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21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 20:01
el watan
 

Colloque sur El Hasnaoui à Tizi Ouzou Un rendez-vous avec la chanson de l’exil
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Après l’hommage rendu, la semaine dernière, au chanteur de la révolution, Farid Ali, une autre manifestation du même genre sera dédiée à El Hasnaoui. En effet, sous le thème « Cheikh El Hasnaoui : Un Homme, Une Œuvre, Une Destinée », la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou abritera dans quelques semaines, un colloque scientifique sur la vie et l’œuvre de Cheikh El Hasnaoui.

Cette manifestation qui s’étalera du 11 au 15 mai prochain, a été initiée par l’association Issegman de Tizi Ouzou qui a mis sur pied un programme aussi riche que varié. Ce dernier porte notamment sur une série de communications axées essentiellement sur le parcours, la biographie et la discographie de l’artiste. Selon les organisateurs, d’autres thèmes ayant trait à l’itinéraire du chantre seront également abordés, à l’image des impacts suscités par les chansons d’El Hasnaoui et l’influence de ce dernier sur les successeurs. « Ce colloque vise à faire redécouvrir, à étudier et à analyser l’une des figures les moins connues et de loin la plus complexe de la chanson populaire (chaâbi), le chantre de l’immigration et de l’authenticité : Cheikh El Hasnaoui ». De son vrai nom Mohamed Khelouat, né le 23 juillet 1910 à Taâzibt (Ihesnawen–Tizi Ouzou), est la « voix mythique de la chanson de l’exil », estiment les organisateurs de cette rencontre pour résumer, en quelques mots, l’objectif de ce colloque. Aussi, les membres de l’association Issegman demandent, à cet effet, à tous ceux qui veulent participer au colloque d’envoyer, au préalable, un résumé de leurs communications sur deux pages maximum, avant le 9 avril 2009, par e-mail, à colloque@association-issegman.org ou issegman@gmail.com. Par ailleurs, El Hasnaoui figure parmi cette catégorie d’artistes, qui véritablement a laissé une bonne empreinte avec son œuvre. D’ailleurs, il s’est révélé être un grand poète lyrique et romantique qui a composé des textes que ni le temps ni les vicissitudes de la vie ne pourront les faire oublier. Son répertoire est d’une diversité étonnante. L’auteur a chanté divers thèmes avec une rare sensibilité dans des chansons magnifiques, pleines d’émotion et de subtile tendresse. Orphelin de mère à deux ans, Cheikh El Hasnaoui est une figure célèbre du chaâbi, sa musique se caractérise par la multiplicité des styles musicaux en mélangeant l’arabe dialectal et le tamazight. Ainsi donc, avec sa célèbre chanson La Maison Blanche, il commença, en 1930, a se frayer un chemin vers la célébrité. Cela avant de s’exiler, sept ans plus tard, vers la France. Dès lors, il se forgea un style de musique chaâbie inspiré des thèmes intimement liés à l’exil. L’on note, en effet, une sensation qui donne des frissons à tous ceux qui l’écoutent, notamment A Fadhma, A Boutabani, et celle interprétée en arabe populaire Enoudjoum Elil. Après une carrière substantielle, ce chanteur de l’exil est décédé en 2002 à l’Ile de la Réunion où il a été enterré. Depuis, sa famille et des associations culturelles en Kabylie ont, faut-il le rappeler, entamé des démarches pour rapatrier les ossements du défunt vers son village natal.



Par Hafid Azzouzi

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http://www.lexpressiondz.com/article/3/2009-02-22/60911.html

ANNIVERSAIRE DE MOULOUD MAMMERI
Tizi Ouzou se souvient de la colline oubliée
22 Février 2009

 




 

 

Comme chaque année, la wilaya de Tizi Ouzou s’apprête à commémorer l’anniversaire de la disparition de l’écrivain Mouloud Mammeri. Le 26 février de chaque année est devenu l’occasion de rendre hommage à l’écrivain le plus prolifique et l’un des plus talentueux de la région.
Que ce soit au niveau de l’espace culturel qui porte son nom au niveau de sa région natale, Ath Yenni ou bien à la Maison de la culture de Tizi Ouzou ou encore un peu partout dans la région, des activités, souvent folkloriques mais organisées avec un élan sincère et une volonté de bien faire, viendront ponctuer cette date. Mouloud Mammeri est considéré comme étant le symbole de la culture berbère.
Il est à l’écriture ce que Matoub Lounès est à la chanson et à la poésie, de l’avis de la majorité. Plusieurs édifices publics portent son nom à l’image de la Maison de la culture de la capitale du Djurdjura et l’université de la même ville.
Mouloud Mammeri, en plus d’être l’auteur des quatre parmi les plus beaux romans écrits par un Algérien, a réalisé des travaux de recherche dont la valeur et l’apport à la culture berbère est incommensurable. C’est grâce à lui que la poésie de Si Mohand Ou Mhend a pu être sauvegardée après un premier travail effectué par Boulifa et Mouloud Feraoun.
Mouloud Mammeri a apporté un plus puisque la transcription des textes en kabyle a bénéficié d’un réaménagement, suite à l’élaboration par celui-ci de la première grammaire berbère. Mouloud Mammeri a enseigné tamazight à des étudiants à Alger à l’époque du parti unique. Sa chaire fut supprimée par crainte que l’enseignement du berbère ne fasse l’effet boule de neige. Cette mesure, loin de faire renoncer Mouloud Mammeri, l’encouraga à s’investir sur un autre terrain, celui de la recherche dans le domaine amazigh et de l’anthropologie. Mouloud Mammeri produisait la première grammaire amazighe.
Il publia des livres très sérieux dans lesquels sont récoltés les poèmes kabyles, accompagnés d’une traduction rigoureuse et d’ analyses universitaires de haute facture. Si Mohand Ou Mhend, Cheikh Mohand ou Lhocine, Youcef Oukaci et d’autres ciseleurs du verbe ont été déterrés par Mammeri. Ce dernier a écrit quatre romans: La colline oubliée, L’opium et le bâton, La traversée et Le sommeil du juste. L’Opium et le bâton a été adapté au cinéma ainsi que La colline oubliée, réalisé entièrement en kabyle.
Mouloud Mammeri, suite à la sortie de son livre Poèmes kabyles anciens se rendait à Tizi Ouzou en 1980 afin d’animer une conférence-débat, suite à l’invitation d’un collectif d’étudiants. Arrivé à Draâ Ben Khedda, il fut interpellé par les services de sécurité qui lui signifirent l’interdiction de sa communication. C’était le premier jour du Printemps berbère.

Aomar MOHELLEBI

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Published by iflisen - dans Kabylie
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