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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 22:12

el watan

L'escalade de la haine des cinéastes égyptiens

Notre collaborateur témoigne à partir du Caire

L’escalade de la haine des cinéastes égyptiens

Je sais désormais à quoi m’en tenir sur les cinéastes égyptiens, les journalistes et le festival du Caire. Je suis tombé sur des gens effrayants, tendance soumission aveugle au pouvoir de Moubarak, qui ressemble de plus en plus à Mussolini envoyant ses « chemises noires » contre l’ambassade d’Algérie. Qu’ils aillent tous au diable ! Le Caire, c’était l’enfer. Soudain, j’ai vu l’autre visage de la ville, des ruines partout, des trottoirs défoncés, des rues noires de saleté, des mendiants et des mouches.



Le Caire (Egypte). De notre envoyé spécial

Et j’ai vu l’immense souffrance, la détresse de ces Cairotes non pas à cause de leur noire misère mais parce qu’ils ont perdu un match de football contre l’Algérie. Même les gens humbles, crasseux, qui semblent être la majorité des habitants, se sont mis à crier vengeance contre l’Algérie. Le Caire a oublié l’humour pour entrer dans l’hystérie. Le jour-même où Moubarak s’est couché devant l’Israélien Peres en visite officielle, il ordonnait à ses hordes de loubards d’aller brûler le drapeau algérien devant notre ambassade.J’ai cherché en vain un journal propre, intelligent ; un cinéaste, un artiste, un professeur d’université courageux, honnêtes, qui s’opposent à cette infecte politique de haine et de terreur qui secouait Le Caire après la victoire de l’Algérie : il n’y en avait pas un seul, aucun. Ils étaient tous aux ordres, intoxiqués par les mensonges du pouvoir selon lequel les supporters algériens étaient armés comme des Sioux à Khartoum et s’attaquaient aux paisibles Egyptiens... Le 33e festival du Caire lui-même ressemblait à une cour d’esclaves au service d’un certain Farouk Hosni dont on sait le sort funeste de sa candidature à l’Unesco. Mais ce type-là a tout de même recueilli la voix de l’Algérie ! Pour ensuite, recroquevillé dans son fauteuil de l’opéra lors de la cérémonie de clôture, flottant de son misérable oubli de ce que l’Algérie a fait pour lui, organiser une grossière machination contre le cinéma algérien.

Bien fait pour nous qui avons soutenu ce ministre de la Culture égyptien qui sent une grosse odeur de moisi après 22 ans au même poste ! Rappel. L’idée d’inviter Rachedi et d’autres cinéastes algériens au 33e festival du Caire a germé en juillet dernier, lorsque le festival d’Oran a accueilli une forte délégation d’Egypte avec toutes les convenances dues à des artistes. Treize films algériens au programme, un hommage à Rachedi, un dîner officiel à la Citadelle dans une ambiance tout à fait normale, avant les deux matchs. Puis le triomphe des Verts à Khartoum a soudain entraîné toute l’Egypte vers les rivages d’une dangereuse escalade de haine. Sans rime et sans raison cinématographique, les organisateurs du festival du Caire ont suivi l’insipide mouvement, transformant l’évènement en un traquenard. Deux cinéastes au jury, Belkacem Hadjadj et Lies Salem, ont claqué la porte. Les journalistes ont cherché un vol retour pour rentrer au pays. Les films de Rachid Bouchareb, Abdelkrim Bahloul, Bachir Derraïs, Saïd Ould Khelifa, Fatma Zohra Zamoum... ont soudain disparu des salles après le but de Antar Yahia ! Dans les rues, des gens d’habitude simples, dociles, larbins, des épiciers, des bouabs, des chauffeurs de taxi se sont pris pour des foudres de guerre. Et pendant tout ce temps, la presse continuait à étaler des montagnes d’inepties, de mensonges hallucinants, tout à la gloire d’un raïs inexorablement courbant l’échine devant son visiteur venu de Tel Aviv. En débarquant au Caire, j’étais encore sous le charme de Bombay (Mumbai), du merveilleux temps de Juhu Beach et des défilés des stars de Bollywood couvertes de soie et de bijoux qui participaient au 11e festival du film de Mumbai (MFF) organisé par la Mumbai Academy of Moving Image (MAMI). A côté de Bombay, Le Caire, c’est désormais le néant. Il faut fuir la misère exécrable de l’Egypte et aller vers la singulière beauté de l’Inde.



Par Azzedine Mabrouki


el khabar

Harcèlement des forces de sécurité sur le staff d’air Algérie
Bouabdallah dépose une plainte auprès des autorités égyptiennes

Les forces de l’ordre égyptiennes continuent leur stratégie d’intimidation et de harcèlement du staff d’Air Algérie, allant jusqu'à annoncer, avant-hier, l’existence du bombe dans un des avions de  ligne, transportant des égyptiens, sans aucune preuve ou information pour étayer leur dires. 
Les services de sécurité  de l’aéroport international du Caire ont décrété l’état d’Alerte, suite à un scenario fabriqué de toutes pièces, selon lequel,  il y avait une bombe dans l’avion d’air Algérie, en provenance de l’aéroport international Houari Boumediene. Le directeur général  de la société Abdelouahid Bouabdallah a précisé, dans un entretien hier avec  el khabar, que « ce qui était arrivé est un dangereux précédent et que l’annonce de l’existence d’une bombe a bord d’un avion transportant 127 passagers n’avait pas du tout été…..  ».
Notre interlocuteur a par ailleurs ajouté  que « le feuilleton de la politique d’intimidation et de harcèlement exercé par les autorités égyptiennes sur notre société connaissait une escalade inquiétante », et a considéré qu’il était impossible qu’un Boeing 737/800 et dont 98 % des passagers étaient des ressortissants égyptiens en provenance d’Algérie ».le vol 4038 transporté d’après notre même source, 116 égyptiens travaillant dans plusieurs entreprises égyptiennes en Algérie, et 9 autres passagers algériens et palestiniens, et avait décollé de l’aéroport d’Alger vers onze heure.
Mr Bouabdallah s’est également dit étonné que « les services de sécurité égyptiens aient refusé de rendre aux passagers leurs bagages après plus de deux heures de fouilles », ajoutant que « cela avait retardé le vol retour transportant cette fois ci 90 personnes, des algériens majoritairement, qui a atterri à l’aéroport Houari Boumediene vers cinq heure de l’après-midi, nous avons d’ailleurs enregistré une plainte officielle sur ce qui était arrivé là-bas ».   
Le DG de la compagnie a souligné qu’ils avaient commencé leur politique en « retardant l’heure de départ des avions, en nous empêchant de transporter des supporters algériens au soudan, pour annoncer maintenant l’existence d’une bombe a bord d’un de nos avions » s’interrogeant : «  est-il possible que la bombe annoncé ne soit pas découverte pas la sécurité de l’aéroport d’Alger, mais le soit par les autorités égyptiennes ? »
Notre interlocuteur estime que le nombre de voyageurs entre l’Algérie et l’Egypte depuis le match à Khartoum a atteint des chiffres sans précédent, principalement des algériens installés en Egypte qui ont décidé de revenir au pays en raison du climat d’insécurité, et des départs employés égyptiens d’Algérie.
Le nombre de vol entre l’aéroport d’Alger et celui du Caire, est pour rappel, de 4 vol aller-retour par semaine, les lundis, mercredi, jeudi et vendredi. 

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