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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 22:56

http://perso-sdt.univ-brest.fr/~jacdev/theme_scien.htm

http://www.mnhn.fr/museum/front/medias/publication/15814_g08n3a2.pdf


Et l'on apprend que la Kabylie était une île en pleine Méditerranée avant que la tectonique des plaques ne la fasse coller à l'Afrique du Nord. Il y a 10 millions d’années, elle devait se trouver à environ 250 Km de l’îlot de Tigzirt.  

La Kabylie faisait partie du même bloc que la Sardaigne et la Sicile : l’AlKaPeCa

Il y a 10 millions d’année la Kabylie était une île Méditerranéenne. Initialement, elle faisait partie du même microcontinent que la Sardaigne et la Sicile appelé l’AlKaPeca. On sait que la plaque africaine remonte vers la plaque europeénne à une vitesse de 2,5 cm par année. Par conséquent, il y a 10 millions d’années, l’île de Kabylie se trouvait à 250 Km des côtes algériennes. La faille sismique actuelle qui va de Tamentefoust à Bougie, en passant par Tizi N At Aicha, les Issers, Dra El Mizan, Tubiret, et la vallée de la Soummam (Tazmalt, Akbou) correspondrait à la ligne de jointure de l’île de Kabylie avec le continent. C’est en fait une zone sismique très dangereuse qui peut se réveiller à tout moment. La vallée de la Soummam serait-elle notre « Silicon Valley ».

..." En effet, à la mi-Crétacé les mouvements de la lithosphère s’inversent sous l’effet de l’ouverture de l’océan Atlantique plus à l’Ouest. Une phase de compression débute alors entre la plaque eurasiatique et la plaque africaine. La Téthys se referme, une subduction de la croûte océanique africaine s’opère sous la plaque eurasiatique. Au début de l’ère Tertiaire (45 Ma), l’océan a disparu et une collision a lieu entre les continents européen et Africain (En fait ce n’est qu’une microplaque, liée à la plaque africaine, qui entre en jeu). De cette collision naissent les Alpes. La Méditerranée apparaît plus tard. La Méditerranée, la mer Noire, la mer Caspienne et la mer d’Aral sont les restes d’une ancienne mer qui séparait l’Afrique de l’Europe et reliait l’Atlantique à l’océan Indien. Cette mer a été baptisée la Thétys, du nom mythologique de la fille de Gaïa, la Terre, femme du dieu Océan. Il y a 20 millions d’années le mouvement vers le Nord de la plaque africaine coupa la liaison de la Thétys avec l’Océan Indien. La collision de cette plaque avec l’Europe donna naissance à une longue chaîne de montagnes, de la chaîne alpine à la chaîne du Taurus, en Turquie. Ces montagnes coupèrent la Thétys en deux mers intérieures, l’une d’elles étant la Méditerranée, l’autre la mer Paratéthys. Il y a six millions d’années l’avancée vers le Nord de la plaque africaine rehaussa le détroit de Gibraltar et coupa la liaison de la Méditerranée avec l’Océan Atlantique, et la mer entière s’évapora, se transformant en un bassin aride. Pendant près d’un million d’années le fond de la mer est resté à l’état de bassin désertique, puis le creusement des rivières qui s’écoulaient vers la Paratéthys rétablit la communication entre les deux bassins, la Paratéthys renflouant en partie la Méditerranée. Aujourd’hui cette Paratéthys est réduite à un chapelet de petites mers : la mer Noire, la mer Caspienne et la mer d’Aral. Mais l’apport d’eau provenant de la Paratéthys était faible. D’autres mouvements des plaques ont abaissé le détroit de Gibraltar et le bassin méditerranéen a été de nouveau envahi par l’eau provenant de l’Atlantique. Ce remplissage dura plusieurs siècles, période pendant laquelle le détroit a été le siège de la plus spectaculaire des chutes d’eau : mille fois le débit des chutes du Niagara. De nombreux auteurs admettent que les différents massifs internes de la chaîne Maghrébide (zones internes bético-rifaines, Kabylies, massif péloritain de Sicile, socle calabrais) étaient initialement regroupés en un bloc unique, appelé l’AlKaPeCa (Bouillin et al., 1986). Cet ensemble, probablement émergé pendant une partie du mésozoïque et jusqu’à l’Oligocène, était bordé au Sud par une marge continentale jurassique et crétacée dont les tronçons rifain, kabyles et péloritains de la Dorsale calcaire maghrébide sont les témoins. Différents arguments, dont l’étude du socle submergé dans le canal de Sardaigne entre la Sardaigne et la Tunisie (campagnes SARCYA et SARTUCYA, Mascle et Tricart, 2001 ; Mascle et al. 2001), conduisent à supposer que l’AlKaPeCa était lui-même rattaché à la Sardaigne et ainsi à la marge européenne de la Téthys. Les trois grands ensembles de la chaîne maghrébide résultent donc probablement de la convergence et de la collision d’un élément de la marge sud-européenne avec la marge nord-africaine d’un bassin téthysien maghrébin qui faisait communiquer la Téthys ligure avec l’Atlantique central. De nombreux auteurs admettent que les différents massifs internes de la chaîne Maghrébide (zones internes bético-rifaines, Kabylies, massif péloritain de Sicile, socle calabrais) étaient initialement regroupés en un bloc unique, appelé l’AlKaPeCa (Bouillin et al., 1986). Cependant, certains auteurs présentent des reconstitutions différentes, faisant passer une branche de la Téthys entre les Kabylies et la Sardaigne et reliant ainsi directement la suture à métamorphisme HP/BT des Alpes et de Calabre à celle connue dans les Cordillères Bétiques. Des arguments structuraux et chronologiques acquis en Sicile et dans le Canal de Sardaigne (Kezirian et al., 1993, Bouillin, 2000), permettent d’envisager que ce bassin s’est formé par rifting à l’Oligocène terminal et a constitué le premier stade de la séparation entre la Sardaigne et l’AlKaPeCa, c’est-à-dire le début de la formation de l’actuel bassin algérien..."
Pour conclure d’un point de vue de l’évolution géodynamique, il semble que les deux phases majeures de construction de l’Atlas se corrèlent bien avec le début et la fin de la formation des bassins Méditerranéns néogènes (Frizon de Lamotte et al., 2000), et s’accompagnent d’une importante distension néogène dite parfois "post-collisionnelle" entre -28 et -11 Ma.
Voilà ce qui explique que l’on retrouve la même végétation, la même faune, les mêmes sols en Kabylie que ceux de la Sicile et de la Sardaigne. 

L'Histoire récente a montré que les Imazighen étaient toujours proches de ces insulaires des Baléares, de Sardaigne, de Corse, de Pentalleria, de Sicile et même de Crète. Ils partagent la même culture méditerranéenne, les mêmes croyances anciennes, les mêmes goûts alimentaires, la même philosophie de la vie, et la même vision du monde. Ce n’est qu’à un passé relativement récent que les Imazighen furent « privés » par les différents envahisseurs de leurs voisins du bassin méditerranéen.

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Published by iflisen - dans Sciences
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