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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 22:02

 

          
   L'Algérie continue de s'enrichir en appauvrissant davantage les wilayas de Kabylie. On peut dire que cette richesse indécente est inversement proportionnelle à la misère en Kabylie. C'est à se demander si  le pouvoir central considère encore la Kabylie comme faisant partle de l'Algérie. Ou la considère t-il comme une ``colonie`` qu'il faut affamer, terroriser, brûler et  mater pour mieux la ``pacifier`` et ``l'assimiler`` en l'arabisant par ``l'islam``. Où veut-il en venir ce pouvoir central  ? Y a-t-il une différence la Kabylie et Gaza quand on voit tous ces ``incendies`` qui ont décimés cet été des milliers d'oliviers, de figuiers et autres arbres fruitiers ?  Y a-t-il une différence quand on sait que, non seulement le pouvoir n' investit pas dans cette région, mais il fait tout pour empécher tout investissement privé (national ou étranger).  Le projet de Cévital à Cap Djinet par exemple est bloqué, sans aucune raison, depuis des années.

 
2741 MILLIARDS DE DINARS DANS LES CAISSES
Que fera l’Algérie de ses milliards?
L'Expression 06 Septembre 2009
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La surliquidité des banques ne signifie pas qu’elles ne financent pas les grands projets publics ou privés.

La relation entre la subvention de l’économie et les 2741 milliards de dinars de surliquidités déposées dans les banques ne cesse d’alimenter les polémiques. Du côté des entrepreneurs et des économistes, on préfère appeler à l’utilisation de cet argent dans le financement de l’économie. Les banques et le gouvernement privilégient, quant à eux, la prudence. Et cela, pour deux raisons: il y a d’abord le fait que les dépôts des banques sont à court terme alors que les besoins de financement de l’économie sont à long terme. Ensuite, les banques doivent tenir compte d’un certain nombre de ratios avant de prêter de l’argent à une entreprise. Elles doivent être d’autant plus prudentes que certaines entreprises ne daignent pas constituer des provisions pour payer le principal et les intérêts des dettes, ce qui rend la relation conflictuelle entre les deux parties......voir : http://www.lexpressiondz.com/article/2/2009-09-06/67318.html





En parcourant la presse algérienne, on se rend compte que bon nombre de journalistes qui écrivent sur la Kabylie ignorent (ou font semblant d'ignorer) que le pouvoir algérien a mis en pratique, non pas un Plan Marshall, mais plutôt un plan visant à briser la Kabylie. Le Congrès Mondial Amazigh (CMA) avait déjà dénoncer ces manoeuvres et à demander au pouvoir de mettre fin à ce blocus, qui s’apparente à véritable une punition collective.



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Commune de Aït Naoual M'zada : Vingt cinq ans de marginalisation
Commune de Aït Naoual M’zada : Vingt cinq ans de marginalisation

Depuis 1984, les trois grandes agglomérations de la municipalité n’ont pas bénéficié de projets importants.



La commune d’Aït Naoual M’zada, distante de 82 km du chef-lieu de la wilaya de Sétif et regroupant plus de 5 600 habitants est une région laissée-pour-compte. Promue au rang de municipalité en 1984, la commune rappelle imparfaitement le titre d’un des best-sellers de littérature : 25 ans de solitude. Avec une superficie qui avoisine les 34 km2, un relief montagneux à la vue superbe et de la bonne terre arable, la commune dispose de grandes potentialités pour s’épanouir. Pourtant la précarité demeure le seul maître des lieux. A Aït Noual M’zada, tout le monde, citoyens et administrateurs, est unanime à dire que la roue du développement peine à se mouvoir et que les bilans sont toujours « maigres ». La municipalité qui compte 3 grandes agglomérations, Aït Khelad, M’zada et Aït Naoual, ne dispose que de deux centres de santé qui « ne servent qu’aux injections », selon les propos d’un citoyen. On n’y trouve ni corps médical ni équipements adéquats. Dans le secteur des travaux publics, les citoyens sollicitent l’achèvement des travaux au niveau de la RN 75 dans sa tranche reliant Bouandas à Barbacha et la promotion du CC 100 et 101 en chemins de wilaya et ce afin de faire sortir la municipalité de son enclavement. Egalement, les responsables locaux émettent le souhait de voir, un jour, leur commune équipée en matériels adéquats. « Vu l’état piteux des routes, surtout en période hivernale et l’inexistence d’un centre de santé approprié, nos femmes se trouvent parfois contraintes d’accoucher à mi-chemin ; c’est à la fois pénible et dangereux pour les patientes », lance le P/APC M. Ikassoulane Pour ce qui est du logement rural, beaucoup de bâtisses vétustes nécessitent la rénovation dans les plus brefs délais, parce que la région est une zone à haut risque en raison des glissements de terrain.

A cet effet, les services de l’APC ont recensé quelques 400 familles qui doivent être relogées. Le même nombre de foyers demeure sans électricité et les nombreuses promesses des services de Sonelgaz sont toujours non tenues. Quant au secteur de l’éducation, la localité affiche un manque flagrant en matière de cantines et transport scolaires. « L’aménagement de 3 bus et de 4 cantines provisoires ne répond nullement aux besoins de nos nombreux élèves », déclare un autre responsable. Les agriculteurs d’Aït Noual M’zada espèrent percevoir des subventions pour relancer leurs activités, auparavant florissantes, comme ils ne désespèrent pas de voir leur commune dotée d’une chambre froide, d’une huilerie, de retenues d’eau et de sentiers menant à leurs champs. Par ailleurs, les jeunes souffrent, en plus du chômage endémique (estimé à 80%) de l’absence d’aire de jeu et de divertissement. En effet, mis à part une bibliothèque non encore équipée et deux espaces de jeux qui n’ont que le nom, la localité ressemble à un mouroir terrifiant. Enfin à Aït Noual M’zada, les responsables locaux se disent armés d’une grande volonté afin de promouvoir et de propulser la commune vers l’avant, et les citoyens se considèrent victimes d’une centralisation à la peau dure.



Par Koulali N abil


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L'Expression
TIZI OUZOU
La kabylie a mal
06 Septembre 2009
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Chaque semaine, une localité de la wilaya défraie la chronique

Les populations sont prises entre peur et violence.

Il y a quelques jours, les citoyens de Tirmitine organisaient un grand rassemblement devant le tribunal de la ville de Tizi Ouzou. Au même moment, au niveau de la wilaya, les transporteurs de marchandises fermaient le siège de la direction du transport. Ceci en une seule journée.
Chaque semaine, une localité de la wilaya défraie la chronique. Des blocages de routes, des fermetures de mairies et de daïras, des émeutes et pour boucler la boucle, les kidnappings et les rapts qui se font de plus en plus nombreux. Des situations conflictuelles et explosives s’accumulent de jour en jour. Les citoyens, occupés par leurs problèmes d’eau, de routes, d’assainissement et autres, se voient acculés également par l’insécurité semée par des groupes de malfaiteurs. Malgré les efforts de certains responsables, il reste que les populations se sentent vraiment abandonnées. La preuve est donnée par les actions successives de colère. N’est-ce pas à cause du laisser-aller des autorités et de l’absence de communication que les citoyens recourent à des actes violents pour se faire entendre?
Les jeunes ne sont pas les seuls responsables dans ces actes. Bien au contraire, l’attitude méprisante des responsables locaux et des élus à leur égard y est pour beaucoup. Il est même à dire que ce mode de gestion engendre un dangereux cumul de situations conflictuelles et explosives. Il réunit incontestablement les conditions pour une explosion généralisée aux conséquences néfastes pour la sécurité de la région et du pays. A cet effet, beaucoup d’exemples peuvent être cités pour mettre à nu la responsabilité des élus et responsables locaux bien que cela ne justifie aucunement les actes de dégradations de biens commis par les jeunes. L’absence de dialogue est désastreuse et est pratiquement à l’origine de tous les conflits. Lors d’une récente visite ministérielle, le wali avait insisté sur la nécessité que la population sache que leur wilaya bénéficie d’un grand programme de développement s’échelonnant jusqu’à l’horizon 2013. Mais, existe-t-il au niveau des communes, tous près des citoyens, des voix et des personnes capables de transmettre ce message?

La solution du «Tag aâla man tag»
Il y a quelques jours dix-sept citoyens ont comparu devant le juge près le tribunal correctionnel de la ville de Tizi Ouzou. Le principal grief retenu contre eux est la destruction d’un bien de l’Etat. Les accusés sont des jeunes du village Aït Arif de la commune de Tirmitine. Lors de violentes émeutes, ils ont mis le feu au bâtiment de la mairie brûlant toutes les archives. A l’origine de cette action de colère, un mauvais choix d’assiette pour un nouveau lycée dans leur commune. Cet acte communément jugé répréhensible n’est pas venu de façon inattendue. Bien au contraire, un conflit entre le village d’Aït Arif et l’APC couvait depuis des années autour du choix de l’assiette pour la construction d’un lycée. En effet, tandis que les autorités locales ont élu le village d’Aït Khelifa à l’autre bout de la commune de Tirmitine, les villageois à Aït Arif demandaient la construction de l’établissement dans un lieu qui arrange les deux localités. Des lettres ont été adressées aux services concernés durant deux années. Les doléances sont restées lettre morte. Le mépris en question a poussé les citoyens à fermer le siège de la daïra de Draâ Ben Khedda, il y a un mois. Encore le silence. Les responsables sournoisement, lancent les travaux dans le lieu qu’ils ont choisi ignorant les demandes des citoyens. Ce jeudi, ces villageois, excédés, ont violemment manifesté leur colère. Mais, ne nous trompons pas. Tandis que l’action a été dirigée contre le bâtiment de la mairie, la colère, elle, est causée par l’attitude méprisante des élus.
A Akaouj, il n’y a pas plus d’un mois, les jeunes ont saccagé une sablière établie sur l’oued Sébaou. Cet acte est venu après qu’un jeune de ce grand village ait trouvé la mort noyé dans une nappe d’eau. Là aussi, les villageois ne sont pas passés à l’acte brusquement. La noyade n’a été qu’un élément déclencheur d’une colère longtemps contenue par les riverains de cet oued.
Les responsables du comité du village exhiberont des documents prouvant qu’ils avaient à plusieurs reprises alerté les services concernés sur leur refus de voir cette sablière exploitée. Là, aussi, l’incident a failli tourner au drame loin des élus qui ne se sont pas manifestés. La petite ville de Yakouren n’a pas, elle aussi, passé un été calme. Depuis une semaine, des citoyens du village Aït Aïssi refoulent les camions de la voirie venant de Azazga. Ils ont violemment manifesté leur refus de voir la fontaine fraîche située près de leur village devenir un dépotoir communal. Une situation conflictuelle où ce bras de fer continue encore d’opposer ces villageois aux responsables de la daïra de Azazga et des élus de la même commune. Dans l’autre versant de la wilaya, à Tadmaït, les évènements du mois de juillet ont fait des morts. L’on se rappelle que de violentes émeutes ont éclaté après que des jeunes ont surpris des gardes communaux en train de mettre le feu à des oliveraies. Tabassés, ils n’ont eu la vie sauve que grâce la sagesse des populations qui ont fini par les laisser entre les mains des services de sécurité. Des journées de grève et des émeutes ont éclaté dans la commune et ont duré presque une quinzaine de jours. Notons beaucoup d’événements relatifs aux fermetures des routes et des mairies comme à Oued Aïssi provoquant des embouteillages énormes aux entrées de la ville de Tizi Ouzou.

L’insécurité, bête noire des investisseurs
Contrairement aux élus qui semblent loin des populations, les malfaiteurs sont plus que jamais tout près. La peur qui a disparu pendant un laps de temps reprend de plus belle. A côté des groupes terroristes qui activent dans la région, les bandes de malfaiteurs ont trouvé là une aubaine pour sévir. Il y a quelques jours, un jeune à la trentaine a échappé à une tentative de kidnapping dans son village à Aït Toudert dans la daïra des Ouacifs. L’aviculteur, sortant de son domicile après la rupture du jeûne, n’a eu la vie sauve que grâce à ses cris qui ont alerté les villageois.
Les trois individus armés ont dû fuir. A Aït Khelil, à Beni Douala, quelques jours auparavant, le 25 août, une autre victime n’a pas eu la même chance. Un jeune de 30 ans a été kidnappé par un groupe d’individus armés jusqu’aux dents alors qu’il circulait à bord de son véhicule de marque Nissan. Quelques jours plus tard, la victime a pu joindre ses parents et les informer que les ravisseurs demandaient une rançon de 10 milliards de centimes. Aucune nouvelle depuis. Après les émeutes de Tadmaït, le mois de juillet, quatre jeunes de la même localité ont été retrouvés morts, criblés de balles alors qu’ils revenaient du marché. En 2008, une vingtaine de kidnappings ont eu lieu dans différentes communes de la wilaya. Aux Ouacifs et à Boghni, les citoyens ont organisé des rassemblements exigeant la libération des victimes montrant ainsi qu’ils ne comptent plus sur la présence des services de sécurité. La wilaya de Tizi Ouzou a battu tous les records en matière de rapts et de kidnappings. La dégradation de la situation sécuritaire ne s’arrête pas là. Les hold-up des banques ont refait surface. Le dernier acte de ce genre remonte juste à quelques semaines quand un groupe de malfaiteurs s’est attaqué à l’agence Badr située au centre-ville des Ouadhias. La menace sur les personnes et les biens n’a jamais été aussi grande que lors de ces deux dernières années. Cela sans parler des vols de véhicules qui ont diminué mais laissant place à une insécurité gagnant les villes et les milieux urbains. Il n’y a pas que cela comme facteur d’insécurité. L’absence de contrôle des marchés a causé plus d’une centaine de cas d’intoxications alimentaires. La localité de Sid Ali Moussa vient d’enterrer une fillette de 14 ans pour intoxication vraisemblablement au casher tandis que les autres victimes ont quitté l’hôpital. Ainsi, ces agressions et ces actions de colère deviennent quotidiennes. La lecture la plus plausible est que ces conditions conflictuelles sont dangereuses pour la stabilité de la région non pas parce qu’elles surviennent mais plutôt parce qu’elles durent et restent non traitées.
La persistance de cette tension engendre par conséquent un certain fatalisme chez la population quant à la volonté de l’Etat représenté, hélas, par les élus et responsables locaux de garantir sa sécurité et ses biens. La récurrence de ces événements conduira inéluctablement les citoyens, et les exemples sont légion, à vouloir se défendre eux-mêmes. Mais, alors, où sont ces élus que ces citoyens ont élus?

Kamel BOUDJADI






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el watan 6 sept 2009
Commune de Naciria (Boumerdès) : Peu de perspectives pour les jeunes
Commune de Naciria (Boumerdès) : Peu de perspectives pour les jeunes

Le chômage et la précarité touchent de larges franges de la population, en l’absence d’un essor économique dans la localité.



Le chômage a atteint des proportions alarmantes dans la commune de Naciria. Avant le mois de Ramadhan, les innombrables cafétérias de la ville affichaient complet toute la journée. Les tables sont souvent occupées par des groupes de jeunes qui partagent un seul café. « Faute d’argent, on se paie à tour de rôle, chaque jour, un seul café qu’on partage tous ensemble, entre amis », dit Nacer, un jeune universitaire. Les plus chanceux qui peuvent économiser 50 DA, en travaillant durement chez un particulier, occupent les cybercafés, où ils espèrent faire des rencontres sur Internet qui leur ouvriraient des perspectives d’émigration. Les plus hardis ont décidé de défier la chaleur torride et le bruit assourdissant des véhicules et les risques d’accidents en érigeant, le long de la RN12, des dizaines de baraques en bois pour la vente de pastèques et de melons. « Normalement l’Etat doit nous offrir des postes de travail durant la période des vacances. Actuellement, au lieu de nous rep oser et de penser à nos études, nous courons derrière l’argent. C’est malheureux ! Comment voulez-vous qu’on réussisse dans nos études et pouvoir gérer ce pays à l’avenir », tempête Saïd, un étudiant en première année à l’université de Boumerdès qui tient une baraque de pastèques sur la RN12.

Saïd dit avoir emprunté une somme de 30 000 DA pour s’engager avec son ami Ali, un étudiant en sciences politiques à l’université de Tizi Ouzou, dans cette activité à hauts risques. « Nous dormons à la belle étoile et nous sommes exposés à de réels risques d’accidents de la circulation. Mais que voulez-vous qu’on fasse, si nous ne travaillons pas, nous ne pouvons pas poursuivre nos études l’année prochaine, car on est loin du temps où le père donne de l’argent à son fils », susurre Ali avant d’enchaîner : « J’ai commencé le travail forcé à l’âge de 14 ans et si je ne me débrouille pas, je ne mange pas. Mais actuellement, je souffre de plusieurs maladies. » Mouloud et Mahmoud, deux autres étudiants qui ont investi dans ce créneau précisent que « partout où nous sommes allés chercher du travail, on nous renvoie ». « Les patrons préfèrent recruter généralement ceux qui peuvent travailler durant toute l’année », déplorent-ils avant d’ajouter que l’activité qu’ils ont choisie n’est pas du tout rentable et ne leur a pas permis de rembourser l’argent qu’ils avaient investi.

D’autres jeunes, ceux-ci très nombreux également, universitaires en majorité, ont opté, pour mettre fin au calvaire du chômage qui les ronge, pour un poste de pré-emploi en tant que contractuel pour une rémunération de 7000 DA/mois. Tandis que les moins chanceux ont postulé pour des postes d’emploi des jeunes à raison de 3000 DA par mois. « Cela fait plus de deux ans que je travaille dans le cadre du pré-emploi après avoir passé plus de trois ans au chômage. Je vois mon avenir flou, les quelques sous que je touche, souvent après un grand retard, ne couvrent même pas mes frais de transport et je m’endette souvent pour boucler le mois », déplore, Karim, un ingénieur en informatique. La situation est pire dans les régions montagneuses. Là, le chômage qui touche de nombreuses familles a poussé des centaines d’enfants à abandonner l’école pour aller renforcer les rangs des chômeurs et des délinquants.



Par M. Merzak




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Cahier d'Algérie
DÉTÉRIORATION DU CADRE DE VIE À BÉJAÏA
  Une protesta en vue
Las d’attendre une réelle prise en charge de leurs problèmes quotidiens et qui sont liés à une meilleure gestion en matière d’hygiène, d’alimentation en eau potable et en électricité, plusieurs associations de la ville de Béjaïa et de bon nombre de communes sont passées à la vitesse supérieure en menaçant de recourir à des actions de rues si toutefois les élus et les responsables de l’administration locale « continuent d’ignorer les doléances des citoyens ». C’est ce qui ressort à travers plusieurs pétitions et autres déclarations de ces associations de quartiers et de comités de villages qui, à l’unanimité s’accordent à dire que cette région est « la plus abandonnée » au niveau national et sur tous les plans. Au niveau du chef-lieu ; la semaine passée ce sont les habitants de la cité Douanière qui sont sortis dans la rue bloquant ainsi le boulevard Krim-Belkacem pour un peu plus d’une heure et ce afin d’exprimer leur mécontentement à l’égard des autorités qui n’ont pas su apporter des solutions aux problèmes liés à l’état de la route et autres problèmes posés il y de cela plusieurs années mais qui sont restés sans suite. Les habitants de la cité des 600 logements d’Ihaddaden ont eux aussi rendu publique une déclaration qui sonne comme un ultimatum donné aux élus locaux les interpellant d’apporter des solutions aux multiples problèmes dans lesquels se débat cette cité notamment en matière d’aménagement et d’hygiène… Les rédacteurs de ce document parlent d’un « laisser-aller déplorable », résumant ainsi en un mot l’apocalyptique état dans lequel se trouve cette cité construite dans le cadre social durant les années 1980. À en croire certaines sources bien au fait des relations entre le wali et les élus locaux, le premier responsable de la wilaya, Bedrici Ali, aurait piqué une colère face à des élus de la ville de Béjaïa à qui il a reproché « des négligences graves » en matière d’éclairage public et dans la gestion de l’hygiène. « La ville est dans le noir et cela ne semble pas vous perturber » aurait déclaré Bedrici à un élu de la commune de Béjaïa resté sans réponse face aux propos du wali. « On savait que la ville de Béjaïa est sale mais, ces deux dernières années elle est devenue la plus sale au niveau national » renchérit un citoyen de cette ville, qui vit depuis plus d’une année sous des ordures qu’aucun service n’arrive à gérer. Une chose est sûre, la ville de Béjaïa au même titre que plusieurs communes n’arrivent toujours pas à sortir la tête de l’eau et la dégradation du cadre de vie se constate de visu d’heure en heure. Ne dit-on pas que les dégâts ne s’expliquent pas, ils se constatent!
 Amrani Boubekeur 

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DDK 1 sept 2009
Béjaïa
Le P/APW alerte le Premier ministre sur l’effervescence sociale

Encore une fois, le président de l’APW exprime sa colère dans une correspondance adressée au Premier ministre dans laquelle il insiste sur l’urgence de la prise en charge des doléances des citoyens de la wilaya de Béjaïa et surtout une large décentralisation pour une réelle participation de la population dans l’édification du pays.

Cette décentralisation est exigée et rappelée par rapport à ce nouveau décret du 2 mai de l’année en cours, modifiant et complétant le décret du 13 juillet 1998 relatif aux dépenses d’équipement de l’Etat, lequel annonce une centralisation, un énième mépris et méfiance vis-à-vis des élus locaux. Et au rédacteur de rappeler que les futures lois sur les collectivités locales seraient encore une autre négation au peuple d’être majeur et capable, comme durant la révolution, de prendre en main son destin.

Concernant la wilaya qu’il représente, laquelle a été et reste à la traîne du développement, Hamid Ferhat crie son ras-le-bol de voir que le Premier ministre et le président de la République avouent qu’une part de financement pour les projets de la wilaya existait mais qu’entre-temps le ministère de l’Intérieur a annulé d’autorité des projets d’extrême urgence et structurants inscrits par l’assemblée de wilaya au titre du budget primitif, à savoir le CHU, le tramway et le système d’information géographique entre autres.

Outre ce mépris gouvernemental, l’attention du premier ministre a été attirée sur les conséquences incalculables d’une éventuelle explosion sociale qui ne dit pas son nom. En effet, l’effervescence sociale des ces derniers jours tant sur les plans socio-économique que politique laisse présager un débordement à tout moment.

A en juger d’ailleurs par les nombreuses fermetures d’édifices publics et les blocages de routes par les citoyens suite à l’absence d’eau potable, de réseaux d’assainissement ou encore de passe-droits dans l’emploi et la distribution de logements, ceci dans le volet socio-économique. Dans le domaine politique, c’est carrément une levée de boucliers de la part des élus de la population aux assemblées populaires qui se trouvent dépouillés de leurs prérogatives et marginalisés dans le processus de décisions. Par cette missive, le président de l’assemblée populaire de wilaya veut lancer un message aux gouvernants quant au plan quinquennal et surtout spécial promis pour la wilaya de Bejaia lequel ne montre pas encore le bout de son nez.

A. Gana



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Le Courrier d'Algérie 30 août
IFLISSEN
Quel avenir pour 2 000 emplois du chantier naval ?
Il y a deux ans, la population inactive de la région de Tigzirt a été saisie par la fièvre des 2 000 emplois tant promis par les promoteurs du chantier naval de Taksebt, dans la commune des Iflissen. Le projet était ambitieux, tout simplement le plus grand investissement sur le littoral de la wilaya de Tizi ouzou. En effet, outre la construction des bateaux de pêche et de plaisance le projet prévoyait la réparation des engins navals ainsi que l’élevage aquatique de plusieurs espèces de poissons. Le tout est agrémenté par le recrutement de quelque 2 000 employés pour faire fonctionner cette immense manufacture. Toute la région avait fondé de réels espoirs sur cette infrastructure afin de desserrer un tant soit peu l’étreinte du chômage endémique qui paralyse la jeunesse locale. Durant les mois de septembre et octobre 2007, des milliers de chômeurs ont adressé des demandes de recrutement au directeur de la Société Algéro- Canadienne des Infrastructures de Base (SACIB) mais à ce jour elles sont toutes restées lettres mortes : Car il n’y a aucune nouvelle concernant la réalisation de cet important projet. Les promoteurs de « l’investissement historique » adoptent aujourd’hui un profil bas lorsqu’il est question du chantier naval quant aux citoyens la promesse de tant d’emplois ne les emballe plus. La question donc n’est plus d’actualité et Dieu seul sait ce que l’avenir réserve à ce fameux projet.
 Mahdi M. 



ISSAD REBRAB À PROPOS DU PORT INDUSTRIEL DE CAP-DJINET :
«Je suis prêt à le réaliser et le céder à l’État»


Le P-dg du groupe Cevital a déclaré maintenir son projet de pôle industriel à Cap-Djinet malgré la décision du président de la République interdisant aux opérateurs privés d’investir dans les infrastructures portuaires en eaux profondes. Issad Rebrab se dit prêt à réaliser ce port et le céder à l’Etat.
Tarek Hafid - Alger (Le Soir) - Plus de deux ans après avoir déposé son dossier devant le Conseil national de l’investissement (CNI), Issad Rebrab n’a pas encore reçu de réponse officielle des autorités à propos de la réalisation du port industriel de Cap- Djinet, localité située dans la wilaya de Boumerdès. Le patron du groupe Cevital est toujours dans l’expectative mais semble tenir plus que jamais à ce projet. «Je maintiens ce projet. Il faut toutefois que les pouvoirs publics débloquent le dossier. Le blocage ne vient pas de moi, j’attends toujours une décision officielle», a expliqué Issad Rebrab
A propos de ce blocage, ce chef d’entreprise a indiqué ne pas comprendre la décision prise par le président de la République qui interdit aux opérateurs privés d’investir dans les ports en eaux profondes.
«Je ne comprends pas cette décision (…) Il n’y a pas de dialogue, nous avons un grand problème de compréhension et de dialogue. Dans tous les pays du monde, il y a des entreprises privées qui réalisent des ports. Je ne comprends pas que l’on donne le port d’Alger en gestion à une entreprise de Dubaï. Et pourquoi un Algérien ne gérerait pas une partie d’un port ?» Le P-dg s’est dit prêt à réaliser puis à céder la future infrastructure portuaire de Cap-Djinet à l’Etat. «Aujourd’hui, il devient extrêmement urgent de réaliser un port en eaux profondes. Cevital est prêt à le réaliser en partenariat avec l’Etat puis à le céder à l’Etat. En définitive, ce n’est pas le port qui nous intéresse, c’est surtout les autres projets industriels qui seront installés autour. Ces projets industriels rentables nécessitent une infrastructure logistique qu’est le port. Nous sommes prêts à démarrer les travaux très rapidement. Nous pourrons recevoir les premiers bateaux dans moins de deux ans. Je suis certain qu’il y a la possibilité de le faire en partenariat avec l’Etat.»
http://www.lesoirdalgerie.com/articl...id=84308&cid=2




source: http://www.lematindz.net/news/quand-bouteflika-sanctionne-la-kabylie-des-projets-economiques-d.html
Quand Bouteflika sanctionne la Kabylie : Des projets économiques délocalisés de Bejaia et Azzefoun


La raffinerie de pétrole de Bejaia sera, selon toute vraisemblance, délocalisée malgré toutes les expertises (Sonatrach compris) qui donnaient Bejaia comme site privilégié (existence de pipeline, port pétrolier…). Une autre étude commandée par le ministère de l’énergie à un bureau d’études étranger qui a coûté 3 millions de dollars au trésor public est arrivée aux mêmes conclusions que celles de Sonatrach.

S’étant saisi du dossier, le député Djamel FERDJELLAH apprend que le conseil du gouvernement à l’époque d’Ouyahia a entériné le choix des bureaux d’études en retenant l’implantation de la raffinerie à Bejaia. Transféré sur Tiaret, la réalisation patine depuis plus de deux ans à cause de contraintes techniques et surtout l’absence d’adduction d’eau dont le projet nécessite des quantités considérables.

Dans le même temps une centrale thermoélectrique devant approvisionner toute la région d’Azzefoun vient d’être délocalisée cette semaine alors que toutes les études ont été finalisées. A noter que sans cette centrale, il ne sera même pas possible d’alimenter une grue dans le nouveau port d’Azzefoun. Les élus locaux informés par M.Hamdani, émissaire du ministère de l’agriculture, venu signifier le blocage du projet s’apprêtent à organiser la réplique à cette entreprise d’étouffement économique et énergétique.

Bureaucratie tentaculaire qui décourage tout investisseur potentiel, délocalisation consécutive aux désordres et abus fiscaux et gestion opaque du foncier rendent toute affectation de terrain illusoire dans des délais raisonnables. Rien n’aura été épargné à la Kabylie.
Non content de ne rien programmer, Bouteflika bloque les projets antérieurs.

Y. K.

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