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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 21:50

L'Expression

 

IL Y A 51 ANS, LES ACCORDS D'EVIAN

Où en sommes nous avec la France?

Par

 

La délégation algérienne aux négociations d'Evian

La délégation algérienne aux négociations d'Evian

Pour les historiens, ces accords ont été un compromis historique entre deux peuples.

 

Il y a 51 ans, le 19 mars 1962, l'Algérie naissante et la France coloniale avaient fait la paix en signant les accords d'Evian. Ces accords mettent fin officiellement à sept années et cinq mois de guerre pour laquelle la France a déployé environ 400.000 hommes et durant laquelle 1,5 million d'Algériens ont perdu la vie et des millions d'autres de blessés et de déplacés.
La signature de ces accords a conduit à l'indépendance du pays, le 5 juillet 1962. Pour les historiens, ces accords ont été un compromis historique entre deux peuples. Ils avaient scellé définitivement le sort, 132 ans de colonisation, à la faveur d'un référendum d'autodétermination consacrant l'intégrité territoriale, l'unité du peuple algérien et l'indépendance totale du pays. 51 ans après, un long chemin a été parcouru par l'Algérie indépendante, qui, dans bien des domaines tâtonne, trébuche, mais avance sur le chemin escarpé de l'histoire. 51 ans après la question de la mémoire n'a pas été complètement assainie entre les deux pays dont les relations sont souvent tourmentées.
Le débat sur la mémoire a ressurgi de plus belle à l'occasion de la visite en décembre dernier, du président français Hollande à Alger. M.Hollande a prôné «la vérité, ce qu'est l'histoire», a promis le président français. Dans son discours prononcé devant les élus algériens au Club des Pins, il a soigneusement pesé ses mots. Il a reconnu solennellement les «souffrances que la colonisation française» - un «système profondément injuste et brutal» - a infligées au peuple algérien. C'est ainsi que les deux pays ont décidé d'ouvrir une nouvelle page laissant l'appréciation de l'histoire aux spécialistes, mais il ne s'agit nullement de partager ou d'adhérer à l'idée fatale de l'amnésie. Cela étant, le 19 mars est perçu différemment d'un côté comme de l'autre.
Si en France, cette date est consacrée, depuis novembre 2012, comme une Journée nationale du souvenir «des victimes civiles et militaires de la Guerre d'Algérie», en Algérie, en revanche, elle est célébrée, timidement, comme journée de la victoire. Oui timidement, car 51 ans plus tard, c'est tout juste si cette date est évoquée dans les manuels scolaires algériens. La journée du 19 mars n'est pas fériée, elle n'est pas une fête nationale. Pourtant, c'était le jour où l'Algérie venait d'arracher une victoire ayant consacré les principes énoncés dans la Déclaration du 1er Novembre 1954. C'est ainsi que l'on a considéré que ces Accords n'étaient pas seulement un moyen de mettre un terme à une guerre extrêmement dure de plus de sept ans, mais aussi, il s'agissait d'une occasion pour montrer d'une façon éclatante que l'Algérie était devenue adulte en traitant d'égal à égal, avec la 5e puissance coloniale dans le monde. Avons-nous fait une halte, un bilan du chemin parcouru 51 ans plus tard? Libérés du joug colonial, les Algériens ne partaient pas seulement à la recherche d'une prospérité, mais d'une identité anéantie par les différents colonisateurs qui se sont succédé en Algérie depuis des millénaires.
Le développement de l'Algérie se voulait alors comme une renaissance, une rédemption et une rectification puisque le passé, tout aussi glorieux, a montré qu'il recelait des ferments d'échec. Echec oui, le mot revient avec insistance à chaque fois que l'Algérie se tourne vers son histoire chargée. Question: Où en sommes-nous avec la France? Doit-on aujourd'hui penser à l'Algérie avec ou contre cette même France?
Le dilemme est toujours posé. La génération de la guerre, celle qui a libéré le pays, celle qui a détruit le colonialisme et qui lui a survécu, n'a cédé que très peu de place à la génération de l'après-indépendance.
Erreur fatale qui a coûté cher au pays. Le conflit de générations a fait et fait encore des ravages à tous les niveaux de responsabilité.

 

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Poème en hommage à Krim Belkacem des  At yahia Musa



Il a avait été lâchement assassiné par le pouvoir arabo-islamiste d’Alger dans les années 70 à Frankfort.

 

am ass-a tidet ad tban
wi’iggenɣan Aban
zdat-ek ay izem aɣilas
 
imcumen am-mizerman
bbwin-k s laman
glan yissek a bu tissas
 
atmaten-ik segm’ay slan
teɣliḍ di lexzan
ḥsan tifrat d layas
 
snen-k iflisen aken llan
ay ucbiḥ ṛebban
widak ijebden ṛsas
 
nek d Belaïd i-yi inan
d kečč i-tt-id ibdan
si Maɛmeṛ almi d Beqqas
 
yettru imeṭṭi akiwan
f Gahlez mi-t nɣan
tassebḥit s waḥlalas
 
yettgala s ɛabd Ṛaḥman
umɣaṛ agi n zman
kečč d uGahluz am tarwas
 
yuɣal ur ifeṛez asennan
mi-k nɣan di llalman
di Tquṛabt izga kul ass

 

 

 

El-Watan _Edition du 19 octobre 2005
Krim Belkacem
Victime du terrorisme d’Etat
Il y a 35 ans, Krim Belkacem, le révolutionnaire de la première heure, le dirigeant de la lutte armée pour l’indépendance, le négociateur en chef et signataire des accords d’Evian, le militant pour la démocratie, a été découvert étranglé, un mardi 20 octobre 1970 dans une chambre de l’hôtel Continental à Francfort.

Un crime d’Etat à l’encontre d’un héros de l’histoire contemporaine de l’Algérie, commandité par le pouvoir et exécuté par des agents de service, indifférents à l’illégalité des missions qui leur sont confiées sous la stupeur d’une opinion publique tétanisée et le silence des nations dites civilisées. Ce « faux pas », commis dans le contexte de l’Algérie du conseil de la révolution pour le redressement national, représente le symbole de l’élimination physique des opposants par un régime érigeant la répression en système de gouvernement. Il est également le symbole de l’usage de la raison d’Etat pour couvrir les auteurs du crime et faire obstacle à la manifestation de la vérité, établir les responsabilités et désigner les coupables. Un crime ne saurait être couvert par une autorité quelconque. Un crime a des auteurs et des complices, de même que l’on rend compte d’un crime à la justice et non à un service.

 

 

 

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