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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 19:15
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El Watan

 

le 05.10.11 | 15h46

 Commémoration du 05 octobre 1988: le rassemblement du Raj empêché

 

Peu avant la tenue du rassemblement pacifique prévu par le Rassemblement-Action-Jeunesse (Raj) à Alger pour commémorer les évènements du 5 octobre 1988, les forces de l’ordre ont procédé à l’arrestation des responsables de cette association et à la dispersion de la foule.

A 12h30, heure prévue pour la tenue du rassemblement, ils étaient environ une vingtaine de personnes au Square Port Saïd, devant le Théâtre national Mahieddine Bachtarzi à Alger (TNA), lieu qui devait abriter la manifestation étant donné que la place des martyrs est fermée au grand public.

Rencontré sur les lieux, Dr Nait Abdelah Rabah, membre du FFS, a affirmé que les arrestations « ciblées » ont commencé aux alentours de 11h. «Des flics en civil sont arrivés et les ont embarqué vers le commissariat», témoigne-t-il. «Le pouvoir devient de plus en plus policier. Il s’est mieux équipé en équipements de police alors que les hôpitaux maquent d’équipements médicaux», a-t-il constaté.

Selon lui, le fait que l’appel du Raj n’a pas reçu un grand écho cette fois-ci, auprès de la population cela revient à un problème de diffusion. «La communication est très limitée, surveillée et censurée», a-t-il expliqué. «La société civile est dépolitisée par la propagande, la corruption et la répression du régime », a-t-il ajouté.

Ont répondu favorablement à l’appel du Raj plusieurs associations dont l’association des familles des disparus, le réseau Wassila et l’association des victimes d’octobre 88.

Présente sur les lieux, Mme Fadhila Boumendjel Chitour, présidente du Réseau Wassila s’est étonnée de la position des pouvoirs publics face à cette initiative d’autant plus que par le passé «le régime a fait preuve de vouloir se rattraper concernant les évènements de 88 ». «Je me souviens qu’avant 92 le pouvoir a déposé, une fois, une gerbe de fleur à l’hôpital Mustapha à la mémoire des victimes d’octobre 1988 », a-t-elle dit.

Né dans la foulée des évènements d’octobre 1988, le Raj a pour habitude de célébrer annuellement cette date décisive dans l’histoire du pays en déposant une gerbe de fleurs à Place des Martyrs, à Alger.

Mina Adel

 

Les acquis perdus d’une révolte : Les leçons d’Octobre

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le 05.10.11 | 01h00

On a beau tenter de sortir des arguments comme la décennie noire (le terrorisme) pour justifier la régression politique et le détournement impudent des acquis d’Octobre 1988, personne n’y croit.

Désabusés, les Algériens constatent amèrement que ce qui a été arraché dans le sang –la liberté et le pluralisme politique – leur a été presque repris ou plus précisément a été totalement vidé de sa substance. La régression a été telle qu’en 2011, 23 ans après, les Algériens se sont remis à la lutte pour reprendre les acquis perdus. 23 ans après, le souvenir d’Octobre 1988 intervient dans un contexte marqué par la chute de certaines dictatures dans le monde arabe et, du coup, cette date qu’on a bien essayé de galvauder réapparaît comme un moment important dans l’histoire des luttes démocratiques dans le pays.

Certains esprits malveillants, d’autres par coquetterie élitiste, divisent encore sur la nature et les origines de ce moment, souvent pour réduire la portée de ce mouvement. «Révolution, lutte de clans ou chahut de gamins», la réalité est bien là : Octobre avait ouvert une parenthèse ; les tenants du pouvoir ont vite fait de la refermer. 23 ans après, on se retrouve encore à revendiquer le droit de faire de la politique à travers un hypothétique agrément que le pouvoir avait cessé de servir. 23 ans après, l’Algérie est le seul pays – aux côtés de la Corée du Nord et de la Syrie – qui bloque l’ouverture de l’audiovisuel à la libre expression et l’autorisation de créer des chaînes de télévision et des radios privées.

Si le régime algérien donne l’apparence d’être perméable aux idées de démocratie et de progrès, au fond et dans la pratique, il n’est autre qu’une dictature à l’ombre de laquelle a prospéré l’arbitraire, les passe-droits, la pensée unique, l’exclusion et la corruption.
Octobre était porteur d’espoir, d’idéal démocratique avant que le rêve ne se transforme en cauchemar. Le fleuve a été bel et bien détourné. 23 ans, un quart de siècle presque, souvent le temps que prennent les nations pour se construire ou se reconstruire. L’Algérie a pris le chemin inverse.

Coincée entre la tentation totalitaire, l’incompétence et la corruption généralisée, le pays semble bien pris dans un engrenage infernal de régression, conséquence des errements d’une classe dirigeante plus soucieuse de se maintenir au pouvoir, pour elle synonyme de privilège, que de stopper la dérive. Combien de fois on a révisé la Constitution depuis Octobre 1988, qui avait donné naissance au pluralisme politique et à liberté d’expression ? Combien d’élections que l’Algérie a organisées et qui n’aient pas été contestées et entachées de fraude ? Aucune ! Ceux qui ont eu à gérer le pays ne lui ont offert aucune visibilité. 23 ans après Octobre 1988, on est encore dans le flou. Il faut donc revisiter Octobre, en tirer les leçons pour mieux voir !

Said Rabia

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