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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 20:30

Il compte parmi les 2500 villages oubliés de la future Région Autonome de Kabylie.







Cette liste interminable des villages kabyles oubliés, nous rappelle hèlàs, celle des assassinats physiques des leaders de la Kabylie (Abane, Amirouche, Ali Mellah, Krim Belkacem, Ali Mecili, Tahar Djaout, Matoub Lounas, etc..etc..).  La liste est longue, et s'approcherait de ces 2500 villages de Kabylie mis à mort à petit feu depuis 1962. Ces villages qui constituent  environ 266 communes de Kabylie (voir ci-dessous), et que certains stratèges aimeraient réduire à Tizi-Ouzou !
C'est dire que le projet d'autonomie de cette région (à ne pas confondre avec séparation) dans un cadre fédéraliste n'est ni un caprice, ni une idée saugrenue. Cette souveraineté régionale est aussi vitale pour le peuple Kabyle qu'elle l'est aujourd'hui pour les peuples catalan, basque, sahraoui, kurde, etc....


DDK 9 avril








Agouni Ggeghrane
Une commune dans le dénuement

 

 

En effet, cette localité est dépourvue d’infrastructures de base, malgré la densité de sa population, la commune est dotée d’un seul centre de santé au chef-lieu et trois salles de soins (à Ath Ergoune, Ath El Kaïd et Tafsa Boumad), ces salles sont loin de répondre aux exigences des citoyens, la demande de réalisation d’une maternité s’impose d’autant que des locaux existent pour abriter un tel projet. Pour le secteur de la jeunesse et de sports, cette localité ne dispose d’aucune infrastructure sportive, c’est pourquoi les clubs de cette commune réclament des pouvoirs publics la réalisation d’un Complexe sportif de proximité (CSP) au chef-lieu du moment que des assiettes foncières existent au niveau des différents villages de la municipalité. La médiocrité des routes de la commune (villages) sont en ruine, en plus, cette commune dispose d’énormes potentialités dans le domaine du tourisme (richesse naturelle exceptionnelle et impressionnante qui est le Parc national du Djurdura), pour cela, “on préconise la réalisation d’un téléphérique à partir du chef-lieu vers le parc pour en faire une destination touristique de la wilaya de Tizi Ouzou, dans le but de sortir cette dernière de son enclavement”, nous dit Bendega.

Le secteur de l’Education compte sept écoles primaires recevant plus de 650 élèves et plus de 80 dans le pré-scolaire pour l’année 2008/2009, dont deux écoles sont dépourvues de cantines scolaires, et deux CEM et aucun lycée. Depuis le dernier découpage administratif, cette localité n’a jamais bénéficié d’un programme de logements sociaux, contrairement à d’autres localités de la wilaya, même le quota de subventions accordées dans le cadre de l’habitat rural reste en deçà des besoins en la matière, plusieurs demandes de projets dans le cadre du LSP ont été introduites mais elles sont restées lettre morte. Un vaste programme de logements sociaux au profit de la commune est la meilleure solution pour mettre fin à l’habitat précaire, surtout que la commune dispose d’un foncier pour le recevoir, a-t-on affirmé du côté des responsables locaux. Agouni Gheghrane ne dispose pas d’un siège digne de ce nom à travers toute la daïra des Ouadhias, qui, actuellement, occupe l’infrastructure destinée initialement pour la garde communale. La commune ne dispose même pas d’un parc.

Cette localité rurale reste toujours pauvre et n’a aucune ressource à l’exception de la taxe sur l’activité professionnelle que reverse l’usine de production d’eau minérale à la recette locale des impôts. Plus que jamais, cette commune a besoin d’un véritable plan d’urgence pour la mettre sur les rails.

Mouloud Zerbout

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La Wilaya de Tizi-Ouzou  possède 67 communes
Plus 52 communes de la
wilaya de Béjaïa 
Plus 45 communes de la
Wilaya de Bouira 
Plus 33 communes de la
Wilaya de Boumerdès

Plus 44 des 60 communes de Sétif

  1. Aïn Abessa
  2. Aïn Arnat
  3. Aïn Azel
  4. Aïn Lahdjar
  5. Aïn Legraj
  6. Aïn Oulmene
  7. Aïn Roua
  8. Aïn Sebt
  9. Ait Naoual Mezada
  10. Ait Tizi
  11. Amoucha
  12. Babor (Commune, Sétif)
  13. Beni Aziz
  14. Beni Chebana
  15. Beni Fouda
  16. Beni Hocine
  17. Beni Ouartilene
  18. Bir El Arch
  19. Bir Haddada
  20. Bouandas
  21. Bougaa
  22. Bousselam
  23. Boutaleb
  24. Dehamcha
  25. Djemila
  26. Draa Kebila
  27. El Eulma
  28. El Ouldja
  29. El Ouricia
  30. Guelal
  31. Guenzet
  32. Guidjel
  33. Hamma
  34. Hammam Guergour
  35. Harbil
  36. Maaouia
  37. Maoklane
  38. Mezloug
  39. Sétif
  40. Tachouda
  41. Talaifacene
  42. Taya
  43. Tella
  44. Tizi N'Bechar 

    Plus 18 des 35 communes  de
    Bordj-Bou-Arreridj
  45. Achabou
  46. Aïn Taghrout
  47. Aïn Tesra
  48. El Main
  49. El M'hir
  50. Ghilassa
  51. Haraza
  52. Hasnaoua
  53. Medjana
  54. Ouled Brahem
  55. Ouled Dahmane
  56. Ouled Sidi Brahim
  57. Sidi Embarek
  58. Tafreg
  59. Taglait
  60. Teniet En-Nasr
  61. Tesmart
  62. Tixter

Plus  7  des 28 communes de Jijel

 
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Liberté
L’Algérie profonde (Mardi 31 Mars 2009)

tizi ouzou
Illiltène ou la commune oubliée
Par : Kocila Tighilt

“Notre commune semble être oubliée
des pouvoirs publics. Au moment où d’autres régions bénéficient de projet de gaz de ville, Illiltène semble être écartée de cette commodité vitale…”

Située à 70 km au sud-est de la wilaya de Tizi Ouzou, la commune d’Illiltène demeure une région enclavée, cela malgré les multiples routes qui la relient à plusieurs grandes villes de la Kabylie. Aucun projet pour le développement économique, pourtant possible, en faveur de cette région toujours déshéritée. Rien de consistant ne se profile à l’horizon, ce qui a des retombées négatives sur les citoyens de la commune qui subissent les aléas du chômage, la difficulté, la cherté des produits, la malvie…
Ceux-ci ne ratent aucune occasion de partir ailleurs, de tenter leur chance, quelquefois à l’aventure, surtout les jeunes. La débrouille se veut désormais une culture ; les possibilités s’inventent, quitte à aller très loin, sous d’autres cieux, bravant le risque et le péril. Le président d’APC de cette commune a une appréciation que justifient l’expérience et l’exercice de la responsabilité : “Notre commune semble être oubliée des pouvoirs publics. Au moment où d’autres régions bénéficient de projet de gaz de ville, Illiltène semble être écartée de cette commodité vitale…”, regrette-il, se demandant pourquoi ces carences, cet oubli injustifié ?  “Pourtant, nous souffrons énormément des pénuries de ce combustible, notamment en hiver, connaissant des situations difficiles dues à la rigueur du climat, à l’altitude et l’enclavement durant cette période. Le gaz de ville est indispensable chez nous, vu les conditions météorologiques très rudes que connaît notre localité…”, ajoutera-t-il.
Sur le plan des moyens économiques, il semble que tout reste à faire pour amener cette commune à un seuil régional à peu près décent afin de la soulager de son indigence. En dehors des projets réalisés dans le cadre des PCD, aucune initiative consistante ne vient apporter une solution viable à la crise qui touche notamment les jeunes de cette localité, plus de 60% de la population active est au chômage.
Cette localité est loin de cheminer vers un développement durable, elle gère plutôt les aléas et les pénuries qui la pénalisent à plus d’un titre. Les quelques entreprises privées existantes œuvrent dans le domaine des travaux publics, l’offre d’emploi est insuffisante. Des entreprises que les jeunes dénigrent de plus en plus, car elles n’assurent ni l’avenir ni la couverture sociale, ni une activité durable, souvent en panne de réalisations.

Des jeunes dans  l’expectative
Le tissu socio-économique se dégrade et n’offre par conséquent aucun travail durable ou rentable. Ce marasme touche principalement les jeunes qui ne demandent qu’à être entendus et qu’on leur offre l’occasion de démontrer leurs possibilités. Les jeunes, en effet, souffrent d’un manque réel de prise en charge, de soutien et d’encouragement.
Dans cette localité, de nombreux problèmes pèsent sur cette frange sociale livrée à elle-même et qui, par dépit, a recours à toutes sortes d’expédients. Pour Hamid : “La vie est vraiment rigoureuse sur ces hauteurs oubliées du monde.”
En effet, le manque de structures de formation et d’animation (salle de sports, maison de jeunes dotée de matériel approprié, centre de formation, etc.), les met en difficulté. Ajoutons à cela le chômage plus qu’ambiant faisant partie du quotidien : “… nous accompagnant comme une malchance partout où l’on espère un peu. Et l’on se demande pourquoi tant de suicides, de banditisme, d’agressions… pourquoi le taux de criminalité monte au lieu de descendre ! Pourquoi la débauche, la délinquance, la punition… Si l’État ignore que tous les maux dont souffre le pays sont proportionnels à ces carences en matière de formation, d’emploi, de salaire respectable et de niveau de vie, alors cela est grave”, nous déclare un jeune universitaire.

L’enclavement en hiver
En hiver, les montagnes croulant sous le froid et le givre offrent un spectacle digne de l’âge de glace. Sans moyens véritables de déneigement, la commune connaît des heures sombres, des heures de disette, la ramenant aux temps maudits où la famine et la maladie frappaient cruellement les populations démunies.
En 2005, après 15 jours d’immobilisme, il a fallu l’intervention de l’ANP avec les moyens dont elle dispose pour ouvrir les routes, secourir les malades et acheminer le ravitaillement. L’opération de secours a duré plusieurs jours. À Illiltène, il a fallu porter des malades et des parturientes sur des civières et sur des épaules d’hommes pour les sauver de la mort.
C’est une commune où il a fallu ouvrir des pistes dans la neige et la glace à coups de pioche et de pelle pour acheminer les maigres vivres dont on pouvait disposer dans les alentours… Les difficultés de ces régions de haute montagne sont assez connues aujourd’hui pour que l’on puisse y faire face. Les moyens financiers existent pourtant pour acquérir l’équipement adéquat qui leur permettra de s’ouvrir et de respirer dans l’éventualité de fortes tempêtes de neige. Ce qui manque, semble-t-il, c’est l’imagination, la prévoyance et l’initiative indispensables dans ce genre de situation.

Où sont les bus promis par le ministre ?
Promis depuis 2006, lors de sa visite dans la commune d’Iferhounène, les bus prévus par le ministre de la Solidarité nationale, M. Djamel Ould Abbès, ne sont pas encore arrivés à destination de la commune d’Illiltène. Celle-ci ne dispose que de deux minicars et d’un camion aménagé pour l’ensemble des élèves du CEM et du lycée. Un nombre insignifiant face à la demande de près de 2 000 élèves venant des 11 villages que compte la commune. Pourtant, la promesse avait été solennelle et tout le monde y a cru ! Comment réparer ce genre de bourde qui ne fait qu’ajouter à la désespérance et à la désillusion ?

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Published by iflisen - dans Kabylie
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