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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 22:40

 

DDK

 

Le HCA a remis un rapport au chef de l’état plaidant pour une meilleure prise en charge de la langue

Tamazight vit «un net recul»

 

Le secrétaire général du Haut commissariat à l’Amazighité (HCA), M Youcef Merrahi, a plaidé mercredi à Alger pour une meilleur prise en charge de la langue amazighe dont l’enseignement a enregistré “un net recul ces dernières années”.


“Si les autorités ne prennent pas en compte les propositions formulées par le HCA pour sa promotion, Tamazight risque de s’éteindre dans les écoles dans les années à venir”, a mis en garde M. Merrah lors d’une conférence de presse animée au forum du quotidien El Moudjahid. Introduite dans l’enseignement depuis 17 ans, le nombre de wilayas où Tamazight est enseignée s’est réduit à 10 seulement contre 16 en 1999, a constaté le SG du HCA notant que plus de 90% d’apprenants et encadreurs sont issus des wilayas de Tizi Ouzou, Bouira et Béjaia. Il a, en outre, souligné que le nombre d’apprenants et passé de 37690 encadrés par 233 enseignants en 1995 à 213075 élèves et 1330 formateurs en 2011. Toutefois, a t-il expliqué, cette évolution concerne uniquement six wilayas. “Le reste des régions a vu ses effectifs régresser jusqu’à suppression de son enseignement notamment à Oran, Biskra Ghardaïa, Iliizi et Tipaza”, a indiqué M. Merah. Selon ce responsable, le caractère optionnel (facultatif) de l’enseignement de Tamazignt, l’absence de formateurs, le préalable de demande sociale exigée par le ministère de l’éducation nationale et les horaires inconvenables sont “les principales causes de la régression de l’enseignement de Tamazight”. “Si on veut pérenniser la langue Tamazight au même titre que la langue arabe qui avait retrouvé sa place, il faut que l’état prenne en charge cette langue” a t-il encore insisté. S’agissant de la place de Tamazight dans le secteur de la communication l’intervenant estime que “beaucoup de choses restent à faire”. A titre d’exemple, le SG de HCA a estimé que la chaîne de télévision en expression Amazigh (TV4) lancée en 2009 dont il faut revoir le programme “ne reflète pas réellement la réalité vécue par les Algériens”. Toutes ces propositions ont été les principaux axes du rapport remis au chef de l’état il y a de cela 15 jours, a rappelé le secrétaire général du Haut commissariat de l’amazighité.

 

 

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«L'ENFER» D'UN PREMIER MINISTRE NOMMÉ OUYAHIA

Des hommes et de la République

Par
L'homme mérite plus d'égards et de considération.L'homme mérite plus d'égards et de considération.

On savait que les hommes peuvent malmener la République. On savait aussi que la République peut, à l'occasion, se montrer ingrate à l'égard des hommes.

Mais pas à ce point quand même! On savait que Ouyahia allait partir. C'était même dans la logique des choses. L'homme a si longtemps servi l'Etat, et à de si hauts niveaux de responsabilité, que sa candidature à la prochaine présidentielle est devenue normale et prévisible, et de ce point de vue-là, il devait céder sa place à quelqu'un d'autre. Mais ce qu'on ne savait pas c'est qu'il allait partir de cette manière. Annoncé par un simple communiqué de la Présidence de la République, son départ n'a rien du départ d'un Premier ministre. Cela ressemble plutôt à l'éviction d'un chef de service dans une boîte mal portante et sans culture. Non, on ne se débarrasse pas d'un Premier ministre de la sorte! Quel que soit le différend qui l'aurait, directement ou indirectement, opposé à un quelconque puissant personnage de la République, si différend il y a, l'homme mérite plus d'égards et de considération. Il a été à la tête d'un gouvernement formellement désigné et il occupait le poste officiel de Premier ministre de la République. Sa fonction oblige au respect et son poste aux égards. Toute autre perception des choses ne serait que manquement au pays, aux valeurs de la République et à la République elle-même. Mais, bien sûr, remercier les hommes n'est pas dans nos habitudes et ne peut l'être car cela irait à l'encontre de notre culture de mépris, de déconsidération et de banalisation des efforts d'autrui. Cela porterait atteinte à notre conception erronée des hommes et à notre hiérarchisation boiteuse des choses et des idées. Alors que rien ne nous empêche d'aduler un coureur, de porter aux nues un footballeur même venu d'ailleurs et d'élever, sur les boulevards troués de la République, des statues en l'honneur d'un chanteur débutant qui ne sait même pas lire le solfège, nous éprouvons toute la gêne du monde à remercier publiquement le Premier ministre de notre pays. Il ne s'agit pas ici de tirer le bilan de M.Ouyahia pour savoir s'il a, oui ou non, accompli sa mission convenablement. Il ne s'agit pas, non plus de savoir s'il avait, oui ou non, les mains liées durant ses mandats. Il est question tout simplement de la manière dont il est parti. Sur la pointe des pieds, dirait l'autre! Et il ne s'agit pas de défendre l'homme contre quoi que ce soit ni qui que ce soit, mais de défendre des principes qui, perdus, feraient indiscutablement basculer et la société et la République. Comment une société peut-elle prétendre progresser sur la voie du savoir et de la technologie alors qu'elle ne sait même pas reconnaître les efforts des siens?
Et comment pourrait-elle aspirer à s'améliorer si elle n'arrive pas à séparer le personnel de l'impersonnel? La République est, par définition, la «chose publique», c'est-à-dire non personnelle, non intime, non individuelle et... non subjective. Sans la reconnaissance et les remerciements de sa société, Churchill ne serait pas Churchill. Et sans la gratitude et les égards de sa société, Thatcher ne serait pas Thatcher. Alors que les autres sociétés aiment avoir des «présidentiables», qu'elles les encouragent à porter haut leurs ambitions et à faire preuve d'un haut niveau de ténacité et de persévérance, nous nous faisons, pour notre part, un point d'honneur à piétiner quiconque ose rêver d'avoir des ambitions. Incapables de respecter les hommes pour ce qu'ils sont, c'est-à-dire des humains, nous ne considérons même pas ce qu'ils font. Ni comment ils le font. Le jour où nous saurons nous respecter les uns les autres et le jour où nous saurons valoriser les efforts d'autrui, ce jour-là, nous pourrons parler de République et des hommes de la République.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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