parti de se consacrer au droit avant que des rencontres ne le détournent vers le management dans le secteur pharmaceutique. Ses compétences, il les a acquises au prix de longues et incessantes luttes dans un milieu où l'on ne se fait pas de cadeaux. Il a su néanmoins tisser autour de lui un réseau de connaissances grâce auquel il rendit sa présence incontournable au sein du groupe. Au cours de sa carrière, Mohand Sidi Saïd a parcouru le monde en se rendant notamment en Afrique, un continent miné par d'effroyables pandémies dont celle du sida.
Malgré le fait qu'il s'est retiré des affaires, son avis reste très sollicité sur les questions de la santé et du savoir en général. Il n'a eu de cesse également de propager des valeurs humanistes, essentielles selon lui, à la réussite professionnelle. Il se base sur son expérience personnelle pour faire la promotion des vertus du jugement, de la capacité à observer, à analyser et à se remettre en question. Ses préceptes dans la vie privée, il les a érigés en prérequis scientifiques, rejoignant de la sorte le chemin tracé par de grands penseurs. Il se révèle ainsi un grand cartésien avec un vif esprit scientifique ayant guidé sa méthode. Son chemin est jalonné par la constance, la persistance et le désir d'aller toujours de l'avant, comme il l'explique lui-même.

 

 

MOHAND SIDI SAÏD À L'EXPRESSION

«Tout n'est pas irrémédiablement tracé»

Il analyse dans le détail les modes de management dans le secteur pharmaceutiqueIl analyse dans le détail les modes de management dans le secteur pharmaceutique

Il a été au sommet du pouvoir dans une société pharmaceutique aux Etats-Unis mais ne répugne guère à aider les pauvres dépourvus de soins. Voici les deux facettes de Mohand Sidi Saïd qui détaille ces deux destins dans cet entretien.

L'Expression: Dans votre livre, vous avez abordé la méthode d'implantation des entreprises pharmaceutiques dans le monde. Le climat des affaires est-il plus contraignant en Afrique dans ce secteur?
Mohand Sidi Saïd: Il n'y a pas de climat des affaires particulier à l'Afrique ou à un autre continent, notamment avec la globalisation et les actions de l'OMC. Il y a un climat des affaires tout court. C'est un climat qui n'est ni simple ni extrême. Chaque Etat réagit en fonction de ses besoins et répond aux sollicitations en fonction des intérêts de ses citoyens. Il y a des règles. Ce sont celles des affaires où la lutte est quelquefois acharnée mais les Etats sont faits pour rétablir l'équilibre quand c'est nécessaire.
Toutes les années que j'ai passées aux Etats-Unis dans des rôles de pouvoir de gestion et de décision, je me suis toujours attaché à établir une balance entre l'intérêt de l'entreprisse et celui du client. C'est encore plus vrai dans le domaine de la santé qui touche à la vie, à la mort, à la maladie et à la souffrance.

Vous parlez de Manhattan mais aussi de vos débuts dans des villages de Kabylie...
J'en parle dans mon livre pour dire que mes premiers pas dans la vie n'ont pas été un succès. Une fois que le hasard de la vie m'amène dans le domaine de la santé je me suis assigné d'en tirer le maximum pour moi, ma famille mais aussi pour que ceci serve peut-être un jour d'exemple. Je n'ai pas écrit ce livre pour me faire de l'argent. Je crois qu'à mon âge, ce serait plutôt un peu tard. Je n'ai pas écrit non plus pour la gloire, ayant été au sommet du pouvoir et ayant fréquenté des chefs d'Etat, quelques rois et nombre de Premiers ministres et des ministres. Tout cela est éphémère. Donc j'ai tenu à ce que les revenus de ce livre aillent à l'ONG SOS villages d'Enfants située près de Draria et qui reçoit des orphelins. J'ai voulu que ce livre soit un témoignage pour tous ceux qui, à un moment quelconque, pensent que tout est irrémédiablement tracé. On fait de sa vie ce que l'on veut à condition d'y mettre l'effort nécessaire à cela.

Quel est votre regard sur les systèmes de santé des pays sur lesquels vous avez eu à travailler?
Dans le livre, j'ai essayé de faire un tour d'horizon des systèmes de santé à travers le monde. En fait, il n'y a pas de système de santé qui soit parfait. Celui des Etats-Unis repose sur un mythe et il laisse 40 millions d'Américains sans couverture médicale. La situation n'est guère meilleure en Europe et particulièrement en France qui a fait depuis la V République une vingtaine de réformes sur la santé et très rarement l'équilibre budgétaire a été atteint. L'Algérie n'échappe pas à la règle même si le pays dépense beaucoup d'argent et mobilise des ressources pour la santé des citoyens. Cependant, les Algériens n'ont pas du tout le sentiment d'être bien soignés et ils ont raison car ils méritent d'être bien traités. Notre système de santé est sinistré et fait face à un souci majeur de performance. Il faut souhaiter qu'à un nouveau ministre apparaissent de nouvelles stratégies, de nouvelles missions pour rendre le système de santé, qui absorbe une bonne partie du budget de l'Etat, plus performant. Il est urgent d'établir un état des lieux et de mettre au travail des équipes professionnelles pour définir les stratégies de redressement du secteur de la santé. Les moyens financiers existent et les ressources humaines également. Il faut un leadership éclairé et surtout déterminé avec des objectifs clairs.

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Published by iflisen - dans Émulation
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