Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 18:48

 

 

SUITE AUX COUPURES DE COURANT DANS LA VILLE

Nuit de troubles à Tizi Ouzou

Par

Il est à signaler que c'est la première fois que la wilaya de Tizi Ouzou connaît des émeutes pour ce genre de problème.
 Il est à signaler que c'est la première fois que la wilaya de Tizi Ouzou connaît des émeutes pour ce genre de problème.

Les brigades antiémeute ont eu du mal à contenir le flux des jeunes en colère.

La ville de Tizi Ouzou a passé la nuit de jeudi à vendredi au rythme des émeutes qui ont touché la majorité des quartiers. Des dizaines de jeunes s'en sont pris aux édifices publics. A l'origine de ces affrontements, qui ont mobilisé durant plusieurs heures les brigades antiémeute, une coupure d'électricité qui s'est généralisée à toute la ville des Genêts.
Les brigades antiémeute ont eu du mal à contenir le flux des jeunes en colère qui arrivaient depuis tous les quartiers touchés par les coupures. C'est aux environs de 21h que des groupuscules de jeunes ont commencé à se rassembler devant le siège de Sonelgaz ainsi que la périphérie de l'habitation du wali de Tizi Ouzou. Pour prévenir tout débordement, les forces antiémeute ont investi les lieux et se sont positionnées en ceinture de sécurité sur le bâtiment situé au centre-ville. Les jeunes ont alors recouru aux jets de pierres et aux pneus brûlés. La nuit a été animée par des cris à l'injustice et les bruits des fusils lance-grenade lacrymogène.
Les affrontements se sont estompés durant quelques heures. Lorsque, des groupes de jeunes revenant à la charge, se sont dirigés vers le stade Oukil-Ramdane. L'infrastructure qui abritait les galas prévus pour les soirées de ce mois de Ramadhan a dû être fermée in extremis pour éviter des dommages. Un gala programmé justement pour la soirée de jeudi et animé par la vedette de la chanson kabyle, Rabah Asma, a été annulé par les organisateurs. Hier matin, la ville était réveillée «groggy». Les trottoirs étaient jonchés de sacs de poubelles et autres détritus.
Ces événements ont poussé justement les citoyens à s'interroger sur la suite du programme concocté pour la circonstance.
Des rumeurs ont déjà été distillées sur un arrêt éventuel des animations prévues après l'attentat qui a visé le commissariat. Celles-ci ont vite été démenties car le lendemain, les galas ont continué d'attirer des milliers de citoyens venus de la ville et de plusieurs communes.
Par ailleurs, il est à signaler que c'est la première fois que la wilaya de Tizi Ouzou connaît des émeutes pour ce genre de problème. Les citoyens, à l'instar de toutes les régions d'Algérie, sont habitués à ce genre de coupures sans pour autant que cela ne provoque des émeutes dans la ville.
Les populations agissent plutôt, le jour, en fermant les routes, les bâtiments incriminés et ceux des mairies et daïras. Les revendications sont généralement claires et sans équivoque. L'amélioration des conditions de vie a toujours mobilisé les citoyens.
Enfin, notons également que dans la matinée d'hier, les habitants du quartier les Genêts ont fermé la route au niveau du boulevard Lamali, axe qui mène du centre-ville vers le CHU Nédir, Mohammed durant les premières heures de la matinée.
Les familles dont les habitations ont été touchées par la bombe qui a explosé dimanche dernier devant le commissariat exigeaient des indemnisations et des réfections.

 

 

 
1
LIberté
Actualité (Dimanche 21 Août 2011)

La région a enregistré un nombre d’attentats record
Une semaine d’enfer en Kabylie
Par : Arab Chih

 

Pourquoi autant d’attentats en si peu de temps et avec une telle facilité ? Pour expliquer ce spectaculaire regain de l’activité terroriste, chacun y va de sa version.

Cinq attentats terroristes en l’espace de cinq jours seulement dans la wilaya de Tizi Ouzou ! Jamais la Kabylie n’a enregistré un si grand nombre d’attaques en une période aussi courte même si, ces dernières années, la région, réfractaire pourtant à l’idéologie islamiste, est devenue un repaire des desperados d’Al-Qaïda. Inaugurée par l’attentat kamikaze du 14 août qui a ciblé la sûreté urbaine de la wilaya de Tizi Ouzou et fait plus de 30 blessés, cette spectaculaire dégradation de la situation sécuritaire a été vite suivie par d’autres forfaits. Le 17 août, l’explosion d’une bombe à Si Mustapha (Boumerdès) a fait 1 mort et 5 blessés.  La même journée, un accrochage entre la police et un groupe armé a eu lieu au chef-lieu de la commune de Béni Aïssi, à 15 km de Tizi Ouzou.
Le lendemain, dans un lieu-dit de la même commune, la voiture du chef de la police de Béni Douala a été prise pour cible. Bilan : un policier et un civil tués. Durant la journée de jeudi,  l’on a enregistré pas moins de 2 attentats : le premier à Azeffoun où un capitaine de l’armée a été blessé suite à l’explosion d’une bombe artisanale et le second à Maâtkas où trois personnes parmi un groupe de villageois, venues secourir un des leurs pris en otage par des hommes armés, ont été assassinées. C’est dire que la Kabylie vient de vivre une semaine d’enfer qui l’a plongée dans un climat de terreur digne de l’embrasement des années 90 qui avait pourtant épargné cette région.
Comme de coutume, aucun officiel n’a prononcé un traître mot de condamnation. Même le directeur général de la Sûreté nationale, Abdelghani Hamel, en déplacement dimanche à Tizi Ouzou, le jour même de l’attentat qui a ciblé la sûreté urbaine de la wilaya, s’était gardé de faire la moindre déclaration publique.
Le même silence pesant et inexplicable est observé chez la classe politique hormis le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) qui a rendu public un communiqué pour condamner ces forfaits et présenter ses condoléances aux familles des victimes.  Pourquoi autant d’attentats en si peu de temps et avec une telle facilité ? Pour expliquer ce spectaculaire regain de l’activité terroriste, chacun y va de son explication.
Certains l’imputent à l’inefficacité de la lutte antiterroriste et des barrages filtrants qui maillent toute la ville de Tizi Ouzou alors que policiers et militaires ont bénéficié d’un matériel adéquat. D’autres crient à la faillite du renseignement et désignent du doigt les derniers changements entrepris dans les corps des services de sécurité de la wilaya de Tizi Ouzou.
D’autres encore y voient la conséquence directe de la politique de réconciliation nationale menée par Bouteflika, qui a requinqué le moral des terroristes et démobilisé les citoyens. Le RCD de Saïd Sadi a proposé une toute autre grille de lecture. Pour lui, ce qui se passe actuellement en Kabylie est la résultante de luttes au sommet.
“À chaque fois que les clans se déchirent à Alger, la Kabylie est mise sous tension”, explique-t-il non sans dénoncer le système qui “a fait de la violence et de la manipulation une stratégie, livrant la population de la région aux tueries, aux kidnappings et à la délinquance”. “Pourquoi la Kabylie est-elle une fois de plus particulièrement ciblée ? Pourquoi cette recrudescence survient-elle dans un moment de grandes incertitudes sur la cohésion et le futur immédiat du pouvoir ?”, s’est-il interrogé.En juin dernier déjà, quand des militaires s’étaient rendus coupables de “bavures” à Azazga, le RCD avait fait part de l’existence de “scénarii qui travaillent méthodiquement à la déstabilisation de la Kabylie pour y semer la mort à chaque fois que le système est face à une impasse”.

 
 

 

 

1
Actualité
(Dimanche 21 Août 2011)

Enterrement hier des trois victimes de l’attaque terroriste
Emotion et psychose a maatkas
Par : M. HOCINE

Une véritable marée humaine avait envahi littéralement le petit village d’El-Bir. Les autorités locales, les élus locaux, des députés étaient là pour rendre un vibrant et dernier hommage aux trois martyrs de la région.

El-Bir, paisible village de la commune de Maâtkas, se souviendra longtemps de cette terrible tragédie qui a emporté trois de ses valeureux fils. En ce mois sacré du Ramadhan où le thermomètre aura battu tous les records de canicule, les citoyens de la région ont bien du mal à respirer et surtout à contenir leur douleur et leur colère. À El-Bir comme dans tous les villages environnants, le carnage de jeudi soir est pratiquement sur toutes les lèvres. Confiné dans les bas-fonds des “Maâtkas”, El-Bir porte bien son nom car profondément enfoui dans un véritable puits tant le terrain est terriblement accidenté que l’on s’y rend par le haut en passant par Souk El-Khemis et en sillonnant les gros villages d’Aït-Ahmed, Aït-Zaïm et Ighil-Aouène ou, au contraire, en contournant la région par le bas, via Draâ Ben-Khedda pour traverser les villages de Megdoul et d’Izaroudène. Peu importe, tous les chemins mènent au fin fond d’El-Bir et tous les villages de la région convergent vers le même sentiment de révolte et d’indignation.

Rabah Slifi, brave père de famille de quarante-sept ans, possédait un fourgon de transport de voyageurs et assurait quotidiennement la ligne El-Bir - Draâ Ben-Khedda et Dieu seul sait combien il était estimé à El-Bir, son village natal comme à Draâ Ben-Khedda où ses collègues transporteurs lui vouaient beaucoup de respect. “Toujours aimable, généreux et surtout disponible à tout moment et en toute circonstance, Rabah était l’ami de tout le monde. Il est mort en héros car il ne voulait guère céder au chantage tout en essayant de sauver son jeune beau-frère Brahim Issaoune qui était entre les mains de ses ravisseurs”, ont tenu à témoigner de nombreux collègues et amis qu’ils soient de Maâtkas ou de Draâ Ben-Khedda. Aujourd’hui, le regretté Rabah Slifi laisse une veuve dans la détresse et la souffrance car elle aura perdu trois êtres qui lui étaient très chers, son regretté époux, son frère cadet Brahim Issaoune, 28 ans à peine, qui a été pris en otage et son cousin Karim Issaoune, lui aussi ravi à la fleur de l’âge car tout juste âgé de 30 ans. Le père “Da Mohand” est inconsolable. Émigré en France depuis de longues années, il est venu passer le Ramadhan au bled et partager quelques semaines en famille sans se douter un seul instant que sa vie allait tourner au cauchemar et basculer dans le vide. Ayant eu vent de son arrivée au village, les ravisseurs ont aussitôt pointé le nez pour lui soutirer de l’argent. Aux dernières nouvelles, les criminels lui auraient exigé deux cent millions de centimes contre la libération de son fils cadet Brahim. “Da Moh” est parti très jeune en France où il a passé toute sa vie à trimer à la sueur de son front. “Il n’avait pas de grosse fortune. Durant toute sa vie, il a économisé un peu d’argent afin de construire une petite maison au village pour abriter décemment les siens sans plus !”, dira un villageois visiblement troublé par toute cette sauvagerie. Puis, tout s’enchaîna tragiquement avec l’arrivée des proches et des villageois qui tentèrent de faire avorter le rapt et de s’opposer au chantage. Entre la vaillance et la bravoure des villageois et la lâcheté et la cruauté des assassins, le carnage ne put être évité. Et la mort implacable avait choisi son camp, celui de la dignité et de la loyauté. Il faut dire que dans les deux communes de Souk El-Khemis et Souk El-Tenine, le racket et le crime organisé font bon ménage. “La semaine dernière, un jeune entrepreneur venait d’encaisser la modeste somme de soixante millions de centimes quand des hommes armés sont venus taper à sa porte le soir venu. Ici, tout se sait et se monnaye. C’est la loi du talion et les citoyens ne savent plus à quel saint se vouer”, dira un jeune d’El-Khemis. Terrorisme ou banditisme ? Ou les deux monstres à la fois ? Allez comprendre quelque chose ! Toujours est-il qu’une véritable marée humaine avait envahi littéralement le petit village d’El-Bir que les autorités locales, les élus locaux, quelques députés étaient là pour rendre un vibrant et dernier hommage aux trois martyrs de la région. Le wali de Tizi Ouzou, accompagné du chef de sûreté de wilaya et du commandant du groupement régional de la Gendarmerie nationale sont arrivés tôt le matin pour rendre visite aux trois familles endeuillées et présenter leurs condoléances. À cause de la chaleur torride qui sévit sur toute la région, les trois victimes ont été enterrées très tôt, l’un après l’autre, entre 11 et 12h dans des carrés familiaux ! Arrivé le matin par l’axe Tizi Ouzou-Maâtkas, le cortège officiel emprunta au retour l’autre trajet menant d’El-Bir vers Draâ Ben-Khedda pour des raisons de sécurité. En attendant, la population d’El-Bir et toutes les contrées les plus reculées des “Maâtkas” ont bien de la peine à pleurer leurs martyrs tout en appréhendant des lendemains inquiétants et incertains car le terrorisme et le banditisme sont encore aux aguets malgré toutes les fausses assurances des politiques et des garants du pouvoir.


Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : La confédération des Iflisen Umellil
  • : Un des objectifs est de reconstituer la grande confédération qui regroupait les 14 aarchs des Iflisen Umellil avant la colonisation française. Le but est de rétablir les liens interrompus et de promouvoir la solidarité inter-arche. Nous visons également à consolider les liens entre la diaspora et leur région d'origine. Réecrire l'histoire des Iflisen et préserver leur patrimoine matériel et immatériel .
  • Contact

Recherche

Liens