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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 10:09


Malgré l’interdiction  le pillage du corail continue

Interdite par une loi promulguée en 1998, la pêche du corail rouge (corallium rubrum) prend des proportions effrayantes en Algérie, notamment dans les deux wilayas côtières de l’Est, Annaba et El-Tarf. La tentation est grande lorsqu’on sait que le prix d’un kilogramme de corail est estimé à 150 000 DA.
Contrairement à l’Algérie, où le corail est apprécié seulement en joaillerie, sous d’autres cieux, notamment en Europe, il est utilisé aussi en médecine et dans bien d’autres domaines.


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Des chercheurs français intéressés

El Watan, 5 février 2006

L’Algérie, qui possède la plus grande réserve de corail rouge de Méditerranée, pourrait de nouveau autoriser la pêche de cet or rouge - interdite sur son territoire depuis 1998 -, à l’issue d’une étude confiée à des chercheurs français.

« La pêche du corail rouge est très confidentielle, mais c’est une ressource à très forte valeur commerciale qui pourrait donc permettre à l’Algérie de faire rentrer des devises », explique Stéphane Sartoretto, coordinateur au bureau Créocéan, basé à La Seyne-sur-Mer (sud). Le ministère algérien de la Pêche a confié, en septembre dernier, une étude sur ses coraux à un groupement français comprenant, notamment Créocéan, ainsi que le Centre d’océanologie de Marseille, spécialiste mondial du corail. Négocié à plus de 800 euros le kilo « mais avec des branches qui peuvent atteindre parfois jusqu’à 15 000 euros la pièce », selon M. Sartoretto, le corail rouge constitue « une vraie richesse » pêchée en Algérie depuis le XVIe siècle, d’abord en apnée et depuis les années 1970 à l’aide de scaphandres autonomes. Premier producteur de corail rouge en Méditerranée avec 48% du volume pêché en 1991, selon les chiffres de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Algérie en a interdit la pêche en 1998 afin de « protéger la ressource ». La nouvelle étude a pour but de « dresser un état des lieux tant du point de vue de la qualité que de la quantité du stock, avant d’en proposer un plan de gestion », explique Jean-Pierre Ferral, directeur de l’unité Diversité biologique, évolution et écologie marine, au Centre d’océanologie de Marseille. « Ce programme, qui est une première mondiale par sa dimension, est une opportunité fantastique d’analyser la santé et l’évolution d’une population corallienne », affirme Joaquim Garrabau, spécialiste de l’écologie benthique au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). La première phase de l’étude consiste à recueillir des données sur les lieux et les conditions de pêche. La seconde phase, de février à novembre, permettra de dresser un état des lieux des fonds marins et des stocks de corail. Tout au long des 1280 km de côtes, les chercheurs vont procéder par échantillonnage. Une cartographie des lieux sera établie et des robots pilotés examineront les endroits « potentiellement riches ». En juillet, les chercheurs plongeront pour recueillir des échantillons et prendre des photos. La 3e phase du programme, qui doit s’achever en mars 2007, consistera à « soumettre des propositions sur des plans de gestion de la ressource », précise M. Ferral. Si le corail rouge était pêché « principalement sur la corniche kabyle, autour de Annaba et d’El Kala, nous nous attendons à en trouver beaucoup ailleurs », souligne M. Sartoretto. Car l’Algérie présente l’avantage de posséder une côte quasi vierge de structures touristiques avec une eau et des fonds « très bien préservés », ajoute M. Garrabau. Entièrement contrôlée par l’Etat, comme en Tunisie, la pêche du corail rouge ne devrait donc « pas reprendre en Algérie avant 2007 », estime de son côté M. Sartoretto. En attendant, les grands négociants et bijoutiers, installés pour la plupart en Italie, et qui travaillent le corail depuis le XIXe siècle, continueront à s’alimenter principalement du Maroc et de la Tunisie.



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source: http://srv07.admin.over-blog.com/index.php?module=admin&action=publicationArticles:editPublication&ref_site=1&nlc__=861232890763

OCEAN

Les crèmes solaires responsables du blanchissement des coraux ?

NOUVELOBS.COM | 12.06.2008 | 22:26

Entre réchauffement et dégâts causés par les touristes, les coraux vivent plutôt mal en ce début de siècle. Des chercheurs iltaliens ont identifié une nouvelle menace : les crèmes solaires.

 

Les coraux sont des animaux microscopiques qui construisent tout au long de leur vie un squelette extérieur. Ils doivent leurs couleurs chatoyantes à des algues symbiotiques : les zooxanthelles qui fournissent également leur nourriture. En cas de stress, les coraux rejettent leurs algues et dépérissent ensuite rapidement, des facteurs comme le réchauffement des eaux ou l’acidification des océans ont souvent été cités comme source de stress potentiel.

Une équipe de chercheurs de l'université polytechnique Marche d'Ancône (Italie) a découvert un autre facteur susceptible de provoquer un tel phénomène : la diffusion de résidus de crème solaire dans l’eau. Ils ont testé l'effet de différents types de crème sur trois espèces de coraux au Mexique, en Indonésie, en Thaïlande et en Égypte. Leurs tests ont montré qu’une exposition même infime, de l’ordre de 10 microlitres par litre d’eau de mer, déclenchait la libération de grandes quantités de particules d'algues 18 à 48 heures après et aboutissait au blanchissement total des coraux concernés en quatre jours.

Par ailleurs, l'analyse de l'eau de mer environnante a présenté des niveaux très élevés de virus, jusqu'à 15 fois la quantité trouvée dans des circonstances normales. Il est possible que les crèmes solaires agissent sur les coraux en déclenchant des infections latentes. D'après les estimations, 4000 à 6000 tonnes d'écran total sont libérées chaque année dans les zones de récifs tropicales par les 78 millions de touristes qui s'y rendent.


J.I
Sciences et Avenir.com
29/05/2008



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source: http://www.temoignages.re/article.php3?id_article=30180

Biodiversité - 2008 : Année Internationale des Récifs


2008 a été déclarée « Année Internationale des Récifs coralliens ». Le Professeur Denis Allemand, directeur scientifique du Centre Scientifique de Monaco, invité comme expert à la Réunion IFRECOR en Guadeloupe.

LES récifs coralliens et les milieux associés (mangroves, coralligène de Méditerranée) sont l’équivalent marin des forêts tropicales en termes de Biodiversité. Couvrant moins de 0,2% de toute la surface des océans, ces milieux hébergent néanmoins 30% de toute la faune marine (vertébrés et invertébrés) connue à ce jour. Ils jouent également un rôle majeur dans l’économie de nombreux pays tropicaux par le tourisme et par la pêche. Ils protègent les côtes de ces pays de l’érosion. L’utilisation de leur squelette va du matériel de construction aux bio implants pour la chirurgie osseuse humaine. Pourtant, les récifs coralliens, la plus gigantesque construction animale de notre planète (2.000 kms de longueur pour la Grande Barrière australienne), sont aujourd’hui menacés. On estime à ce jour que 20% des récifs sont irrémédiablement détruits et que 20% supplémentaire sont gravement menacés à la fois localement (dégradation, surpêche...) ou globalement (réchauffement climatique, acidification des océans).
Afin de mieux gérer ces menaces au niveau des récifs français, le Premier Ministre a créé en 1998 l’Initiative Française sur les Récifs Coralliens (IFRECOR), action nationale en faveur des récifs coralliens des collectivités de l’Outre-mer. L’IFRECOR est portée conjointement par le ministère français de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables et par le ministère français chargé de l’Outre-mer. La dernière réunion du Comité national de l’IFRECOR s’est tenu du 21 au 25 avril dernier en Guadeloupe. Le Professeur Denis Allemand, directeur scientifique du Centre Scientifique de Monaco, était invité pour présenter un état des lieux de la recherche scientifique sur les récifs.

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Published by iflisen - dans Écologie
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