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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 21:56

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Lounis Aït Menguellet donne le coup d’envoi

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A l’occasion de la quatrième édition du festival de la chanson kabyle, la ville de Béjaïa a accueilli, jeudi dernier, le chanteur Lounis Aït Menguellet, à qui est revenu l’honneur de donner le coup d’envoi de cet événement en animant, en exclusivité, la soirée d’ouverture au niveau de la Maison de la culture.

Pour rappel, la dernière visite du chantre remonte au mois de Ramadhan dernier où il a enflammé le public béjaoui lors d’une soirée organisée par le comité des fêtes de la ville au stade scolaire. Lounis Aït Menguellet n’a pas tardé à remettre le pied dans la ville des Hammadites, il s’est dirigé, dès son arrivée, au TRB pour répondre aux questions des journalistes lors d’un point de presse qui a vu la présence du parrain du festival, l’auteur compositeur Kamal Hammadi. Les questions adressées au chanteur se rapportaient, particulièrement, à cette 4e édition du festival dédiée, cette fois-ci, à Chikh Abdelouahab Abdjaoui, sous la thématique de « La chanson humoristique kabyle », mais également, d’une manière plus générale, au statut actuel de la chanson kabyle. En ce qui concerne le festival, le poète trouve que «ce n’est qu’avec ce genre de manifestations que la chanson kabyle maintiendra sa notoriété sur la scène musicale algérienne », insistant sur le fait qu’« avoir mis la quatrième édition du festival sous le thème de la chanson théâtralisée servira de relance à ce style musical qui a presque disparu ». Sur un autre plan, Lounis Aït Menguellet fait plutôt un constat rassurant de l’actuelle situation de la chanson kabyle :« Pour moi, la chanson n’est que le reflet de la situation où elle a été créée, le niveau suit son temps. Si les jeunes, aujourd’hui, préfèrent s’investir dans tel ou tel style musical en délaissant la chanson à texte, c’est qu’ils ne font que suivre la tendance qui est variable d’un temps à un autre, c’est donc logique. Par contre, s’il y a une chose qui peut nuire à la chanson kabyle, c’est bien le piratage et les reprises illégales des chansons ». Ces deux phénomènes, très fréquents d’ailleurs, sont selon lui très dangereux, « ils provoquent la stagnation de la création qui mène, à son tour, vers l’extinction assurée de l’esprit artistique duquel s’est nourri la chanson kabyle depuis toujours ». Il ajoute que « c’est le rôle de l’état de prendre en charge les nouveaux talents, ces derniers n’ont, en aucune période, manqué. Ce qui manque, c’est les moyens et le suivi ! ».« Le recours au piratage et aux reprises illégales n’est pas la faute des nouveaux talents, ni celle de l’ONDA (Office National des Droits d’Auteur), ce n’est que la répercussion directe du manque de moyens et d’encadrement sur la créativité et la productivité ». Lounis Aït Menguellet, pour conclure, s’est adressé, dans un message aux nouvelles générations de chanteurs kabyles, les invitant à contacter des paroliers, qui existent en grand nombre. Cela va, d’après lui, booster les carrières des débutants, d’une part, et d’autre part, relancer la chanson à texte. Le Festival a été inauguré, officiellement, au Théâtre Régional de Béjaïa, en présence d’hommes et de femmes de culture. Une cérémonie conviviale a été organisée, en fin d’après-midi, en présence du secrétaire général de la wilaya. Etaient présents à l’ouverture, Abdelwahab Abjaoui, de son vrai nom Rachid Baouche, à qui cette nouvelle édition est dédiée, en plus des différents partenaires de ce festival. A l’occasion, la troupe Cheikh Aheddad, venue de Seddouk pour la circonstance, a repris avec brio la célèbre chanson de Slimane Azem Idhehred waggur. Omar Fetmouche, commissaire du festival, et Khellaf Righi, directeur de la culture de la wilaya, n’ont pas manqué de rappeler les objectifs de ce festival qui va dans le sens de la promotion de la chanson kabyle, à travers toutes ses variantes, et de rendre hommage à tous ceux qui ont tant donné pour son épanouissement. « Je suis très ému de me retrouver ici et de rendre hommage à Khali Rachid », a déclaré Djamel Allem à l’intention de Abdelwahab Abjaoui, assis au premier rang, avant d’interpréter avec la troupe du TRB la célèbre chanson Al Babour écrite par Cheikh Abdelwahab et reprise par beaucoup d’autres artistes. Rahima Khelfaoui, la fille de l’autre grand artiste, accompagnée de son frère à la guitare, chantera Idir, après que la chorale de Cheikh Aheddad ait interprété la célèbre Ayemma azizen ourtsrou, qui a visiblement ému l'assistance.

M. H. Khodja / N. Guemghar

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Published by iflisen - dans Kabylie
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