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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 15:06

Gageons que s'il y avait autant d'espaces virtuels (cyberespace) que de lieux de culte (mosquées), plus de 80% choisiraient le paradis virtuel. En effet, il y a plus de 40 000 mosquées, et x nombre de trottoirs, dédiés au paradis céleste en Algérie. En plus, l'accès à la mosquée est gratuit alors que les cybercafés sont privés.

Le jour où l'internet deviendra accessible à la majorité d'Algériens, comme en Tunisie ou Maroc, le compte à rebours du tout religieux va commencer. La frustration en Algérie est telle que nous assisterons à un retour de manivelle qui évincera la religion de l'espace publique, et d'anéantir les 50 années de panarabisation, de salafisation et de wahhabisation de la société. 

C'est pour cela que l'internet en Algérie traîne la patte, et le réseau est désuet comme au Mali. Une manière comme une autre, pour le régime vendue aux fanatiques, d'acheter du temps. Des villages entiers n'ont pas accès à internet, et les coupures font légion. À quand l'internet satellitaire pour mettre fin à cet isolement ? 

 

 

 

L'Expression

 

Extrait

 

 ...'' Chacun des habitants semble avoir fait son choix. Les uns pour la Toile et les autres pour la Mosquée, les uns pour le paradis virtuel, les autres pour l'Eden céleste à défaut d'un quotidien serein et d'une vie digne et heureuse. «Chacun fuit sa propre réalité et cherche un refuge», remarque Nassim, un jeune peintre au regard désabusé. «Pour moi, mon refuge, c'est ma peinture. J'appartiens au monde que je crée», tranche-t-il.
C'est ainsi que pour les Algériens, une fois le jeûne rompu, les soirées, elles, ne rompent pas avec la «révolution du vide». Devant un été qui affiche des journées des plus dures pour les jeûneurs, beaucoup ont prédi qu'après la rupture du jeûne, les soirées dans nos villes seront plus pimentées et plus animées.
Finalement, que dalle! L'engouement et la bousculade qui caractérisent ce mois de Ramadhan sont enregistrés seulement au niveau des mosquées du pays et des cybercafés. Outre quelques animations culturelles et le peu de sorties nocturnes habituellement programées durant le Ramadhan, la tendance est à la mosquée ou au cyber. Il faut se rappeler qu'autrefois, en ce mois sacré, après chaque rupture du jeûne, la jeunesse s'impatientait de vivre ces soirées si particulières. Le temps où les jeunes étaient toujours enthousiastes et heureux de se préparer à sortir chaque soir. Une époque où, au menu du soir: qaâdate feutrées aux rythmes traditionnels et fêtes branchées, ils savouraient avec insouciance jusqu'à l'aube. Chicha, jeux de cartes, dominos, jeux de société, karaoké ou simples discussions entre amis autour d'un bon thé constituaient des soirées des plus sympathiques..
Cette année, rien ne manque de tout ça. Plusieurs espaces, salons de thé, restaurants ou cafés, clubs se sont transformés en kheïmas le temps d'un mois sacré. Des kheïmas, qui proposent des ambiances assez différentes d'un établissement à l'autre.
Sans compter celles ouvertes toute l'année et qui, lors du Ramadhan, mettent les bouchées doubles pour attirer la jeunesse avide de détente et de loisirs. Les établissements de culture ont mis le paquet: hawzi, andalou, chaabi, rock, jazz, gnawi... Pourtant, «aucune mayonnaise n'a pris», comme l'exprime si bien le grand humoriste Fellag.''

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