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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 18:29

TSA

Malgré les engagements officiels d’autoriser les marches en dehors d’Alger

La wilaya d’Oran interdit la marche de la CNCD du 5 mars

La wilaya d’Oran interdit la marche de la CNCD‑Oran le 5 mars. « La marche est interdite »,  a dit mercredi le DRAG de la wilaya à l’adresse des représentants de la CNCD‑Oran, réunis dans son bureau. Cette décision contredit les engagements officiels d’autoriser les marches en dehors de la capitale. Le président Abdelaziz Bouteflika et son ministre de l’Intérieur Dahou Ould Kablia, ont affirmé qu’en dehors d’Alger, les marches sont autorisées. Apparemment, ce n’est pas le cas à Oran.
 
La demande de l’organisation d’une marche populaire a été déposée mardi dernier par les représentants de la CNCD‑Oran, qui avaient sollicité au total huit huissiers de justice. « Chacun des huissiers sollicités a trouvé une parade pour se dérober à la mission de dépôt de demande de la marche populaire », ont déploré les organisateurs de cette action lors d’une la conférence de presse qui s’est tenue ce matin au siège du SNAPAP. « Le refus n’obéit à aucune logique du moment que l’état du siège a été officiellement levé », ont estimé les animateurs de la CNCD‑Oran qui ont réitéré, dans un communiqué rendu public, « leur détermination à poursuivre la lutte pour faire aboutir leurs revendications ».
 
La marche du 5 mars prochain devrait s’ébranler de la Place du 1er Novembre (ex‑Place d’Armes) en direction du siège de la wilaya en passant par le Boulevard Emir Abdelkader et la Rue Larbi Ben M’Hidi jusqu’à l’Avenue Mouloud Ferraoun.
 
 

Les familles de disparus empêchées de manifester à Alger

CFDA : « le dossier des disparus n’est pas clos »

 
En dépit de la levée de l’état d’urgence, les familles de disparus ont, une nouvelle fois, été empêchées ce mercredi 2 mars d’atteindre le lieu de leur rassemblement devant le siège de la CNCPPDH où elles manifestent habituellement chaque semaine. Dans un communiqué rendu public mercredi, le collectif des familles de disparus en Algérie (CFDA), soutient que le rassemblement des mères  de disparus « rappelle que le dossier des disparus n’est pas clos, que le combat n’est pas terminé et ne le sera pas tant que toute la Vérité et la justice n’auront pas été faites ».
 
Désormais, selon le communiqué, la trentaine ou parfois la cinquantaine de mères qui se donnent rendez‑vous chaque mercredi sont obligées de tenir un rassemblent loin de la CNCPPDH, devant la caisse des retraites sise à une cinquantaine de mètres de là.  
 
 « Les luttes pour la démocratie et pour les droits de l’Homme dans la région leur ont redonné espoir. Elles ont écrit de nouvelles pancartes sur lesquelles on peut lire des slogans faisant référence à Ben Ali, à la chute du régime. Elles se mettent à espérer que si l’État de droit voyait le jour en Algérie, elles obtiendraient enfin la Vérité et la Justice tant attendues », note le CFDA.
 
Selon Me Farouk Ksentini, Président de la CNCPPDH, le dossier des disparus est « clos ». 97 % des familles de disparus ont accepté l’indemnisation, avait‑il déclaré récemment à la radio.
 

Leurs rassemblements ont été réprimés par les forces de sécurité

Des jeunes chômeurs manifestent dans la wilaya de Mascara

Des échauffourées ont éclaté ce mercredi 2 mars à Sig, dans la wilaya de Mascara, où des centaines de jeunes chômeurs ont bloqué l’accès de la zone industrielle pour réclamer des emplois. L’intervention musclée de la brigade anti-émeute de la gendarmerie nationale n’a pas réussi à calmer les esprits. Les émeutiers ont usé de pierres contre les forces de l’ordre qui ont interpellé des dizaines de jeunes.

Hier et aujourd’hui, une centaine de jeunes habitants de Djeniene Meskine (Ex-La Cado) ont bloqué l’accès à la cimenterie pour réclamer du travail. Là aussi, l’intervention des forces de l’ordre était violente et bon nombre d'émeutiers ont été interpellés. Au même moment, à Oggaz, des jeunes manifestants ont bloqué la route nationale n °04. Des brigades antiémeute ont été dépêchées pour débloquer la situation qui s’était envenimée durant ces deux jours.

Ces manifestations sporadiques ont pour origine le marasme que vivent les jeunes sans emploi qui ne demandent qu’une prise en charge efficace de leurs doléances.

 

 

Dernières mesures en faveur de l'emploi et de l'économie

Pour se maintenir, le pouvoir engage l’Algérie dans l’incertitude

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Les mesures annoncées à l’issue du Conseil des ministres du 22 février pourraient s’avérer désastreuse pour la stabilité économique et sociale de l’Algérie dans l’avenir. Ces mesures vont coûter à l’État des milliards de dollars, déstructurer l’économie et affaiblir les entreprises publiques déjà peu compétitives, estiment des économistes interrogés par TSA. Au lieu d’utiliser l’argent du pétrole pour engager des investissements structurants, le gouvernement a opté pour des mesures populistes, comme les emplois aidés ou l’opportunité offerte à des chômeurs de devenir des chefs d'entreprises, une particularité algérienne.
 
Sous l’effet de la panique, le pouvoir, qui cherche à se maintenir dans un contexte de révolutions qui secouent le monde arabe, a pris des décisions qui vont favoriser l’informel, les importations de produits finis et les emplois aidés. « Le gouvernement a décidé de créer des emplois sur papier qui ne sont pas durables. Il a demandé aux entreprises de créer des emplois sociaux alors que leurs effectifs sont déjà pléthoriques et qu’elles survivent grâce aux aides de l’État provenant de la rente pétrolière. Il  a également dégagé d’importantes sommes d’argent pour aider les chômeurs à devenir patrons sans aucun suivi », explique un économiste.
 
Pour calmer le front social en ébullition et éviter une révolte de la rue à la tunisienne ou à l’égyptienne, le président Bouteflika utilise l’argent du pétrole pour financer des mesures vouées à l’échec et qui pourraient handicaper l’économie nationale. « L’Algérie va droit au mur. Ces nouvelles mesures vont vider les caisses de l’État », prévient un autre économiste. Et d’ajouter : « toutes ces mesures représentent des pertes sèches pour l’État. Au lieu de subventionner à tout va des produits importés et des emplois inutiles, le gouvernement aurait été mieux inspiré d’engager des dépenses en investissements ». 
 
Cet économiste a identifié des projets structurants dans neuf secteur  : industrie lourde (pétrochimie), électronique, automobile, offshoring, agroalimentaire, produits de la mer (transformation), textile, artisanat industriel et tourisme. « Ces investissements structurants vont permettre de créer de la richesse et des emplois rapidement », explique‑t‑il. Dans certains secteurs, comme l’offshoring, les résultats sont visibles rapidement.
 
 
Le successeur de Bouteflika va hériter d’une situation explosive
 
Déjà fragilisées par les privatisations massives des années 1990 et les récentes enquêtes sur la corruption, les entreprises publiques vont devoir désormais faire du social, dans une économie de marché marquée par une rude concurrence entre le privé national et étranger et le public. « Le gouvernement ordonne aux entreprises publiques de créer des emplois. C’est une décision politique et non pas économique. Ces entreprises ne supporteront pas longtemps des effectifs pléthoriques et seront obligées de dégraisser dans les prochaines années. Des milliers de travailleurs vont alors se retrouver à la rue », analyse un chef d’entreprise.
 
Les mesures présidentielles illustrent l’absence d’une stratégie économique de la part du pouvoir. « La politique actuelle de Bouteflika est celle d’un pays très riche. Or, ce n’est pas le cas de l’Algérie. Notre pays n’a pas les moyens financiers pour maintenir éternellement la paix sociale à coups de dépenses de plusieurs milliards de dollars. Tôt ou tard, les caisses de l’État vont se vider et la révolte deviendrait inévitable. Les décisions actuelles coûteront très cher aux générations futures », estime un autre investisseur. En fait, avec les mesures prises après les dernières émeutes, le président Bouteflika va léguer une véritable bombe à retardement à son successeur : des dizaines de milliers de travailleurs avec de faux emplois et une économie déstructurée par les subventions. 
 

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