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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 21:09

El Watan

 

Bordj-Menaïel ( Lberj n Imnayen) (Boumerdès)

Les villageois ressuscitent la touiza

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le 18.06.11 | 01h00 

Face à une foultitude de problèmes et à l’absence de l’Etat, les villageois s’organisent.

Les habitants du village Rouafaâ (Iraf3en), au sud de la ville de Bordj-Menaiel, semblent avoir décidé de prendre leur destin en main pour améliorer leurs conditions de vie, devenues très difficiles dans cette région isolée. Les villageois s’arment ainsi de volonté pour venir à bout des problèmes générés par l’échec des responsables locaux et l’absence d’esprit d’initiative de la part de la population.
Les habitants de cette contrée semi-rurale, coincée entre les limites frontalières des communes des Issers, Timezrit, Naciria (La3ziv n Za3mum), ont désormais lancé un pari de fournir plus d’eflontariat en vue d’alléger les souffrances de la population et stopper l’exode rural. En premier lieu, les villageois se sont penchés sur le problème de la décharge sauvage dite «de Vachet», devenue l’une des plus importantes sources de pollution environnementale de la région. Il y a une année, la route desservant ces localités était bordée de toutes sortes d’ordures ménagères rendant la circulation automobile très difficile. Les déchets, jetés ça et là, parfois sur la chaussée, formaient une vaste décharge s’étendant sur plus de trois kilomètres.


Pour remédier à cette situation, les habitants se sont lancés dans un bras de fer face aux autorités locales pour exiger la délocalisation de la décharge.
Leur initiative visant à préserver leur environnement a porté ses fruits, puisque la région a changé de visage aujourd’hui. Les amas d’ordures ont été «supplantés» par des arbustes, tandis que le lieu abritant l’ancienne décharge est recouvert de terre. Les forêts environnantes ont été nettoyées pour permettre aux familles en quête de quiétude de s’y reposer. L’endroit est redevenu le point de prédilection de centaines de personnes qui viennent chaque soir se rafraîchir à l’ombre de grands eucalyptus longeant la rue de part et d’autre. De son côté, le stade jouxtant la «fontaine romaine», ne désemplit plus également. Des centaines de jeunes adeptes du ballon rond y font le spectacle quotidiennement dans le cadre de tournois sportifs organisés par l’association locale.
De l’autre côté, ce sont des groupes de jeunes qui s’adonnent à des parties de pétanque dans des aires aménagés pour ce faire et entourées de troncs d’arbres servant à la fois de clôture aux surfaces de jeu et de bancs pour les spectateurs, qui passent ainsi des moments agréables, loin du vacarme des voitures et des tracas de la ville. Néanmoins, la fermeture de la décharge de Vachet n’a pas fait que des heureux.


Les responsables locaux sont dans une situation embarrassante en raison de l’absence de site à même de recevoir les ordures collectées quotidiennement à travers les quatre coins de la commune. Le centre d’enfouissement technique (CET), programmé depuis plus de cinq ans à Zaâtra (Zemmouri), n’est toujours pas lancé.
Aujourd’hui, le ramassage des déchets se fait par des privés, engagés par l’APC sur le budget communal. En dépit de toutes ces conséquences, les villageois ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. Ils s’engagent plutôt à conjuguer encore leurs efforts pour mettre un terme à la pénurie d’eau potable dont ils souffrent à longueur d’année. «Nous avons quatre sources naturelles intarissables, dont l’une remonte à l’époque romaine, mais elles sont toutes abandonnées. Les services concernés n’ont rien fait pour les aménager et réaliser des réservoirs en vue d’emmagasiner les milliers de litres d’eau qui partent chaque jour dans la nature afin de les redistribuer vers nos foyers», dira avec dépit un quinquagénaire de Bouifri.

Les habitants espèrent également la réalisation en urgence d’un CEM qui permettra à l’avenir de recevoir les élèves des trois écoles primaires, opérationnelles respectivement à Tiherkine, Tizroutine et Tizi-N’ali N’Slimane, comme ils attendent l’aménagement des aires de jeu pour leurs enfants, l’affectation d’un médecin en permanence au centre de santé de Tizi-n’Ali n’Slimane, etc. Le P/APC, M. Karim Gabour, a indiqué pour sa part avoir tout fait pour améliorer les conditions de vie des citoyens de cette partie de la commune. «On a ouvert une annexe d’état civil et un bureau de poste, qui étaient fermés depuis quinze ans. Récemment on a programmé une aire de jeu, mais il se pose pour celle-ci le problème d’absence de site d’implantation. Aujourd’hui si les citoyens réussissent à dégager un terrain pour ce faire, nous promettons même de construire une maison de jeunes», a-t-il ajouté, en rappelant les projets affectés au profit des habitants de la région depuis son élection à la tête de la commune en 2007.

 

Ramdane Koubabi

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