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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 20:09

 

 

Un rapport du Sénat français accable l’Algérie : 190 tonnes de pesticides prohibés stockés dans sept wilayas

Poste par juil 22nd, 2011 categorie Actu du jour, Dossiers. Vous pouvez suivre les reponses via RSS 2.0. Vous pouvez commenter et trackbacker cet article Print This Post Print This Post

L’Algérie continue de stocker des pesticides interdits par les Conventions internationales. C’est l’accusation que porte le Sénat français dans un rapport sur la pollution en Méditerranée daté du 21 juin dernier et dont une copie est en notre possession.

«Les pesticides les plus dangereux, comme les polluants organiques persistants interdits par la Convention de Stockholm, ont encore une ombre portée sur la qualité de l’environnement. Cette liste de polluants organiques persistants qui comprenait initialement 12 produits (d’où leur sobriquet cinématographique des «12 salopards») s’est accrue en 2010 de 9 nouvelles molécules. Leur interdiction d’utilisation doit s’accompagner de la destruction des stocks de ces produits, ce qui est loin d’être acquis dans tous les pays de la rive Sud», avertit le Sénateur socialiste Roland Courteau dans son rapport intitulé «La pollution de la Méditerranée : état et perspectives à l’horizon 2030».

Le rapporteur du Sénat précise plus loin qu’une «évaluation de l’importance de ces stocks a été effectuée par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE). Même si ces données datent en 2002, la situation n’a probablement pas beaucoup évolué depuis».

Selon le document, l’Algérie stocke actuellement plus de 190 tonnes de pesticides interdits, principalement du «DDT» alors que le Maroc en stocke 8 tonnes et la Turquie 10 tonnes. Ces polluants se trouvent actuellement dans des entrepôts situés dans six wilayas qui sont Alger, Tipaza, Aïn T’émouchent, Sidi Bel Abbés, Mascara, Tizi-Ouzou et Mostaganem.

M. Courteau indique que «ces stocks, quand ils ne sont pas utilisés clandestinement, sont entreposés dans des conditions qui ne sont pas toujours sécurisées et le lessivage des sols en entraîne une partie vers les bassins versants. Ces pesticides interdits sont aussi présents dans les sédiments des fleuves et relargués en cas de crues, aussi bien sur la rive Sud qu’aux débouchés du Rhône, du Pô et de l’Elbe».

Le rapporteur du Sénat rajoute que «Très souvent, il n’existe pas, au sud, d’administration dédiée à ce contrôle, ni de laboratoire permettant d’effectuer ce type de métrologie, quelquefois complexe».

Le Sénateur socialiste indiquera, sur le registre des «pollutions traditionnelles», qu’une «mention spéciale peut être décernée à l’exploitation et à la transformation des hydrocarbures. Le rapport précité de l’Agence européenne de l’environnement pointe la situation de l’Algérie, qui est le principal pays producteur de pétrole de la région : rejets de 10 000 t/an dus à des fuites d’exploitation en mer, rejets de boues toxiques provenant des raffineries à Alger et à Skikda et qui se concentrent dans les sédiments portuaires de ces villes. Ceci, quand ces résidus ne sont pas mélangés aux ordures domestiques et stockés de façon non sécurisée dans des décharges à ciel ouvert, qui sont lessivées lors des épisodes pluviométriques violents».

Yasmina B.

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Published by iflisen - dans Écologie
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