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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 21:04

El Watan

 

Activité culturelle à Tizi Ouzou : Le théâtre amazigh à l’honneur

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le 27.12.11 | 01h00

 Une scène de la pièce « Tayri d timest ».

zoom | © El Watan

Une scène de la pièce « Tayri d timest ».

Huit troupes de théâtre venues de plusieurs wilayas du pays participent à la 10e édition des journées théâtrales amazighes.

La 10ème édition du concours national de théâtre amazigh, qui s’est ouvert jeudi dernier au théâtre régional Kateb Yacine de Tizi Ouzou est dédiée au dramaturge Omar Fetmouche. La cérémonie d’ouverture a été lancée par des membres d’Amezgoun n Djerdjer, l’association culturelle organisatrice, en collaboration avec les directions du TR Kateb Yacine, de la maison de la culture et de la direction de wilaya de ce secteur. Les invités d’honneur, dont Omar Fetmouche, se sont succédé à la tribune pour louer la réussite de ces activités, qui éduquent, conscientisent le citoyen, et font émerger des talents.

En intervenant, Omar Fetmouche rappellera au public lorsqu’il avait participé, «ici même, en 1981, soit une année après la révolte d’avril 1980, aux répétitions, avec le groupe Issulas, pour préparer la pièce «L’mik ddu d-udarik !» (Prends ton tracé et suis ton pas !) qui sera présentée au festival du théâtre à Mostaganem où elle eut un franc succès», cassant ainsi beaucoup de tabous entourant l’identité amazighe. L’honneur de l’ouverture de ce concours, auquel participent huit troupes venues de Batna, de Ouargla, de Bejaia, d’Alger, d’Oran, ainsi que des membres du jury, est revenu à la troupe Imnayen, de l’association culturelle de Taourirt Mokrane (Larbaâ Nath Irathen), intitulée «Tayri d timest» (l’amour et le feu).

Le récit présenté par de jeunes comédiens tourne autour d’un royaume remontant à une période antique. Pendant que misère et désespoir y sévissaient, contraignant la population de la contrée à user du commerce de troc, le Roi instaurait le diktat de l’impôt. Un étranger arriva dans le royaume en proposant des réformes, qui finirent par prospérer grâce au feu et à la forge. La trame du récit est «enchevêtrée» dans sa narration par de talentueux comédiens, sous la peau d’idolâtres du feu, du forgeron lucide, voulant sensibiliser sur la «non divinité» du feu, de la fille du roi, amoureuse dudit forgeron.

La prison pour ce dernier, le mariage de la fille à l’hôte étranger. La princesse prie son père de libérer «son» forgeron. Gain de cause obtenu, la colère furieuse de ce dernier le poussera à anéantir tout le royaume par le feu. La princesse survécut mais amochée par ses brûlures. Fou de remords, le forgeron se suicide. Originaire du village Thafoughalt, dans la commune d’Aït Yahia Moussa (daïra de Draâ El Mizan), Omar Fetmouche, en l’honneur duquel cette semaine théâtrale nationale d’expression amazighe est organisée, a vu le jour en 1955 à Bordj Menaïel (Boumerdès).

Actuellement directeur du théâtre régional de Bejaia, le dramaturge, dont la carrière foisonne en produits théâtraux primés (Setta ou dama, D’mik ya ouled l’Afrique, Harfa b’harf, H’zam el ghoula, R’djal ya h’lalef, Aouicha oual harez, etc.), continue toujours à former la jeunesse dans le 4e art.

Salah Yermèche

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Published by iflisen - dans Tamazight tatrart
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