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26 décembre 2008 5 26 /12 /décembre /2008 17:34

Les 13  wilayas Amazighophones d'Algérie ont participé à cette  1re édition du Festival culturel national de la chanson et de la musique amazighes  : Béjaïa, Bordj Bou Arréridj, Jijel, Boumerdès, Tizi Ouzou, Khenchela, Batna, Oum El Bouaghi, Tébessa, Illizi, Adrar, Ghardaïa et Tamanrasset.

Voir :
http://www.lexpressiondz.com/article/3/2008-12-27/59129.html


CULTURE

FESTIVAL DE LA CHANSON ET DE LA MUSIQUE AMAZIGHES À TAMANRASSET
Une ouverture à la hauteur de l’événement
L'Expression 27 Décembre 2008 - Page : 21
 

 

Une ambiance festive de grande envergure que la population locale, les festivaliers et les chanceux touristes étrangers n’oublieront pas de sitôt.

L’ouverture officielle de la 1re édition du Festival culturel national de la chanson et de la musique amazighes fut un événement grandiose, clôturé en apothéose par le gala d’ouverture animé par le chanteur-vedette de la chanson kabyle moderne, Djamel Allam.
En somme, une ambiance festive de grande envergure que la population locale, les festivaliers et les chanceux touristes étrangers n’oublieront pas de sitôt.
L’ouverture du Festival dans sa 1re édition a débuté par le défilé folklorique fait d’un mélange entre les différents cultures locales, ponctué par une marche symbolique du siège de l’APC à la place du 1er-Novembre, le lieu du déroulement dudit festival.
Chaque délégation a défilé à sa manière, les 13 délégations des wilayas de: Béjaïa, Bordj Bou Arréridj, Jijel, Boumerdès, Tizi Ouzou, Khenchela, Batna, Oum El Bouaghi, Tébessa, Illizi, Adrar, Ghardaïa et Tamanrasset, lauréates lors des concours des quatre festivals de la culture locale de la musique et de la chanson kabyles, chaouies, targuies et mozabites.
En effet, c’est en présence des autorités locales et des chanteurs-vedettes, parrains dudit festival, à l’instar de Lounis Aït Menguelet, Djamel Allam et Nasri Ali (Katchou), de tous les festivaliers, et en l’absence, malheureusement, du représentant officiel du ministère de la Culture, représenté, à cet effet, par le directeur de la culture de la wilaya de Tamanrasset, M.Farid Begbagui, que M.Boubekeur Abderahmane, wali de Tamanrasset a déclaré l’ouverture officielle de la 1re édition du Festival culturel national de la musique et de la chanson amazighes tout en souhaitant pleine réussite aux activités programmées.
En outre, si l’ouverture protocolaire était une réussite, malgré quelques fausses notes en matière de préparation dans son volet organisationnel, sa clôture fut magistrale grâce à l’ambiance bon enfant créée par l’auteur de la chanson mythique Ourtsrou, (ne pleure pas), Djamel Allam, qui marque ainsi de son empreinte de cette première édition dudit festival.
En effet, le Théâtre de verdure de Tamanrasset s’est avéré exigu en la circonstance pour contenir la grande foule venue assister au premier gala d’ouverture, et écouter les Thela, Marra adyoughal, Guetlatou et autres Ourstrou.
Par ailleurs, la deuxième journée fut le début des concours entre les quatre régions où le bal sera ouvert par la délégation représentant la musique et la chanson kabyles. L’honneur est revenu, à cet effet, à la troupe montante de la musique moderne, Eclipse de Barbacha, représentant la wilaya de Béjaïa, de monter sur scène la première pour laisser place aux autres groupes, à l’instar de la troupe Algorythme de Jijel, Cacnac de Tizi Ouzou, Ithrane de BBA, et Assirem de Boumerdès.
Le gala de clôture sera animé par un autre parrain du festival, le chanteur-vedette de la chanson chaoui, Catchou, qui semble avoir un bon encrage dans la capitale de l’Ahaggar.

Boubekeur Abderrahmane, wali de Tamarasset:
«C’est un grand honneur pour la wilaya de Tamanrasset d’abriter ce grand événement culturel national, nous ne ménagerons aucun effort pour la réussite de cette manifestation.
Son institutionnalisation aussi est un grand acquis pour la wilaya qui sortira de la routine, notamment en cette période de fin d’année où notre wilaya connaît une dense activité touristique, pourquoi ne pas faire de cet événement un rendez-vous culturel universel?
»

Lounia Aït Menguelet:
«Je suis très contente d’être à Tamanrasset, élue capitale de la chanson et de la musique amazighes dans sa large diversité, chaouie, targuie, mozabite et kabyle. C’est un honneur aussi de parrainer ce grand rendez-vous culturel national. Par ma participation, je veux vraiment booster cette louable initiative qui en est à sa première édition tout en lui souhaitant une longue vie et beaucoup de réussite dans l’encouragement et la promotion de la chanson et de la musique amazighes.»

Djamel Allam:
«Ces initiatives sont les bienvenues pour en faire un moyen de développement et de promotion de la culture en général et de la musique et de la chanson en particulier. C’est un grand honneur pour moi de parrainer et de participer à cette grande manifestation culturelle nationale qui se veut un moyen avec pour objectif l’épanouissement de la musique et de la chanson amazighes dans sa première édition, tout en espérant sa tenue périodique chaque année. Le choix du lieu et de la période aussi est bien planifié et choisi.
En ce qui me concerne, je serais présent chaque fois qu’on me fait appel pour booster cette louable initiative. Quant au gala d’ouverture, je suis très content d’avoir inauguré cet événement culturel national d’une part, et d’autre part, je suis mécontent du choix du lieu du déroulement des galas, car on aurait fait largement mieux si c’était dans la grande surface de la place du 1er-Novembre qui peut contenir beaucoup plus de monde car le temps était de mise
».

Ali Nasri (Katchou):
«C’est un honneur pour moi de parrainer et de participer à ce grand événement culturel national qui regroupe toutes les coutumes et traditions de la culture amazighe dans ses volets chanson et musique. Par ma participation, je veux donner un cachet spécial à cette première édition qui marque, Inchallah, le début d’un grand rendez-vous culturel national annuel. Pourvu que ça dure!»

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ddk le 29 dec. 2008

Tamanrasset Le Premier Festival national de la musique et de la chanson amazighes
La chanson amazighe dans toutes ses dimensions

Par Amar Chekar de Tamanrasset

 

Le premier Festival national de la musique et de la chanson amazighes (du 25 au 31 décembre 2008 ), a été aussi un événement de découverte du grand Sud algérien, dont les magnifiques sites touristiques, L’Askrem, Tassili N’ahaggar, la Source, Afilal, Tagmart, Tahat le mausolée de Thinhinane, tous ces sites ont regroupé les enfants des 13 wilaya du pays, Béjaïa, Tizi Ouzou, Bordj Bou Arréridj, Boumerdes, Jijel, Khenchela, Batna, Tébessa, Oum El Bouagui, Ilizi, Adrar, GhardaÏa, Tamanrasset, dans un esprit de convivialité et de fraternité entre autres. Interrogé sur l’organisation et les objectifs de ce festival national de la musique et de la chanson amazighes, Abderahman Boubekeur, wali de Tamanrasset, dira à ce propos : “C’est la première fois qu’on organise un festival au niveau de la wilaya de Tamanrasset, je remercie madame la ministre de la Culture d’avoir institutionnalisé ce festival au niveau de la wilaya de Tamanrasset. C’est une wilaya très sensible sur tous les plans, elle mérite ce festival. Pour nous, on a essayé d’organiser du mieux que nous pouvons ces festivités avec l’apport de tout le monde, on essayera toujours de faire de notre mieux à l’avenir.” Sollicité à s’exprimer sur l’importance culturelle et artistique de la musique et de la chanson amazighes dans la wilaya de Tamanrasset, le premier magistrat de cette grande wilaya du sud, Tam, répondra avec enthousiasme, chaleur humaine, et un accueil digne des gens du grand Sud algérien “la preuve, on est là. Il y a 13 wilayas qui ont répondu à notre appel.

C’est un honneur pour nous d’accueillir deux grands chanteurs comme Lounis Aït Menguellet et Djamel Allam qui ne sont pas connus uniquement à l’échelle nationale, mais même à l'échelle internationals, sans pour autant oublier le chanteur Katchou et bien d’autres. La musique et chanson amazighes, sont un patrimoine national algérien et là où ils sont organisés, on sera présent, c'est notre devoir. Et bien sûr, nous souhaitons que le festival soit célébré chaque année et de mieux en mieux.”

“Ce festival à une portée beaucoup plus culturelle, touristique et scientifique. Nous avons choisi ce mois de décembre, parce qu’il y’a beaucoup de touristes et c’est l’occasion pour faire connaître notre patrimoine culturel amazighe à d’autres peuples.”

La place du 1er Novembre de Tamanrasset, vit un mouvement culturel mémorable, d’où la curiosité et la satisfaction des locaux et touristes qui se lisaient sur les visages au premier regard. Dans l’ordre des invités à cette fête, Lounis Aït Menguellet, tout gai, très sollicité de part et d’autre, n’est pas venu pour semer la joie seulement, mais est aussi partager le séjour complet avec les citoyens participant à la fête. Communicatif et serein, les demandes pour faire des photos souvenir avec lui sont nombreuses. Il y a ceux qui sont venus de loin, ils ont parcouru plus de 100 à 200 km de l’intérieur du Sud rien n’est comparable par rapport au nord du pays. Lounis dira en donnant un temps et valeur humaine et moral. “Je suis  déjà venu à Tamanrasset en 1984. 24 ans après je suis revenu, et je suis très content. Tam a changé depuis. Concernant le deuxième point, c’est inévitable, la chanson kabyle ne s’est pas enfermée en Kabylie, mais elle est allée à l’échelle plus large et c’est avec une grande joie que je répondrai à toutes les sollicitation”. Notons par ailleurs que Lounis Aït Menguellet, clôturera le festival au théâtre de Ghardaia le jeudi 31 décembre 2008.

Djamel Allam, pour sa part, a inauguré le festival en star et répond au temps avec un style moderne, a été déçu de ne pouvoir assurer les places pour tous.

Il va encore plus loin, en proposant même un gala gratuitement en d’autres lieux et d’autres dates afin justement d’apaiser les peines et redonner quelques temps de distraction, il dira : “Je suis content d’une part et déçu d’autre part, content pour l’organisation du Festival de la chanson amazighe qui a regroupé les différentes cultures et chants amazighes à Tamanrasset, et déçu par l’exiguïté de l’espace pour donner la chance à tout le public.

Il faut prévoir à l’avenir des espaces plus grands pour ce genre de manifestations”. Au moment même ou l’on rédige le papier, Mansour Markam, professeur au Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle, d’Oran, anime une conférence ce samedi matin sur le patrimoine immatériel, dans les études en anthropologie.

La première fête de la musique et chanson kabyles, a drainé une foule très nombreuse, venue des quatre coins du pays, c’est l’Algérie dans sa diversité culturelle et artistique.

A. C

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Published by iflisen - dans Tamazight tatrart
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