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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 07:10

 

 Cet arbre rare forme une petite population occupant le sud Marocain Amazigh et  les lits de quelques oueds dans la Hamada de Tindouf au Sahara nord occidental. L’arganier est le seul survivant de la flore tropicale hors de son aire naturelle. C’est une source de richesse naturelle pour les populations locales. La valorisation économique via ses sous-produits peut être un moyen de relancer durablement une foresterie rurale intégrée. Il est considéré par les populations de l’extrême Sud comme une ceinture verte contre la désertification, il protège et retient les sols grâce à ses puissantes racines. Ces dames intéressées par leur esthétique et leur beauté connaisse par ailleurs les vertus de l’huile d’argan sur les cheveux et la peau . 

 

 

Protégé comme la prunelle de leurs yeux par les Amazighs du sud Marocain qui ne peuvent s'en passer, l'arganier peut être réintroduit dans le sud ouest algérien.

 

 

Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 05:23  (http://iflisen2008.over-blog.com/article-argan-du-sud-ouest-marocain-39157291.html)

Argan du sud ouest marocain et de Tindouf


argan : arganier (collectif) et huile d'argane.
targant (pl. targinin) : arganier (unité), petit nombre d'arganiers.
aregginen : pluriel de petit nombre d'argan, " quelques arganiers ".
Ce mot s'appliquerait à des arganiers plus grands que les targinin.
ayyaw (pl. ayyawen) : rejet partant de la souche.
tagwntift : petit arganier.
asennan (pl. isennanen) : petite épine sortant du petit fruit par la
fleur.
ajdur (pl. ijduren - ijdar) : fleur d'arganier.

aghray (pl. ighrayn) : fruit à peine formé.
admam (pl. idmamen) : fruit qui commence à se former ; d'abord
rougeâtre, lorsqu'il devient vert, il est appelé :
zêrgemmu (collectif) ;tazêrgemmut (pl. tizêrgwmma) (unité). Lorsque
celui-ci jaunit et mûrit il est appelé :
bilzîz (collectif) ; tibilzîzt (pl. tibilzîzin) (unité) . Après le
bilzîz, lorsque le fruit est sec il est appelé, qu'il soit resté sur
l'arbre ou qu'il soit tombé :
tifiyyict (collectif).

La tifiyyict restée sur l'arbre est gaulée (zwi :
gauler , azway : gaulage) et celle tombée sur le sol est ramassée
(gru : ramasser , tigri : ramassage).

Le tout est mis dans des paniers (agwnin, pl. igwninen) faits avec la
plante inif ; ou tazgawt (pl. tizgiwin) faits en palmier nain
(tiznirt) ou en palmes (ifrawn) de palmier-dattier (tayniwt, pl.
tayniwin) ; la tazgawt contient trois igwninen, l'agwnin lui-même
contient trois tigwninin, une et demie dans chaque poche (tamnâtt,
pl. timnadîn).

Le tout est transporté et emmagasiné dans les pièces du rez-de-
chaussée pour éviter les dommages causés par les rats. On les retire
au fur et à mesure des besoins, mais il arrive qu'on les laisse
plusieurs années.


Les femmes pendant les intervalles de repas, prennent les tifiyyict
et les concassent sur une pierre dite : assargw (pl. issurag) et à
l'aide d'une pierre dite taggunt n wawrag (pl. tigguna n wawrag) ou
plutôt taggunt n tifiyyict pour séparer (sfiyc : éplucher, asfiyc :
épluchage) l'enveloppe sèche (agalim, pl. igalimen ou alig, pl.
iligen) du noyau (aqqa, pl. aqqayn). L'agalim est donné aux animaux
(chameaux, bœufs, moutons, chèvres) ; les chevaux, les ânes et les
mulets (lebhaym n wazag : animaux à frange) ne le mangent pas.

Les femmes mettent les noyaux aqqayn dans des paniers igwninen, puis
les concassent (erg : concasser, awrag : concassage), sur une pierre
assargw n wawrag à l'aide d'une pierre taggunt n wawrag. Les
concasseuses sont appelées tamragt (pl. timragin) : le pluriel
masculin imragen est employé dans l'expression : " flan, llan dars
imragen - on concasse chez un tel = il bénéficie d'une tiwizi
entr'aide collective ".
Lorsque le noyau est cassé, les hommes séparent l'amande (tîznint,
pl. tîznin) des morceaux (irgen) de la coque (irg) et mettent les
amandes dans un panier (tagwnint).
Les débris de la coque, irgen, tombés sur le sol sont utilisés comme
combustible.

Les amandes tîznin sont torréfiées (ssli : torréfier, asslay :
torréfaction) dans un plat en terre (afellun, pl. ifellan) posé sur
le feu.

Les amandes torréfiées sont moulues dans un moulin à bras appelé
azerg n tîznin. Du moulin sort par un conduit (ils n wazerg) une
espèce de pâte (amlû) qui tombe dans un récipient en terre appelé
tazlaft n yîzmi muni d'un conduit (ils n dezlaft).

La femme verse sur cette pâte, à l'aide d'une cuillère à pot
(aghwnja, pl. ighenjawen) un peu d'eau tiède (aman ulbanin) et
mélange le tout d'une main, jusqu'à ce que la pâte se forme en
grumeaux ressemblant à du couscous.

Les grumeaux s'agglomèrent et forment la tazgemmut ou tazegmut,
nageant dans l'huile d'argan. La tazgemmut est pressée (zêm :
presser, îzmi : pressage) pour extraire l'huile qu'elle contient
encore. L'huile est mise dans des récipients faits de citrouilles
sèches (taxsayt n wargan) et la tazgemmut est donnée au bétail
(chameaux, bœufs, moutons et chèvres).

Source: La vie berbère par les textes. Parlers du sud-ouest marocain
(tachelhit)". Arsène Roux.

 

 

 

http://www.dz.undp.org/Projets_Cooperation/documentation_support/Bulletin-ProjetALG35.pdf

 

 

Source : http://www.djanatualarif.org/index.php?option=com_content&view=article&id=52:rehabilitation-de-larganier&catid=37:realisations&Itemid=72

 

 

Réhabilitation de l'arganier
Écrit par Administrator   
Mardi, 10 Août 2010 11:03

C'est notre projet phare, entamé dès la création de la Fondation Djanatu-Al-Arif, il nous a permis de capitaliser une expérience non négligeable dans le processus végétatif de l'Arganier: que l'on nomme l'arbre providentiel.

Notre objectif est de le faire connaitre à tout les acteurs du secteur agricole: du décideur jusqu'au simple ouvrier, de le faire adopter; et qu'il contribue au développement économique des zones rurales! Inchallah!

 

 

Petit rappel:

  • L’Arganier, arbre en voie de disparition présente un intérêt économique certain, chacun de ses composants (bois, feuilles, fruits) est utile et présente une source de revenus pour l’usager.
  • La richesse principale de ce végétal reste avant tout son fruit, elle procure l’amande permettant d’obtenir l’huile, possédant des propriétés diététiques et médicinales très intéressantes.
  • Par ses racines longues et solides (jusqu’à 100 m); par sa sobriété (il est peu exigeant en eau) il contribue à la lutte contre l’érosion et la désertification.

Résultats de notre expérience(Taux de réussites obtenues):

Année

Taux de réussite

Croissance maximum atteinte (cm)

2005

35,68%

152

2006

17,66%

91

2007

33,08%

65

2008

37,24%

48

(semis de Mars)

Essais d’acclimatation :

Dans le cadre de notre programme, plusieurs régions du pays (Adrar, Alger, Batna, Béchar, Ghardaïa, Médéa, Oran, Petite Kabylie, Mascara, Relizane, Sidi Bel Abbès, Tlemcen…) ont bénéficié de plants qui se sont bien adaptés.

Mise à jour le Mercredi, 11 Août 2010 13:32

 

Séminaire sur l’arganier à Tindouf

Une espèce endémique en déclin

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le 09.04.11 | 01h00 Réagissez

Un rapport de la direction générale des fôrets met en exergue la fragilité des arganeraies. Le bois est utilisé pour en faire des charbonnières.
 

L’arganier est à l’honneur. Un séminaire national sur la préservation et la valorisation de l’arganier se tient à Tindouf jusqu’au 11 avril. «L’arganier régresse en termes de superficie et surtout de densité, il y a lieu de prendre des mesures urgentes pour sa préservation, sa valorisation et son classement en aire protégée», peut-on lire dans un communiqué du ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement. L’arganier (argania spinosa) est un arbre endémique à l’Algérie et au Maroc. Son aire de répartition géographique couvre un territoire relativement important dans le Nord-Ouest de la wilaya de Tindouf où cette espèce constitue la deuxième essence forestière après l’acacia. Un projet avait été lancé en 2008 dans la localité  de Touirat avec la réalisation d’un centre forestier et la plantation de 20 ha d’arganier. Une pépinière avait été créée afin d’assurer la production de plants d’arganier et de veiller à la réussite des plantations. Une superficie a été délimitée pour l’exploitation des fruits de l’arganier et une autre uniquement pour son reboisement. Cette opération a nécessité «la réalisation de travaux portant sur le fonçage d’un puits d’un débit de deux litres/seconde et deux bassins réservés à l’irrigation, un dépôt et des entrées menant à la station d’expérimentation, en plus de la création d’une pépinière et l’acquisition d’équipements nécessaires», selon un article du quotidien El Moudjahid.


Pourquoi ce déclin ?


L’arganier connaît un déclin important pour différentes raisons, d’abord, son bois est exploité pour en faire du charbon, et puis le pâturage n’a pas aidé l’arbre à se régénérer de façon optimale. Au Maroc, où l’arbre est largement exploité, il est passé en moins d’un demi-siècle de 100 arbres par hectare à 30 arbres par hectare. En Algérie, nous comptions quelque 60 000 ha qui auraient régressé pour des raisons de conjugaison de facteurs naturels et de pacages illicites. Un rapport établi par la direction des forêts en 2009, conjointement avec le PNUD, indique que dans la région de Merkala, la présence de pasteurs nomades a eu pour effet la persistance de la pratique du bois de chauffage à travers la création de charbonnières. «Les effets de la déprédation restent visibles sur de grandes étendues à travers les souches et les rejets de souches irréversiblement détruits suite à la persistance de l’action anthropique».


Son importance écologique


L’arganier est un arbre qui peut vivre jusqu’à 150 ans. Grâce à son système racinaire profond et puissant, il protège les sols de l’érosion éolienne et hydrique. L’utilisation rationnelle de son bois constitue une énergie de chauffage importante et sa solidité peut servir de bois d’œuvre. Ses fruits et ses feuilles peuvent être utilisés comme pâturage pour les chèvres. Quant à l’huile qui peut être extraite de l’amande, elle a des atouts phytothérapiques qui peuvent constituer une ressource supplémentaire aux populations locales. Sur le plan de la biodiversité, l’arganeraie sert de refuge à de nombreuses espèces. «Dans ce contexte, nous citons la présence de la gazelle Dorcas et la forte existence de la gazelle Dama, cela pour ce qui est des antilopes. Concernant les canidés, l’hyène rayée trouve aussi son refuge dans l’arganeraie et reste présente par endroits. Quant à l’écureuil de Barbarie, en situation de déclin, sa présence est avérée au niveau de la région et certains endroits, notamment les encaissements d’oueds et surtout les escarpements rocheux, attestent de sa présence. Il va de même pour une diversité d’espèces toutes protégées, qui trouvent dans l’arganeraie un écosystème propice à la création de refuges», selon le rapport de la direction générale des forêts.
 

Zineb Amina Maiche

 

 

 

 

En effet, la culture de l’arganier a connu un net recul, ces dernières années, en raison des conditions climatiques et de l’arrachage illicite.

L’arganier, qui pourrait représenter une source de revenus pour les habitants du sud-ouest du pays, et qui joue un rôle irremplaçable dans l’équilibre écologique, voire économique, est menacé d’extinction par les aléas naturels et les actes de prédation.
Le programme initié par les services des forêts de la wilaya de Tindouf consiste en la mise en terre de plants de cette espèce arboricole, sur une superficie de 20 ha, en la réalisation d’un forage hydraulique et plusieurs bassins de retenue d’eau dans la région de oued El Ma, qui compte une superficie arganière de 300 ha, avec une densité de 10 à 20 arbres/ha. Même si ce secteur accorde une grande importance à la préservation de cette espèce végétale rare, endémique, au sud-ouest du pays, cela reste insuffisant.
En effet, la culture de l’arganier a connu un net recul, ces dernières années, en raison des conditions climatiques et de l’arrachage illicite. La présence de l’arganier à Tindouf et Mostaganem pourrait pousser les habitants de ces localités à extraire son huile qui est l’une des plus chères au monde. L’arganier appartient à une famille tropicale (sapotacées) et est représentée par une espèce ligneuse du genre argania. L’argania spinosa est un arbre forestier en buisson épineux ne dépassant pas les 10 mètres de hauteur, à tronc court, tourmenté et puissant, d’une couronne très dense et ronde. Les symbioses mycorhiziennes ont une action stimulante sur l’amélioration de la multiplication minérale et la croissance de l’arganier juvénile. Ce dernier porte des endomycorhizes à arbuscules, au moment de la transplantation. Ces champignons peuvent éviter le stress hydrique et augmentent la chance de survie des plantules. Le fruit de cet arbre contient une noix dure dans laquelle se trouvent 2 à 3 graines qu’on appelle les amandous. Elles contiennent une huile comestible très appréciée, ressemblant à l’huile d’olive.
Dans son milieu naturel, les chèvres et les chameaux mangent les fruits et dispersent les noix dures avec leurs excréments. Ses noix sont alors récoltées et pressées pour obtenir une huile qui peut coûter jusqu’à 10 fois plus chère que l’huile d’olive. Très riche en acides gras essentiels et en vitamine E, l’huile d’argan est réputé pour ses propriétés hydratantes, revitalisantes et antirides. Elle est aussi idéale pour lutter contre le dessèchement de la peau. Elle adoucit l’épiderme et prévient le vieillissement cutané dû aux conditions climatiques extrêmes (soleil, vent, froid). Elle est également parfaite pour régénérer et nourrir les cheveux secs et fortifier les ongles. Par ailleurs, la population berbère offrait l’huile d’argan, accompagné de miel en signe d’hospitalité aux invités.

R. R.
www.liberte-algerie.com

 

 

 

Rahmani veut classer l'arganeraie de Tindouf en aire protégée


Quand on connait la valeur actuelle de l'huile d'Argan, il serait plus que nécessaire de se mettre au boulot pour préserver l'existant dans un premier temps et surtout replanter des arganiers pour le futur, ça serait très bénéfique pour l'écologie et l'économie de la région. Potentiellement il est possible de passer 3000 hectares actuellement à 90 000 hectares, qui est la supercie couverte à l'origine par les arganiers dans la région de Tindouf. A titre de comparaison, la surface de l'arganier au Maroc est de plus de 800 000 hectares:

"Arbre endémique de l'Algérie et du Maroc, l'arganier couvre le nord-est de la wilaya de Tindouf, mais sa superficie menace sérieusement de régresser. Sur 90 000 hectares d'arganier, seuls 3 000 ont pu être préservés. Protéger l'arganier, c'est le thème du séminaire national sur la préservation et la valorisation de cet arbre organisé par le ministère de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement et la Fondation Déserts du monde.
C'est l'occasion de voir de près cette richesse naturelle dont regorge Tindouf, malheureusement pas exploitée, lors d'une visite dans cette wilaya de Chérif Rahmani. Le ministre a promis de valoriser l'arganier et de prendre des mesures urgentes pour la préservation et le classement de l'arganeraie de Tindouf, située à 110 km du chef-lieu de la wilaya.
M. Rahmani plaide pour le classement de cette arganeraie en aire protégée dans le cadre de la loi n°11-02 du 17 février relative aux aires propriétés écologiques et physiologiques et est plus adapté aux régions arides et semi-arides. C'est un excellent fixateur des sols qui dresse un rempart contre la désertification.

Aujourd'hui les arganiers de Tindouf subissent des coupes illicites bien marquées et le surpâturage depuis fort longtemps, car l'aire naturelle de l'arganeraie est considérée comme un champ ouvert pour le cheptel, explique l'inspectrice de l'environnement de Tindouf.

Si son intérêt écologique dans la lutte contre la désertification est immense, sa réputation dans la composition des produits cosmétiques et ses bienfaits pharmaceutiques n'est plus à démontrer, les clientes se l'arrachent.

L'huile d'argan est un marché fructueux. L'exploitation de l'arganier serait profitable à la région et permettrait le développement local de la région et la création de postes d'emploi.
Le séminaire de Tindouf a été sanctionné par une série de recommandations. Les intervenants ont appelé, entre autres, au classement de l'arganeraie de Tindouf en aire protégée, au développement de la recherche dans le domaine écologique, alimentaire et médicinale, à la mise en place d'un réseau de chercheurs travaillant sur l'arganier."

ALL.AFRICA.COM (11/04/11)

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Published by iflisen - dans Écologie
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