Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 23:37



melica_ouennoughi

voir : http://etudescoloniales.canalblog.com/archives/2006/10/12/2896840.html

Dr Mélica Ouennoughi, anthropologue et historienne spécialisée sur les migrations maghrébines et sahariennes en Océanie













BORDJ BOU-ARRERIDJ, Malica Ouanoughi antropologue
L’esprit de la «Tadjmaat» réhabilité
25 Octobre 2008

 

En marge de sa présence à la Foire internationale du livre, tenue à Alger, l’anthropologue et historienne calédonienne, d’origine algérienne, Malika Ouanoughi, a été l’invitée de la wilaya de Bordj Bou-Arréridj où elle a donné une conférence-débat au complexe culturel, traitant de la résistance populaire et de la communauté issue de la déportation de 1864 à nos jours. Devant une assistance composée essentiellement d’étudiants de lycéens et de collégiens, la conférencière s’est étalée pendant presque deux heures sur les moindres détails ayant marqué l’histoire algérienne pendant la période de déportation, avant d’ouvrir le débat. Commençant par la révolte populaire d’El Mokrani en 1871 qui coïncida avec la chute de l’empereur Napoléon III, et l’insurrection des communards de Paris, deux événements majeurs qui donnèrent à la France coloniale l’idée de faire taire les deux chefs charismatiques El Mokrani et Rochefort, et par conséquent endiguer la propagation de l’insurrection. Et pour ce faire, deux fameux bateaux «Le Calvados» et «La Loire» furent réquisitionnés pour déporter les insurgés, des deux rives de la Méditerranée, déjà incarcérés dans les prisons métropolitaines, en Nouvelle-Calédonie. Malika Ouanoughi, qui n’a pas caché d’ailleurs sa fierté d’avoir des origines algériennes en se drapant des couleurs nationales, a focalisé la majeure partie de son intervention sur El Mokrani, cette figure emblématique de la résistance qui refusa la solde en choisissant la résistance.
Et surtout, elle a longuement évoqué le mode de concertation typiquement algérien qu’est l’esprit de «Tadjmaat», véhiculé tel quel depuis la Kalaâ de Ath Abbes par El Mokrani et ses compagnons et enraciné en Nouvelle-Calédonie, particulièrement à Borail, la ville natale de Malika Ouanoughi, qui compte aujourd’hui plus de 15.000 habitants issus de la déportation. L’esprit de Tadjmaât qui inspira même la puissance coloniale à fonder en 1901 le mouvement associatif, avec tout ce qu’il véhicule comme bienfaits à la société.
M. A.

Par : M. Allouache

Partager cet article

Repost 0
Published by iflisen - dans Émulation
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : La confédération des Iflisen Umellil
  • : Un des objectifs est de reconstituer la grande confédération qui regroupait les 14 aarchs des Iflisen Umellil avant la colonisation française. Le but est de rétablir les liens interrompus et de promouvoir la solidarité inter-arche. Nous visons également à consolider les liens entre la diaspora et leur région d'origine. Réecrire l'histoire des Iflisen et préserver leur patrimoine matériel et immatériel .
  • Contact

Recherche

Liens