Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 21:22


el watan 13 août


Destination : Canada Dry !

Montréal. Feuilleton TV Bine El Bareh ouel youm

Destination : Canada Dry !

Passera, ne passera pas pendant le Ramadhan ? Telle est la question qui revient avec insistance ces derniers temps au sein de la communauté algérienne du Canada et particulièrement celle, nombreuse, vivant à Montréal.



Montréal (Canada). De notre correspondant

L’objet de cette attente est le feuilleton Bine El Bareh Ouel Youm (Entre hier et aujourd’hui) dont le tournage a eu lieu à Montréal, il y a de cela plusieurs mois et s’est étalé sur quelques semaines. Il raconte, loin des clichés idylliques que véhiculent certaines émissions, la « vraie » vie des Algériens du Canada. « C’est l’histoire des familles algériennes qui vivent au Canada. Le feuilleton met en avant le changement qui affecte le comportement des gens quand ils changent de pays et donc de lois », explique Brahim Ameur, son réalisateur et producteur. Tout y passe : amour, pression sur la cohésion familiale, délinquance. En gros, le téléspectateur aura à voir comment « Montréal qui est une destination de rêve pour nombre d’Algériens qui s’y installent en quête d’une vie meilleure » se transforment parfois en un enfer car « le chemin de l’intégration est jalonné par les défis d’une réalité nouvelle où la cohésion familiale est mise à rude épreuve », peut-on lire dans le synopsis. En fin connaisseur des mœurs des Algériens de Montréal, il affirme que « le scénario s’inspire de faits réels particulièrement en ce qui a trait au phénomène du divorce dans la communauté ».

Plusieurs scènes ont été filmées au quartier montréalais Le Petit Maghreb. Brahim Ameur qui a vendu tout ce qu’il possède pour financer le feuilleton a réussi à réunir un casting intéressant dont le passage à Montréal a été très remarqué en novembre dernier : Abdelaziz Guerda, Fawzi Saïchi et les chanteurs Hakim Salhi et Mourad Djaâfri pour les plus connus en Algérie et Djamel Lahlou et cheb Faycel de Montréal. La direction photo a été confiée au maître Allel Yahiaoui. Le réalisateur a remis son feuilleton à la télévision nationale pour « traitement ». Pour « lecture », en d’autres termes. Confiant dans la suite qu’aura ce traitement, Brahim Ameur affirme ne pas savoir si le feuilleton sera programmé pendant le mois de Ramadhan, son vœu le plus cher. Il rejoint ainsi les nombreux Algériens de la métropole canadienne. Si le passage sur Canal Algérie semble acquis, la Télévision nationale gagnerait à la passer en hertzien. Le sujet intéresse beaucoup de téléspectateurs algériens. La première partie de ce feuilleton compte 16 épisodes. Son réalisateur, Brahim Ameur, a déjà préparé une deuxième partie de 34 épisodes dont la concrétisation dépendra de la suite que lui donnera la télévision publique.



Par Samir Ben

Partager cet article

Repost 0

commentaires

voyage au canada 18/05/2012 10:24

J'aimerai bien voir ce feuilleton.

Azrou Madjid 23/09/2009 06:44


J'ai vu un bout de ce feuilleton et j'ai vite compris que c'était l'histoire des bas-fonds algériens à Montréal. Au mieux, il s'agit d'histoires d'immigrants récents, ou qui n'arrivent pas à
décoder le système. Ils sont par exemple du genre à ne pas se demander pourquoi on dit "les immigrés" en France et les "immigrants" au Québec. Et quand on est islamiste (immigrant récent ou réfugié
du FIS des années 1990) et qu'on serre un peu trop la famille, celle-ci éclate, car la femme n'est pas ici soumise au code de la famille algérien. L'handicap des algériens récents en Amérique est
la peur. Chez une personne normale, elle disparait au bout de 4-5 ans.
Mais peu importe. Brahim Ameur raconte les histoires qu'il veut dans ses films. Mais il est malhonnête de ne raconter que les histoires sombres ou pas très heureuses. Le téléspectateur aura
tendance à croire que c'est cela la norme, le standard de l'algérien qui s'installe au Canada. Il y a donc un problème d'échantillonnage.
Je pourrais échantillonner moi aussi dans mon voisinage immédiat. Je fais partie d'un groupe de 6 personnes qui se connaissaient et se côtoyaient en Algérie. Tous des enfants du peuple,
universitaires mais simples travailleurs (3 enseignants, un ingénieur de labo, un technicien d'une filiale de Sonatrach et un employé de la banque BADR) Nous sommes tous arrivés au Canada entre
avril 2000 et mai 2001. Tous mariés, avec enfants (d'age entre quelques mois et 7 ans à l'époque).
Sur ces 6 familles, 6 sont encore unies, même se sont agrandies pour certaines. Sur ces 12 adultes, 12 travaillent et ont un bon salaire. Sur ces 6 couples, 6 habitent aujourd'hui leur propre
maison dans de beaux quartiers résidentiels. Sur ces 6 familles, seules 2 passent des vacances en Algérie parfois. Les autres les passent en Amérique du sud ou aux USA pour beaucoup moins cher que
ce que cela leur coutera d'aller en Algérie. Sur ces 6 familles, 4 vivent dans la région de Montréal, une à Hamilton, en Ontario, et une à Edmonton, en Alberta. Aucune de ces familles ne vote
(élections algériennes), aucune n'apprends ni le kabyle, ni l'arabe à leurs enfants (deux de ces familles sont mixtes arabe-kabyle). Ces enfants apprennent leur langue maternelle uniquement en
écoutant leur parents ou leurs amis parler. Pas de leçons formelles, pas de cours, pas d'école spéciale. Pourtant tous ces enfants (16) parlent leur langue maternelle. Aucune de ces familles ne
pratique une religion, aucune ne met jamais les pieds à Jean Talon-Saint Michel, aucune ne va jamais aux fêtes communautaires organisées par le consulat, par les associations, par les mosquées, par
les centres culturels....
Si un cinéaste est intéressé de raconter l'histoire de ces 6 familles (il doit y en avoir des centaines et des centaines!), je lui donnerai les noms et les adresses. À condition que cette histoire
ne fasse pas croire que réussir au Canada est un jeu d'enfant. Mais ça arrive aux algériens beaucoup plus souvent qu'on ne le croit!
Après 10 ans, seuls les algériens vivant en vase clos avec d’autres algériens ne réussissent pas.
Le secret: se libérer. Se libérer de soi-même, des autres algériens, du chantage affectif des parents, de l'Algérie...Mais se libérer réellement, non mimer la libération. En un mot, c'est ce que
les communautaristes professionnels, vivant sur le dos des pauvres immigrants, appellent perdre son identité. En fait, en se libérant, on fait connaissance pour la première fois avec son identité,
en reniant celle qui nous a été imposée par d’autres pendant 30 ou 40 ans.
Hollola que ça fait mal quand on coupe les chaines! Mais ça cicatrise vite. Et vive le vent!
Ameur Brahim a pris peut être des exemples à son image ou alors des exemples de personnes qui n'ont jamais su pourquoi ils ont émigré.


Présentation

  • : La confédération des Iflisen Umellil
  • : Un des objectifs est de reconstituer la grande confédération qui regroupait les 14 aarchs des Iflisen Umellil avant la colonisation française. Le but est de rétablir les liens interrompus et de promouvoir la solidarité inter-arche. Nous visons également à consolider les liens entre la diaspora et leur région d'origine. Réecrire l'histoire des Iflisen et préserver leur patrimoine matériel et immatériel .
  • Contact

Recherche

Liens