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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 22:46



 Liberté
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L’Algérie profonde (Mercredi 18 Février 2009)

Résorption de l’habitat précaire à Tizi Gheniff
Des familles à l’abandon
Par : O. GHILES

Bien que les pouvoirs publics fassent de la résorption de l’habitat précaire leur cheval de bataille, dans de nombreuses communes de la wilaya de Tizi Ouzou, les occupants des bidonvilles vivent toujours dans des conditions qui frisent la misère. Parfois, des familles entières sont “parquées” dans des hangars en attendant qu’un jour elles soient recasées quelque part.

Tizi Gheniff, située à 50 km au sud de Tizi Ouzou, est l’une de ces municipalités où ce problème n’a trouvé aucune issue malgré les promesses des autorités à éradiquer ce phénomène de manière définitive. Dès qu’on arrive dans cette ville, des projets de réalisation de logements attirent l’attention. On croirait que tout va pour le mieux. Mais, juste à quelques encablures de la daïra ou encore dans la mairie, des familles vivent encore sous des tentes implantées dans les hangars de l’ex-CAPCS, depuis maintenant trois ans, livrées à elles-mêmes.
Renseignements pris, nous avons pris attache avec un citoyen faisant partie de ce collectif qui a voulu nous dévoiler quelques vérités au sujet du RHP à Tizi Gheniff d’autant plus que ce dossier n’a pas encore livré tous ses secrets. Nous nous sommes donc rendus sur les lieux mêmes de cette angoisse au quotidien, de cette mal-vie qui ne dit pas son nom en cette période hivernale.
Avant d’entendre notre guide, il est bon de rappeler qu’un citoyen y avait trouvé la mort par électrocution en essayant de rétablir le courant électrique. “Nous sommes les habitants de la cité située à proximité de la brigade de gendarmerie. Nos habitations ont été démolies rapidement dans des conditions obscures alors que nous croyions avoir des logements dans des délais raisonnables, mais avec le temps nous nous sommes retrouvés dans les conditions que vous voyez”, nous a-t-il éclairé au début.
                        
Froid, promiscuité
et misère sociale…
Notre guide nous accompagne dans ces hangars qui abritent ces familles livrées à leur sort. “Nos parents ont commencé à réclamer des toits décents en 1974 après les inondations qu’avait connues la région. Mais personne ne les avait écoutés. Il a fallu attendre mars 2005 pour que l’APC prétendit être juste et charitablement équitable pour nous trouver une solution”, nous a confié ce guide.
Et d’ajouter : “Les engins démolirent nos habitations de fortune en mettant toutes les familles dans ce site de recasement pour une période de six mois, mais voilà trois ans que nous sommes ici abandonnés par notre pays dans notre pays”. Un peu plus loin, un autre résident nous invite à visiter l’une des tentes. C’est la triste réalité.
Aucune commodité. Plus loin, de petits bambins déguenillés, vêtus sans doute avec des habits acquis chez les fripiers tapent sur une balle toute trouée. Notre guide de peur de représailles ne dévoile pas son identité, mais il déverse toute sa colère sur les membres de l’association qu’il accuse d’avoir exploité l’ignorance des habitants à leur profit. “Les membres de ladite association occupèrent les bureaux de la CAPCS et parquèrent le reste des familles dans des tentes”, a affirmé cet interlocuteur. Interrogé si les 74 familles vivaient toutes sous des tentes, notre guide nous a appris que 22 d’entre elles ont préféré squatter des logements sociaux de l’OPGI tandis que d’autres étaient accueillies par les proches dans leur village.
Un autre résident intervient pour poser des questions. “Pourquoi avez-vous approuvé et signé l’arrêté de démolition alors qu’aucune garantie ne vous a été donnée par l’administration ? Pourquoi quelques jours après des particuliers apparurent pour chercher les actes de propriété de leurs lots de terrain achetés au sein même du site dans l’opacité totale ?” Ce sont ces questions qu’il a voulu poser aux responsables de l’association qu’il dit n’apparaissant plus sur le terrain.  “Ils ne représentent qu’eux-mêmes”, a-t-il lancé.
Dans une virée sur les lieux du site où devaient normalement être reconstruites les habitations démolies, il nous a été donné de constater que rien n’a été fait. Un mur de soutènement de plusieurs mètres de longueur protégeant certainement la brigade de gendarmerie a été réalisé depuis. Une ébauche de réalisation de cinq à six logements est esquissée, mais on ne voit que quelques barres de fer sortir du sol. Plus loin, une entreprise va bientôt être mise en service. Les citoyens qui ont quitté ce lieu n’ont plus l’espoir de revoir ce site repeuplé à nouveau.
Notre accompagnateur note que cet abandon est calculé par des cercles qui ont des intérêts. Pour lui, ce sont de petits administrateurs que tout le monde connaît.
Tout comme partout ailleurs à travers la wilaya, 71 logements sociaux ont été squattés à Tizi-Gheniff par des familles généralement démunies. À ce niveau, vingt-deux familles sont venues de la cité démolie. Nous avons alors pris l’initiative de les rencontrer. “Dans ces bâtiments, il y a 22 familles originaires de la cité de la gendarmerie censée être restructurée. Nous sommes douze à avoir signé des engagements pour opter pour le logement social pourvu qu’une décision de régler notre situation soit adoptée”, nous a répondu un père de famille. Et d’enchaîner : “l’administration a trouvé un moyen de rectifier l’erreur commise en nous proposant des engagements de choix soit retourner dans la cité si nous avons la chance de la revoir un jour ou opter pour un logement social, une manière d’approuver notre présence dans ces logements”, nous a expliqué cet autre citoyen.
Il est à souligner que même l’ex-ministre de l’Habitat Hamimed en visite à Tizi-Gheniff avait dit aux squatteurs de la cité de la gendarmerie de rester sur place et leur problème serait réglé.
Si les douze familles ont opté pour le logement social, les autres familles parquées sous des tentes voudraient se joindre à cette idée. “Nous sommes prêts à faire le même choix et habiter des logements sociaux si, et seulement si, la daïra nous offre cette opportunité”, a préféré nous annoncer l’un d’eux.
Car, a-t-il jugé, le site est à l’abandon et rien ne pointe à l’horizon. De l’avis des uns et des autres, le nouveau chef de daïra et le maire de la commune montrent une bonne volonté pour mettre fin au calvaire de ces familles. Et à l’un d’eux de  conclure : “Nous remercions ces deux responsables pour toutes leurs initiatives de nous aider à sortir du bourbier. Nous sommes nombreux à vouloir rejoindre les HLM afin d’oublier toutes ces années de souffrance sous les tentes car l’avenir de nos enfants n’est pas dans les tentes. Nous lançons cet appel au wali de Tizi Ouzou pour intervenir en vue de résoudre définitivement ce problème”.

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Le Courrier d'Algérie, 18 février

TAREMANT (AOKAS)
  À l'heure du renouveau rural
Le Renouveau rural, projeté dans le cadre d'une politique nationale construite dans l'interactivité avec l'ensemble des acteurs (locaux et nationaux), vise le renouvellement de la vision du monde rural et de sa projection dans le futur (synonyme d'avenir et de potentialités à découvrir) à travers des soutiens forts : politiques, économiques et sociaux par l'introduction, notamment, de nouvelles approches et méthodes d'encadrement, d'accompagnement et de renforcement des capacités des populations et des institutions engagées dans cette politique territoriale. Située au centre de la commune d'Aokas, le village Taremant, grenade en français, est l'un des plus pauvres au niveau de cette localité côtière. Cette appellation a été attribuée à ce village de plus de 1500 habitants par les Romains vu que Taremant est le coeur des sept villages qui forment la tribu d'Aït Mhand et ainsi de la commune d'Aokas. On appelle les habitants de Taremant «Izeghemar». Les Izeghemar sont connus à travers toute la région pour leur hospitalité légendaire et aussi leur grand sens de patriotisme. Ce village distant de quelque trois kilomètres du chef-lieu de la commune d'Aokas fut le refuge pour les populations de trois villages de cette commune (Djermana, Aït Mesbah et une partie du village Aliouène) pendant la guerre de Libération. La plupart des « réfugies » sont installés définitivement à Taremant et sont devenus des Izeghmar. Le coeur d'Aokas, hélas, n'a rien de coeur que géographiquement ; en d'autres termes, Taremant subit le sous-développement et sombre dans des difficultés d'une autre époque. Prise en tenailles par le sous-développement, sa population souffre depuis longtemps du dénuement et de l'enclavement. Nous sommes les laissés-pour-compte des pouvoirs publics qui restent insensibles à nos préoccupations, déclare un jeune chômeur avec amertume. Les budgets alloués par l'Etat au titre des PCD et PSD s'avèrent largement insuffisants face aux besoins accrus de la population. A l'instar des autres villages de la commune,Taremant s'enlise dans les difficultés dues à l'inexistence d'infrastructures génératrices d'emplois. Un problème dont la solution est subordonnée au développement de toute la région. Quant aux jeunes, leur seul lieu de rencontre reste le café du coin. « Nous n'avons ni maison de jeunes, ni salle omnisports, encore moins une bibliothèque », dira un jeune de cette localité. Les paysages paradisiaques de cette localité, perchée à plus de 1000 m d'altitude, ne suffisent plus à atténuer le stress d'une population en quête d'occupation et de bien-être social. L'unique sujet qui occupe le gros des discussions de la population, vous diront les jeunes, est de « quitter le village » ; l 'exode rural est l'un des plus élevés au niveau de la commune. Pour ce qui est des infrastructures éducatives, la population longtemps oubliée ne profite pas de l'embellie financière que connaît le pays. Sinon comment expliquer le sousdéveloppement dans lequel patauge cette petite localité d'Aokas. Pour ce qui est de la couverture sanitaire,Taremant ne dispose même pas d'une petite salle de soins et pour faire une injection, il faut se déplacer jusqu'à Aokas-ville. Les habitants de Taremant, sous la houlette de l'omni présent Rabah Bouzidi ont décidé finalement de se prendre en charge et faire profiter ainsi leur pauvre village de l'ambitieux projet du Ppdri. C'est dans ce contexte que s'est tenue une assemblée générale des citoyens du quartier sous la présidence de Rabah Bouzidi et l'ordre du jour était la sensibilisation de la population et la préparation du projet Ppdri (projet de proximité du développement rural intégré) ; étaient présents aussi, le 2eme adjoint de l'APC d'Aokas, Mohamed Lagha, les services des forêts d'Aokas présentés par la personne de Rachid Laidi et le délégué agricole de la commune d'Aokas,Rachid Chabane. Conditions et modalités de conception, d'exécution, de suivi, de contrôle et d'evaluation des Ppdri, La politique du renouveau rural a pour but de promouvoir un développement humain, social et économique du pays associant solidairement l'ensemble du monde rural. Elle est mise en oeuvre à travers le programme de soutien au renouveau rural «PSRR2007-2013» Elle facilite l'appropriation de la dynamique du développement rural par les acteurs et est soutenue par une démarche ascendante de projets de proximité de développement rural intégré (Ppdri). Outil privilégié de la mise en oeuvre de la politique d'intégration et de rationalisation des interventions et des moyens en milieu rural, le projet de proximité de développement rural intégré (Ppdri), s'entend de tout projet comportant des actions d'accompagnement des populations et des institutions en milieu rural agissant aux fins d'améliorer les conditions et la qualité de la vie et de travail des populations par la réhabilitation des villages et des Ksour, la promotion d'infrastructures et équipements socioéconomiques et culturels à usage collectif, d'augmenter et de diversifier les revenus des populations par la promotion de petites et moyennes entreprises de production de biens et services ainsi que de la pluriactivité , d'inciter à une exploitation rationnelle et à une meilleure valorisation des ressources naturelles et patrimoniales.
 Hafit Zaouche 
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Le Jour d'Algérie, 18 /02/09

Village agricole de Chabet El Ameur

En attendant des jours meilleurs

Les riverains du village agricole, un village dépendant de la municipalité de Chabet El Ameur (Boumerdès) souffrent de plusieurs maux. En effet, mis à part quelques infrastructures à l’image d’une salle de soins, un établissement scolaire (une école primaire), ce village est dépourvu des infrastructures d’utilité publique pouvant améliorer le cadre de vie des villageois, notamment la frange des jeunes. Ledit village est privé d’un foyer pour jeunes dans lequel ces derniers peuvent passer leur temps en pratiquant diverses activités, ce qui fait que la jeunesse est déçue et dénonce la situation dans laquelle se trouve leur village d’une manière véhémente. Dans ce sillage, Boualem, un jeune natif de la région, nous révèle : «C’est malheureux… la situation de notre village est catastrophique, la jeunesse est laissée pour compte et on espère que les instances communales lanceront des projets dans ce contexte promptement afin d’améliorer leur cadre de vie». De plus, une simple salle de sport est bel et bien inexistante à ce jour dans ce village. «Pour pratiquer mon sport préféré, je me trouve contraint de me déplacer vers Tizi Gheniff», ajoute un autre. Même cas pour les airs de jeux pour enfants. Par ailleurs, aucun espace de divertissement n’a été spécialisé. Sur un autre chapitre, les villageois soulèvent le problème de l’absence d’une antenne administrative, car «pour un simple papier, le citoyen doit se déplacer vers le chef-lieu de la commune». Il est important de signaler aussi l’état lamentable des principales artères de village. Toutefois, des travaux de rénovation de la route reliant ce village au chef-lieu de Chabet El Ameur ont été entamés il y a presque 10 jours, selon nos interlocuteurs. En ce qui concerne la réalisation d’un stade de basket-ball, ses travaux de terrassement ont été entamés et ce nouveau stade sera disponible dans les prochains jours.

S. D.

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Published by iflisen - dans Kabylie
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