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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 21:23

 

 

Clôture du Festival national de la musique et la chanson Amazighes

Après 20 ans, Takfarinas retourne au bercail

Par : RABAH KARECHE

La quatrième édition du Festival a ainsi pris fin avec tant de souvenirs et de joie partagés avec des artistes de talent qui se sont succédé sur la scène dans une ambiance rarement égalée.

Vingt-une heure (21h) tapantes, l’artiste international Takfarinas qui devrait commencer son spectacle une heure plutôt n’est toujours pas monté sur l’esplanade de la Maison de la culture. Le public venu en masse pour assister au dernier concert de la clôture du Festival national de la musique et la chanson amazighes commence à grincer les dents.
La colère monte d’un cran et la foule s’impatiente. Des cris de chahut et des sifflements en signe de mécontentement fusaient de partout. “J’ai payé plus de cinq cents pour assister au concert de Takfarinas”, s’écrie une mère de famille flanquée de sa fille âgée d’à peine trois ans. Elle n’est pas la seule à avoir payé cher les frais de déplacement pour voir son artiste favori qui a fait carton plein à Tamanrasset. L’agora de la maison de la culture était archicomble. Mais toujours aucun signe de Takfarinas. Où est le problème ? se demande-t-on.
La rumeur relative à l’annulation du concert commence à se répandre et la panique s’empare du public présent mais beaucoup plus du commissaire du festival, Karim Arib qui nous a assuré qu’il n’y a réellement aucun problème en expliquant : “Six jours passés du festival sans qu’aucun problème ne soit signalé, notamment en ce qui concerne la sonorisation. Ce n’est donc pas à la journée de la clôture et avec un artiste de renommée mondiale qu’on me signale des anomalies techniques.” La question reste tout de même posée sur ce genre d’incident qui fait encore preuve de l’amateurisme de nos techniciens qui tâchaient depuis 14h jusqu’à 21h10 à résoudre ce fameux problème technique.
Enfin, Takfarinas, qui n’a pas vu son public algérien depuis 20 ans, se montre face au public quoiqu’il est visiblement mécontent de cet incident qui l’aura privé de partager plus de temps avec ses fans. “Je m’excuse. Je suis à Tamanrasset depuis hier et je suis ici depuis 14h. Ce retard ne m’incombe pas”, lance-il à l’adresse du public qui l’a fort applaudi. “Ça fait vingt longues années que je n’ai pas chanté en Algérie et aujourd’hui on va rester jusqu’au matin ensemble”, a-t-il renchéri.
Ainsi et une première chanson de l’enfant de Yakouren (Tizi Ouzou) a suffi pour raviver le public et lui faire oublier sa colère et son attente. Accompagné de la troupe de danse Bali de la maison de la culture Mouloud-Mammeri de la ville des Genêts, le maître de la guitare aux doubles manches a, de son inépuisable répertoire, choisi d’interpréter les meilleures chansons de son album Yal avant de laisser entendre quelques titres de son dernier opus. Durant presque deux heures de temps, Takfarinas a donné un spectacle fascinant qui a certainement fait monter l’assistance au firmament du bonheur. Un avis partagé par tous les présents qui ont eu la chance de se prendre en photo avec l’interprète de l’éternelle Way thelha.
La quatrième édition du festival a ainsi pris fin avec tant de souvenirs et de joie partagés avec des artistes de talent qui se sont succédé sur la scène dans une ambiance rarement égalée. Sauf que l’évènement est marqué par le retour au bercail des deux noms de la chanson kabyle après 20 ans d’absence sur la scène algérienne,
Takfarinas et Madjid Soula en l’occurrence. En somme, la manifestation s’est déroulée dans de bonnes conditions et une grande part de cette réussite revient indiscutablement aux services de
sécurité.
RABAH KARECHE

 

 

 

DEPUIS QUELQUES ANNéES

500 ouvrages en tamazight édités

Par : B. ABDELMADJID

Le Salon national du livre organisé pour la première fois à Tlemcen à la faveur de la manifestation, “Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011”, a drainé durant dix jours (15-24 décembre) un public record malgré le fait que les prix proposés étaient au-dessus des espérances des lecteurs qui pensaient pouvoir bénéficier de prix largement préférentiels, ce qui ne fut pas le cas au niveau de tous les stands des 120 éditeurs (environ 400 titres) présents au niveau du palais des expositions de Koudia implanté dans la banlieue immédiate de Tlemcen. Certains éditeurs ont quand même consenti des réductions de 20% sur les livres de la production nationale, mais pas tous.
Rachid Hadj Nacer, directeur du livre et de la lecture publique au ministère de la Culture a souligné l’intérêt d’une telle manifestation culturelle décentralisée qui intervient juste après le 15e Salon du livre d’Alger et a mis en évidence les hommages posthumes rendus à cette occasion à Omar Dib, écrivain tlemcénien et chroniqueur historique à la radio locale, Mustapha Nettour, ancien directeur de la culture à Tiaret et ancien cadre au ministère de la Culture et au philosophe et écrivain Mohamed Arkoun.
Parmi les conférences organisées en marge du Salon, celle consacrée aux récents développements de l’édition en Algérie a suscité un intérêt particulier autour du thème proposé. Brahim Tazaghart, écrivain et éditeur (Tira Éditions) est intervenu à cette occasion pour déclarer notamment que “l’édition en langue amazighe reste fondamentalement théorique tant qu’on n’a pas encore un lectorat berbérophone” ajoutant “que c’est pour cela que la traduction doit être l’un de nos soucis majeurs, le livre tamazigh étant à l’image de la situation de la langue qui le véhicule, mais aussi à l’image de la situation de la lecture en Algérie d’une manière générale” soulignant aussi “qu’aujourd’hui il y a des professionnels qui s’impliquent dans le marché de l’édition puisqu’on a environ 500 livres en langue amazighe qui ont été édités ces dernières années”.
Le représentant du ministère de la Culture a indiqué pour sa part que l’État fait beaucoup pour le livre, citant au passage le fait que le papier destiné à la fabrication du livre a été défiscalisé passant de 17 à 7% depuis la loi des finances complémentaire de 2010.
B. Abdelmadjid

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Published by iflisen - dans Tamazight tatrart
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