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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 21:14

el watan 9 août 2009

Les enfants sans vacances à M'Kira

Wilaya de Tizi Ouzou

Les enfants sans vacances à M’Kira

Dans les villages et hameaux, les enfants vadrouillent du matin au soir, sous le soleil, sans que l’on se soucie d’eux, tuant leur temps en quête d’un quelconque loisir leur permettant de vaincre l’ennui.



En été, quand le travail scolaire arrive à son terme, les élèves ont souvent hâte de courir vers la liberté qui hante leurs esprits et ce, pour une durée d’un peu plus de trois mois à passer loin de leurs pupitres. Pour beaucoup d’entre eux, particulièrement les ruraux, laminés par la précarité, les vacances estivales riment avec chaleur, poussière, errance à la recherche de délectations à savourer ou d’une forte sensation à tenter. Autrement, les corvées ménagères ou les durs travaux de la terre meublent leur temps. En effet, dans les villages et hameaux de M’kira, beaucoup d’enfants de cette catégorie sociale vadrouillent du matin au soir, même sous la canicule, sans que l’on se soucie d’eux, tuant leur temps en quête d’un quelconque loisir leur permettant de vaincre l’ennui et le stress que génère la monotonie de ces longues journées.

Pour certains, cette période estivale a l’odeur du travail agricole car elle coïncide avec la saison des cultures maraîchères et céréalières par excellence. Nous les voyons avec leurs parents, dans les champs et jardins, vaquant à des tâches diverses : biner, moissonner, arroser, etc. Pour d’autres, l’été est le moment propice pour des séjours chez des proches parents, surtout pour ceux qui ont des liens familiaux en milieu citadin, en mesure de les accueillir afin de fuir temporairement la dureté de la campagne qui leur parait tel un sempiternel chantier. Parfois l’essentiel pour ces bambins est de changer d’air à l’image de Abderrahmane, élève de 5e AE à la rentrée prochaine, qui n’aspire qu’à rejoindre le domicile de ses grands-parents maternels pour une semaine. Pour d’autres encore, le travail s’impose pour se faire un peu d’argent afin de faire face aux dépenses personnelles ou à aider leurs parents à subvenir aux besoins de la famille ou encore à se payer certains caprices. Ainsi, bien qu’ils soient mineurs, à peine la quinzaine, ils besognent contre un salaire anodin. Les plus malins se transforment en vendeurs à la sauvette, étalant des cigarettes et autres friandises sur les places publiques de leurs villages ou ils regagnent Tighilt Bougueni chef-lieu, communal. « Je n’ai rien d’important à faire chez moi.

Je préfère vendre des cigarettes et des bonbons que vagabonder », répliquent-ils quand on aborde l’un d’eux par rapport à son activité. Quelques-uns s’installent au bord de la RN68 que dominent leurs localités rurales à l’exemple de Tamdikt, proposant aux automobilistes fruits et légumes de la saison. Nous avons remarqué quelques-uns farfouiller dans des dépotoirs à la recherche des objets ferreux ou en plastique à vendre aux recycleurs. En s’adonnant à cela, c’est leur santé qu’ils mettent en péril. Par ailleurs, très peu nombreux sont les enfants qui se sentent réellement en vacances, profitant des moments de détente, ce qui leur permettra de reprendre le chemin de l’école, le 12 septembre prochain, en meilleure forme physique et morale.



Par Ali Saïd M. 

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