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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 22:24


Suite au lancement le 6 sept d'une série d'émissions de Radio Pays pour alerter l'opinion sur les graves problèmes d'hygiène publique, de pollutions et de destruction de la faune et de la végétation en Algérie, les journaux algériens commencent timidement à dénoncer l'incivisme et le laxisme de l'état. La campagne va se poursuivre sur Radio Pays tout au long de cette année et sera couronnée par l'organisation de journées de volontariat en Kabylie pour nettoyer tous ces déchets qui jonchent non seulement les villes mais également les villages et les montagnes. Des journées de reboisement, des conférences, des caravanes de sensibilistion,etc...seront aussi planifiées tout au long de cette année. 

Liberté

 

 

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Ramadhan 2009 (Samedi 19 Septembre 2009)


 

Décharges anarchiques, insalubrité et incivisme
Quand le pays croule sous la saleté


Dire aujourd’hui que nos villes sont sales est une lapalissade. Elles sont si courantes ces scènes, où même des poubelles sont jetées depuis les balcons, que tout le monde semble, de guerre lasse, s’être résigné à ce qui s’apparente à une fatalité.

Dans les marchés, il faut par endroits se pincer le nez tant les odeurs nauséabondes des produits périmés envahissent l’espace. Dans nombre d’endroits, des monticules de détritus se forment là où souvent on trouve des graffitis anonymes réclamant de ne pas jeter des ordures. Même s’il est vrai que le nombre de poubelles installées ne répond pas souvent à la demande, il se trouve des gens qui jettent les ordures, juste à proximité, un message fort éloquent d’incivisme. Passons sur ces gestes fréquents de boîtes de conserve ou de boissons jetées depuis les voitures n’importe comment et n’importe où. Cette dégradation de l’environnement, qui n’est pas à dissocier du climat de régression générale du pays, a souvent eu des effets désastreux sur la population que l’on manque, hormis quelques voix marginales, de dénoncer. Les maladies respiratoires, la prolifération des insectes relèvent désormais de la banalité. Et malgré la batterie de mesures élaborées depuis le début des années 2000 et les politiques de promotion de la défense de l’environnement, les résultats tardent à venir. À qui la faute ? Entre citoyens et autorités, on se regarde en chiens de faïence. Pour les responsables chargés du secteur de l’environnement, la faute incombe en premier chef aux citoyens, dont l’incivisme est désormais légendaire.  Les collectivités locales, accusées de laxisme et de mauvaise gestion,sont également  pointées du doigt. Un autre facteur, à leurs yeux, qui participe de la dégradation est l’absence de coordination entre les divers organismes chargés de la défense de l’environnement. Récemment, un responsable d’une association chargée de la défense de l’environnement a tiré la sonnette d’alarme quant aux effets de l’insalubrité sur la santé de la population.  “C’est un pays riche pour un peuple de plus en plus pauvre qui souffre de sempiternels problèmes de saleté, d’absence d’hygiène et de prolifération de maladies de toutes sortes. Personne n’assume ses responsabilités”, s’indigne-t-il. Il s’interroge sur l’absence de la police de l’environnement et de ce qui est appelé communément les délégués environnementaux. Mais Il faut dire que pour la police, la DGSN a fort à faire déjà avec la criminalité, l’insécurité et le banditisme. Au sein des collectivités locales, c’est un autre son de cloche . On se plaint, comme souvent en pareil cas de l’absence de moyens en nombre suffisant. Les services d’hygiène, eux, estiment qu’ils n’ont rien à se reprocher. “Comment voulez-vous que les quartiers restent propres quand les citoyens ne respectent pas les horaires de ramassage des ordures?”, observe un travailleur de Net Com, organisme chargé de la collecte des déchets ménagers, de leur transport et de leur mise en décharge. De l’avis de beaucoup de spécialistes, le respect de l’environnement et la propreté procèdent d’abord de l’éducation. C’est pourquoi un travail colossal de sensibilisation doit être mené en direction des écoles. À cela, il faut ajouter les campagnes de sensibilisation appelées à être menées dans les médias. Le concours de la société civile et des pouvoirs publics fera le reste. Car, quoi que l’on dise, la dégradation de l’environnement, au même titre d’ailleurs que d’autres secteurs, pèse lourdement sur l’image du pays et sur la santé de la population. Un organisme anglais a classé récemment Alger comme la dernière ville du monde où il ne fait pas bon vivre. Que dire alors sur le plan économique où le pays perd chaque année près de 3 milliards de dollars en raison de l’absence de gestion de déchets?…



HYGIÈNE PUBLIQUE ET ENVIRONNEMENT
Azazga ou la malédiction d’une décharge
L'Expression 05 Septembre 2009



 

 

Jamais de mémoire d’habitants d’Azazga, leur mairie n’a atteint pareilles déchéance et dégradation. Toutes les contrées de la commune, agglomérations, villages, rues, espaces verts, forêts et oueds sont inondés, envahis par des ordures et détritus de toutes sortes. La ville immonde est devenue un dépotoir. La collectivité est plongée dans une saleté et une insalubrité sans précédent. Des animaux nuisibles, notamment des chats, rats, chacals, chiens errants infestent dangereusement certains quartiers urbains. Le désastre persiste depuis longtemps et semble perdurer dans le temps puisqu’à l’horizon, aucune solution efficace n’est envisagée sinon des palliatifs irréfléchis et aberrants. En attendant, l’ensemble des centres vitaux de la commune sont noyés dans des ordures en putréfaction, dégageant des odeurs nauséabondes qui empoisonnent le quotidien des citoyens.
L’absence d’hygiène, l’insalubrité, l’atmosphère polluée ont atteint leur paroxysme. La fameuse forêt d’Azazga - Yakouren est menacée dans sa faune et sa flore par toutes sortes de rebuts et de résidus. Ses magnifiques fontaines fraîches ne sont plus ce qu’elles étaient. Ce lieu de villégiature est dénaturé, perverti par le désordre et par toutes sortes d’ordures, de déchets, d’immondices parsemés tout autour. La calamité est propagée partout et la santé de la population est en danger. C’est la désolation! A l’origine, cette catastrophe a commencé lorsqu’un membre de l’exécutif communal demeurant à proximité de la décharge publique dite «Zene», existant depuis près d’un siècle, a entrepris de la fermer pour tenter de la transférer dans d’autres villages loin de sa localité. Débarrasser un mal évident d’un village pour le déplacer dans un autre n’est certainement pas la bonne démarche. Repoussée à juste titre par des citoyens des villages Aït Bouada, lmelel etc. les auteurs de cette initiative ont malheureusement persisté dans leur acharnement pour imposer cette décharge aux villages de Tacherouft, Hendou, Tibibrasine et Tamassit. Les sympathiques habitants de ces localités ciblées, jaloux de leur splendide environnement, préservé de père en fils depuis leurs lointains ancêtres, se sont pacifiquement opposés à cette agression écologique menaçant leur milieu naturel. Au lieu de ce cadeau empoisonné, ces honorables villageois attendaient plutôt la création d’usines et de créneaux porteurs d’emploi.
Après moult tentatives teintées d’intimidations suivies à chaque fois de refus catégoriques de la population, ce sont maintenant les belles forêts qui nous entourent qui sont visées pour servir de décharges publiques à ciel ouvert, sans clôture, pour achever ce qu’a laissé le «feu» et détruire définitivement la merveilleuse couverture végétale, orgueil de toute la région. La population espère vivement que l’administration des forêts, de l’environnement ainsi que les autorités compétentes stoppent cette monstruosité. Installer une décharge au coeur d’une forêt aussi importante relève de l’inconscience.
Les nuages de fumées toxiques, les incendies, les eaux souillées, la putréfaction de toutes sortes de détritus, polluent l’atmosphère et l’empoisonnent. La faune propage toutes sortes de maladies, avant de disparaître. La déforestation est programmée à court terme. Si effectivement la décharge publique «Zene» existant depuis près d’un siècle nécessite aujourd’hui une délocalisation dans les meilleurs délais, celle-ci ne peut être improvisée et ne doit intervenir qu’après étude et choix d’un autre site par un bureau d’études spécialisé. Pourtant durant la mandature 1997/2002 après plusieurs réunions de travail tenues au siège de l’APC d’Azazga, les présidents des APC de Fréha, Aghribs et Azazga ont convenu de réaliser une décharge publique intercommunale moderne et conforme aux normes, sous le contrôle de l’administration de l’environnement avec la perspective d’associer par la suite, une fois l’accès Tifrit-Hendou réalisé, les communes de Yakouren et Akerrou pour préserver nos belles forêts et proscrire irrémédiablement les décharges sauvages. D’un commun accord, un bureau d’études spécialisé a été engagé pour choisir un lieu approprié lequel a retenu un site très loin du «champ de tir de "Fréha"». Un terrain vague, couvert de broussailles et inculte épargnant toute nuisance aux villages environnants.
Curieusement, les mandatures suivantes, malgré un début, d’exécution ont abandonné le projet entrepris sous l’influence de certains politiques locaux et ont préféré s’embourber dans la situation désastreuse actuelle. Pour éviter une catastrophe environnementale qui risque de mettre en péril notre milieu naturel, l’exécutif communal gagnerait à reprendre avec les autres communes limitrophes, comme prévu, le projet du «Champ de tir de Fréha» dont l’étude est ficelée par un bureau spécialisé. Cet exemple d’intercommunalité pourrait faire tache d’huile à travers toute la wilaya notamment dans le domaine de la réalisation des décharges publiques, des stations d’épuration, de la protection des eaux et forêts, de l’extraction du sable et de la protection du domaine maritime, si l’on veut sauvegarder notre région et mettre fin à ce massacre écologique.

(*) ex-maire d’Azazga de 1997 à 2002

Mustapha BOUADI (*)



source: http://www.kabyle.com/emission-speciale-sur-l%E2%80%99ecologie-en-kabylie-4987-300809

Alerte rouge

RADIO-PAYS (93.1 F.M) organise le dimanche 6 septembre 2009, de 19 à 22 heures, une émission spéciale sur l’écologie en Kabylie (direct web : www.radiopays.org).
Hamid, le journaliste et présentateur de l’émission attend vos réflexions et vos suggestions !
De nombreux artistes participeront à cette émission et soutiendront ce projet "Pour une Kabylie propre !"

Cette action concerne  l’ensemble des villages. Il s'agit de sensibiliser sur le recueil des ordures ménagères, pour une journée de volontariat, avec l’aide des responsables locaux, de la mise en place de services de ramassage des ordures  et acheminement vers des décharges publiques spécifiques, le nettoyage des broussailles et élagage des arbres des forêts afin d’éviter les incendies, rendre nos plages accessibles...

A vous de dire comment. Vous voulez rendre plus belle la Kabylie et ce que vous-même vous êtes prêt à faire !

Imaginez des bois plus verdoyants, ombragés,  plus productifs, des sentiers plus praticables, des routes nettes et soignées, la senteur exacerbée des herbes, des fruits et des fleurs, des ruisseaux aux eaux plus claires, une mer bleu azur

La Kabylie dans toute sa splendeur !

Radio-pays 93.1 F.M 01 48 59 22 12
Technik@Radiopays.org
 

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Published by iflisen - dans Écologie
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