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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 22:41

 Communiqué 2 de Forza Mezghenna

 

 

A). Réhabiliter les mausolées d'Alger, patrimoine d'une période allant du 12ieme au 15 ième siècle. Les Qouba de ces saints d'Alger ont été pour la plupart profanées et saccagées récemment par les fanatiques.

 

1. Le plus connu est incontestablement Sidi Abderahmane Et-thaâlabi qui se trouve à la rue Ben Cheneb (rond point de la rampe Valée en allant vers Djamâa Lihoud)
Ce mausolée est un lieu poétique, empreint de sérénité et de quiétude.

Dans ce même site, on trouve également Sidi Wali Dadda et Sidi Flih

2. Sidi Ben Ali (cimetière des 2 princesses: la légende que les deux soeurs enterrées en ce lieu moururent de chagrin d'amour)

3. Sid M'Hamed bouqabrine (le saint aux 02 tombres, une à Belcourt et l'autre en Kabylie)

4. Sidi Brahim ("gardien de la mer") , son tombeau se trouve à l'Amirauté

5. Sidi H'lal (rue de Bab el Oued) connu surtout par ouled el kasba

6. Sidi Bougueddour (situé en plein centre de la Casbah)

7. Sidi Medjbar (perché sur les hauteurs d'Alger du côté de Zghara)

8. Sidi M'hamed Chérif (Casbah) On dit que pour apaiser ses angoisses, il suffit de boire 3 gorgées d'eau de ce lieu de culte

9. Sidi Ramdane (Casbah) très beau monument, ce quartier est aussi connu pour son Hammam d'une architecture remarquable

10. Sidi yahia à hydra

11. Sid lek'hal à bab el oued

12. Lala Setti Taklit, une maraboute à bab el oued

13. Sidi Fredj, à l'entré du port qui porte son nom

14. Stawali

15. Âssas El Kadous, son tombeau est situé près de oued el kadous, derrière le parc zoologique mais je ne connais pas son nom.

 

 

 B. Construire un monument à le mémoire du fondateur d'Alger : Bologhine Ibn Ziri.

Elle fût construite sur le territoire de la confédération de Mezghanna. A cette époque, tout le monde parlait tamazight à Alger. Certains endroits parlent encore cette langue vernaculaire tels que les toponymes Telemly (vient de Tala melal, fontaine blanche), Tamentefoust (vient de Tamenyefust, le rive droite), Bologguin (nom du chef ziride, fondateur d’Alger), etc...

On sait maintenant que ce sont les Kabyles (les Ketama) qui furent à l’origine de la création du 3ième Khalifat musulman : le Khalifat Fatimide. En effet, les Imazighen d’Afrique du Nord se sont alliés vers l’an 900 aux shiites Perses pour mettre fin à la tyrannie des Khalifes abbasside de Baghdad et Omeiyade de Damas. Ibn Khaldoun écrit "...Quand les Fatimides furent parvenus à établir leur domination en Ifrikia, Ziri (fils de Menad, gouverneur de Tamazgha sous l’autorité Abbasside) passa de leur c?acute; à cause des liens de clientèle qui attachaient sa famille à celle d’Ali Ibn Abi Taleb, et, dès lors, il se montra un de leurs partisans les plus dévoués...". Ziri devint chef des Sanhadja et bâtit la ville d’Achir sur le flanc de la montagne du Titeri. Il reçut le commandement de la ville d’Achir et de la province de Tahert. Ibn Khaldoun écrit : "...Quelques temps après, Ziri autorisa son fils Bologguin à fonder trois villes, l’une sur le bord de la mer et appelée Djazaïr-Beni-Mezghanna (les îles des enfants de Mezghanna), et l’autre sur la rive orientale du Chélif et appelée Miliana ; la troisième porta le nom de Lemdia (Médéa). Bologguin fut investi par son père du gouvernement de ces trois places, qui sont encore aujourd’hui (à l’époque de Khaldun) les villes les plus importantes de Tamazgha centrale. Ziri perdit la vie en juillet 971 dans un combat qui opposait les Fatimides aux Maghraoua (des partisans des Oméïades d’Espagne). Son fils Bologguin lui succèda et réussit à assoir son autorité sur toute Tamazgha et à faire disparaître la domination des Oméïades. Après avoir établi leur autorité sur toute l’Afrique du Nord, les Ketama s’emparent de la Sicile et conquirent l’Égypte pour établir leur capitale au Caire en 973. Ils laissent le gouvernement de Tamazgha (Afrique du Nord) à leur lieutenant Bologguin, fils de Ziri, fils de Menad. Bologguin mourut en mai 984 , à Ouarekcen, localité située entre Sidjilmessa et Tlemcen, pendant qu’il rentrait d’une longue expédition. En 1045, les Zirides rejetèrent l’autorité du Khalifat Fatimide et proclamèrent la souveraineté de Tamazgha avec un retour à l’orthodoxie sunnite. Gabriel Camps écrit "...Pour punir cette sécession, le Khalife fatimide "donna" Tamazgha aux tribus arabes, trop turbulentes, qui avaient été cantonnées dans le Saïs, à l’est du Nil, en Haute Egypte. Ces tribus, Djochem, Atbej, Zoghba, Riyah, Rebia et Adi, se rattachaient à un ancètre commun, Hilal, d’où le nom de l’invasion hilalienne ; les Beni Hilal, bientôt suivis des Beni Solaïm et des Beni Mâqil, pénètrent en Tamazgha vers 1051...". Ibn Khaldoun avait dépeint ces Arabes bédouins comme une armée de sauterelles détruisant tout sur son passage. En tout leur arrivée devait transformer radicalement le visage de Tamazgha et l’arabiser en grande partie. C’est de cette époque du Khalifat Fatimide que nous vient la célébration, jusqu’à maintenant, de l’Achoura (taâchurt)d’un bout à l’autre de Tamazgha. Dans les pays shiites, le 10 Moharram commémore l’anniversaire de la bataille de Kerbala en l’an 60 de l’Hégire (680 de notre ère) au cours de laquelle tomba Sidna l-Hocein fils de Sidna Ali Abu Thaleb et petit-fils du Prophète. La veille est marquée par le jeûne des ascètes shiites et le jour de l’achoura est un jour de deuil pour la shiaâ. Ce dernier élement est de très loin celui qui contribue le le plus à donner à cette fête, dans les populations rurales de Tamazgha, un caractère de gravité, inchangé depuis les Fatimides.

 C. Construire un monument à la mémoire de  , roi d'Alger de 1520 à 1527.

 

Sidi Ahmed ou el Kadhi fut le fondateur de la dynastie des Seigneurs puis rois du royaume de Koukou[1] qui a duré pendant deux siècles[2] et il sera roi d'Alger de 1520 à 1527. Sidi Ahmed ou el Kadhi symbolise la résistance kabyle à la colonisation turque .

En 1518, Aroudj trouvera la mort à Tlemcen, Kheireddin Barberousse, frère de ce dernier, prendra alors la tête de l’armée turque et accusera Sidi Ahmed ou el Kadhi de trahison. Touché dans son amour propre, Sidi Ahmed ou el Kadhi se réfugiera dans sa forteresse de Koukou en attendant le moment propice pour laver ce que toute la Kabylie considérait comme un affront[évasif].

En 1520, Kheireddin décide de mener une expédition contre Sidi Ahmed ou el Kadhi. La bataille aura lieu dans la plaine des Issers. La victoire des Kabyles sera sans équivoque et c'est avec beaucoup de chance que Kheireddin aura la vie sauve en ayant pris la fuite au bon moment[précision nécessaire]. Victorieux, Sidi Ahmed ou el Kadhi s'empare d'Alger et régnera jusqu'en 1527.

Kheireddin reviendra à l'improviste[précision nécessaire], débarquant à l'embouchure du Oued Sebaou, il vaincra quelques contingents kabyles à Bougdoura près de Draâ Ben Khedda (Mirabeau). Apprenant le retour de l'ennemi, Sidi Ahmed el ou Kadhi, fort d'une grande armée, prendra position au col d'Aït Aïcha des Issers. Cernés dans la plaine, Kheireddin et ses partisans allaient être anéantis, mais la veille du combat Sidi Ahmed ou el Kadhi fut, dans la nuit, assassiné dans son propre camp, d'une main que l'or turc avait soudoyée

 

  D. Construire un monument à la mémoire des 20 000 guerriers Kabyles qui avaient défendu Alger lors de l'invasion coloniale francaise en 1830.

 

Qu'ont fait les Turcs pour défendre l'Algérie face à l'invasion française? L'histoire rapporte que le dey n'avait distribué que deux balles à ses soldats qui en revendiquaient 100, de peur que ces derniers ne se retournent contre lui. Il a fallu que 20.000 guerriers arrivent à la rescousse de Kabylie pour défendre Alger alors que le dey avait chargé ses trésors pour partir à Livourne en Italie. Avant la France il y a eu donc l'Empire ottoman. Passons sur les sévices commis par les janissaires contre les populations algériennes. Les historiens sont unanimes à soutenir que la présence des Turcs en Afrique du Nord n'a pas fait de l'Algérie une Andalousie. Ils n'ont pas construit le château de Séville ou de l'Alhambra. A part quelques forts, ils s'étaient limités à contrôler les grandes villes et laisser la gestion locale aux tribus. Le dramaturge Slimane Benaïssa a résumé ainsi les trois siècles de la présence turque en Algérie: «Ils ont ramené le bain maure, la zorna et les cubes de baklawa.».

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