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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 20:47


El khabar 5 dec

Les Egyptiens et « l’art » de la féodalité…

Par Cherif Rezki / traduit par S.A

ça ne serait pas un secret si nous rappelions que les artisans de la révolution algérienne ont tellement souffert lors de leur présence au Caire durant la guerre de libération. Ils ont souffert des interventions de la part des égyptiens et de leur nombrilisme indécent. Ce qui a poussé les dirigeants algériens à la quitter pour la Tunisie. Djamel Abdenasser, au nom de l’ « arabité » et du « soutien à la révolution algérienne » intervenait, par le biais de ses sbires, dans les moindres détails. La « tyrannie » égyptienne a persisté même après l’indépendance et plusieurs algériens qui s’en souvenaient racontaient que le président Ahmed Ben Bella prêtait à tel point allégeance à Abdenasser qu’il  était allé jusqu’à déclarer : « l’Algérie nous suffit et vous suffit ». Ça ne sera pas un secret, non plus, si nous disons que l’Egypte a tiré des profits matériels de l’Algérie après l’indépendance et encaissé des milliards de dollars, grâce à sa « collaboration » avec le jeune gouvernement algérien.
Par ailleurs et très souvent, les « prestations » égyptiennes ont atteint les sommets de la médiocrité, à titre d’exemple, le ministère de l’Education égyptien dépêchait des «  enseignants coopérants » en Algérie,  alors qu’on ne voulait pas d’eux en Egypte, sans oublier le fait que leur niveau scientifique et scolaire (médiocre pour le moins) ne leur permettait pas d’instruire les écoliers algériens, puisqu’en majorité constitués de cordonniers, de maçons ou de menuisiers…
L’ex président algérien, Chadli Ben Djedid racontait que le président Djamel Abdenasser a dépêché, après le coup d’Etat du 19 juin 1965, Abdelhakim Amer pour négocier avec le régime de Boumediene, l’avenir du président déchu Ahmed Ben Bella, connu pour son allégeance à Abdenasser tandis que Amer a proposé de lui accorder l’asile politique en Egypte.
Le président Boumediene, mis dans l’embarras, n’a pas pu prendre une décision personnelle et a donc décidé, de soumettre la question au Conseil de la Révolution. C’est alors que le président Chadli a questionné Boumediene en ces termes : «  au nom de quoi les frères égyptiens nous demandent ça ? », et Boumediene lui répondit: «  bien évidemment au nom de « l’arabité »…
Pour sa part, le président Chadli lui a violement répondu : « si c’est ça l’arabité, nous ne sommes donc pas des arabes… ».
Le défunt Bachir Boumaza était assis à côté de Chadli. Il a souri et répondu: « si c’est celle- là l’arabité, nous cesserons d’être des arabes ».  
C’est ainsi que l’Egypte s’ingère au nom de l’arabité et au nom de la « grande sœur » dans les affaires des autres pays arabes et continue à le faire jusqu’à présent. Vous n’avez, ici, que tout le loisir de constater ses multiples ingérences dans la question palestinienne et écouter nos frères palestiniens qui révèlent comment les commissions mixtes entre les délégations de Hamas et le régime, lors des sessions de négociations palestiniennes au Caire, sont toujours présidées par un officier des renseignements égyptiens, qui donne des ordres aux palestiniens d’une manière donnant l’impression qu’ils étaient d’éternels mineurs. Il ne nous reste qu’à mentionner, pour conclure cet épisode grotesque, que Boumaâza ne cessait, pour sa part, de répéter à Chadli en plaisantant : « laissons donc tomber l’arabité… ».

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